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Psaumes 68
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Au maître de chant. Psaume de David. Cantique.
Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent fuient devant sa face !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des eaux, etc. Les eaux, l’inondation, aussi bien que la tempête marquent, dans le style de l’Ecriture, de grandes calamités.
Comme se dissipe la fumée, dissipe-les ; comme la cire se fond au feu, que les méchants disparaissent devant Dieu !
Mais que les justes se réjouissent et tressaillent devant Dieu ; qu’ils soient transportés d’allégresse !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une boue profonde ; littéralement de profondeur, d’abîme (limo profundi). ― Dans la profondeur. Le mot latin altitudinem de la Vulgate signifie également hauteur, élévation ; mais il ne saurait avoir ici ce sens ; le texte hébreu et la version grecque ne laissent aucun doute à cet égard.
Chantez à Dieu, célébrez son nom ! Frayez le chemin à celui qui s’avance à travers les plaines ! Yahweh est son nom ; tressaillez devant lui !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce que je n’avais pas pris, etc. C’est une espèce de proverbe.
Il est père des orphelins et juge des veuves, Dieu dans sa sainte demeure.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Folie signifie ici, comme dans une foule d’autres endroits de la Bible, erreur, égarement, faute.
Aux abandonnés Dieu donne une maison ; il délivre les captifs et les rend au bonheur ; seuls les rebelles restent au désert brûlant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des armées ; littéralement des vertus. Voir Psaumes, 23, 10.
Ô Dieu, quand tu sortais à la tête de ton peuple, quand tu t’avançais dans le désert, — Séla.
la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant Dieu ; le Sinaï trembla devant Dieu, le Dieu d’Israël.
Tu fis tomber, ô Dieu, une pluie de bienfaits ; ton héritage était épuisé, tu le réconfortas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 2, 17 ; Romains, 15, 3.
Envoyés par toi, des animaux vinrent s’y abattre ; dans ta bonté, ô Dieu, tu prépares leur aliment aux malheureux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
J’ai couvert, etc. Il y a probablement ici une ellipse ; et le sens de la phrase est : J’ai couvert mon âme d’un cilice pendant mon jeûne ; c’est-à-dire je me suis revêtu d’un cilice. Nous avons déjà fait observer plus d’une fois qu’en hébreu, comme en arabe, le mot âme s’employait souvent pour personne, individu. Quant à l’ellipse du mot cilice, elle paraîtra toute naturelle si on rapproche ces paroles de Psaumes, 34, 13 : « Et moi, pendant qu’ils me tourmentaient, j’étais revêtu d’un cilice. J’humiliais mon âme par le jeûne ; » et si l’on considère qu’on revêtait le cilice dans la pénitence aussi bien que dans le deuil et dans une extrême pauvreté. Enfin, le verset 12 suivant semble ne laisser aucun doute à cet égard. Les Septante portent à la lettre : J’ai courbé dans le jeûne mon âme ; et l’hébreu : J’ai pleuré dans le jeûne mon âme. Si l’on traduisait le verbe operui de la Vulgate par j’ai accablé, écrasé, sens qu’il a incontestablement dans les auteurs latins, on entrerait dans l’idée des traducteurs grecs : mais nous préférons notre interprétation, d’autant mieux que les Septante de l’édition de Complute, et la plupart des exemplaires grecs et latins, portent expressément : J’ai couvert.
Le Seigneur a fait entendre sa parole ; les femmes qui annoncent la victoire sont une troupe nombreuse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un proverbe de mépris, un sujet de raillerie. ― Un cilice, un sac, vêtement étroit, marque de deuil et de tristesse.
« Les rois des armées fuient, fuient, et celle qui habite la maison partage le butin. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Anciennement les lieux d’assemblées et les places publiques étaient à la porte des villes.
Quand vous étiez couchés au milieu des bercails, les ailes de la colombe étaient recouvertes d’argent, et ses plumes brillaient de l’éclat de l’or.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La vérité de votre salut. Voir, pour le sens de cette expression, Psaumes, 39, 11.
Lorsque le Tout-Puissant dispersait les rois dans le pays, la neige tombait sur le Selmon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Du fond des eaux ; c’est-à-dire de l’enfer. Comparer à Job, 26, 5.
Montagne de Dieu, montagne de Basan, montagne aux cimes élevées, montagne de Basan,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’une tempête d’eau. Comparer au verset 1.
pourquoi regardez-vous avec envie, montagnes aux cimes élevées, la montagne que Dieu a voulue pour séjour ? Oui, Yahweh y habitera à jamais !
Le char de Dieu, ce sont des milliers et des milliers ; le Seigneur vient du Sinaï dans son sanctuaire.
Tu montes sur la hauteur emmenant la foule des captifs ; tu reçois les présents des hommes, Même les rebelles habiteront près de Yahweh Dieu !
Béni soit le Seigneur ! Chaque jour il porte notre fardeau ; il est le Dieu qui nous sauve. — Séla.
Dieu est pour nous le Dieu des délivrances ; Yahweh, le Seigneur, peut retirer de la mort.
Oui, Dieu brisera la tête de ses ennemis, le front chevelu de celui qui marche dans l’iniquité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 48.
Le Seigneur a dit : « Je les ramènerai de Basan, je les ramènerai du fond de la mer,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 11, 9. ― Que leur table, etc. Voir, sur le vrai sans de cette imprécation et toutes les autres contenues dans ce psaumes la fin des Observations préliminaires.
afin que tu plonges ton pied dans le sang, et que la langue de tes chiens ait sa part des ennemis. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tenez leur dos, etc. ; c’est-à-dire qu’ils soient accablés des fardeaux.
On voit tes marches, ô Dieu, les marches de mon Dieu, de mon roi, au sanctuaire.
En avant sont les chanteurs, puis les musiciens, au milieu, des jeunes filles battant du tambourin.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 1, 20. ― Que leur habitation, etc. La ruine de Jérusalem a été l’accomplissement de cette prophétie.
« Bénissez Dieu dans les assemblées, le Seigneur, vous qui êtes de la source d’Israël. »
Voici Benjamin, le plus petit, qui domine sur eux ; voici les princes de Juda avec leur troupe, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mettez iniquité ; c’est-à-dire selon le style des écrivains sacrés, laissez les mettre, etc. ― Dans votre justice ; dans les voies de votre justice, de vos bonnes grâces.
Commande, ô Dieu, à ta puissance, affermis, ô Dieu, ce que tu as fait pour nous.
À ton sanctuaire, qui s’élève au-dessus de Jérusalem, les rois t’offriront des présents.
Menace la bête des roseaux, la troupe des taureaux avec les veaux des peuples, afin qu’ils se prosternent avec des pièces d’argent. Disperse les nations qui se plaisent aux combats !
Que les grands viennent de l’Égypte, que l’Éthiopie s’empresse de tendre les mains vers Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’un jeune veau ; que le sacrifice d’un jeune veau.
Royaumes de la terre, chantez à Dieu, célébrez le Seigneur ! — Séla.
Chantez à celui qui est porté sur les cieux, les cieux antiques. Voici qu’il fait entendre sa voix, voix puissante !…
Reconnaissez la puissance de Dieu ! Sa majesté est sur Israël, et sa puissance est dans les nuées.
De ton sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable ! Le Dieu d’Israël donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cette prophétie s’explique littéralement du rétablissement de la Judée après la captivité de Babylone. Or, ce rétablissement était une figure de l’établissement de l’Eglise.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prophétie des souffrances de Notre-Seigneur dans sa Passion. Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. Sur les schoschannîm. » Voir ce mot dans la note 20 à la fin du volume. Ce psaume a été composé peut-être pendant la persécution de Saül, mais il se rapporte si exclusivement et si parfaitement à Jésus-Christ, à part peut-être un petit nombre de traits accessoires, qu’il est impossible de trouver dans la vie de David aucune circonstance à laquelle il s’applique pleinement ; il prédit les souffrances de Notre-Seigneur dans sa passion et est le pendant en même temps que le complément du Psaume 21 ; aussi est-il, avec ce dernier, celui qui est le plus fréquemment cité dans le Nouveau Testament : ― 1° Les ennemis du Sauveur le haïssent sans cause, voir Jean, 15, 25 et Psaumes, 68, 5 (et aussi Psaumes, 24, 19). ― 2° Jésus est dévoré du zèle de la maison de Dieu, voir Psaumes, 68, 10a et Jean, 2, 17. ― 3° Il supporte volontairement les opprobres, voir Psaumes, 68, 10b et Romains, 15, 3. ― 4° La malédiction de Psaumes, 68, 26a, s’accomplit dans la personne de Judas Iscariote, voir Actes des Apôtres, 1, 20. ― 5° La réprobation d’Israël est indiquée, voir Psaumes, 68, 23-24 ; Romains, 11, 9. ― 6° Le vinaigre donné à Jésus-Christ sur la croix est prophétisé, voir Psaumes, 68, 22 ; Jean, 19, 28 ; Matthieu, 27, 48. Aussi tous les Pères sont-ils unanimes à voir dans ce psaume une prophétie littérale de la passion et de la résurrection de Notre-Seigneur. ― Il se divise en trois parties : 1° souffrances du Messie, versets 2 à 19 ; ― 2° causées par ses ennemis qui doivent en être punis, versets 20 à 29 ; ― 3° tandis que lui sera sauvé et que les Gentils convertis le loueront avec lui, versets 30 à 37. ― La suite des pensées est celle-ci : ― Ire partie. 1° Le Messie souffre, versets 2 à 5 ; ― 2° pour Dieu, versets 6 à 13 ; ― 3° par conséquent Dieu doit le sauver, versets 14 à 19. ― IIe partie. Puisque c’est par la malice de ses ennemis qu’il souffre, versets 20 à 22 ; Dieu doit les châtier, versets 23 à 29. ― IIIe partie. Mais lui, Dieu le sauvera et il l’en remerciera, versets 30 à 32. La conversion des Gentils sera sa récompense et ils loueront Dieu avec lui, versets 33 à 37.