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Psaumes 62
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Au maître de chant… Idithun. Psaume de David.
Oui, à Dieu mon âme en paix s’abandonne, de lui vient mon secours.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La lumière du jour, ou l’aurore, comme porte le texte hébreu. ― Mon âme, etc. Tout mon être, mon âme aussi bien que mon corps, ne soupire qu’après vous, ne respire que vous, est entièrement à vous.
Oui, il est mon rocher et mon salut ; il est ma forteresse : je ne serai pas tout à fait ébranlé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la terre déserte, etc., où je me trouve exilé, je vous adore et je vous prie comme si j’étais à Jérusalem dans votre sanctuaire, devant l’arche et le tabernacle.
Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, pour l’abattre tous ensemble, comme une clôture qui penche, comme une muraille qui s’écroule ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La vie ; littéralement et par hébraïsme les vies.
Oui, ils complotent pour le précipiter de sa hauteur ; ils se plaisent au mensonge ; ils bénissent de leur bouche, et ils maudissent dans leur cœur. — Séla.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je lèverai mes mains vers le ciel ; c’est-à-dire je prierai. Dans leurs prières, les Hébreux étendaient ordinairement les mains et les tenaient élevées vers le ciel.
Oui, ô mon âme, à Dieu abandonne-toi en paix, car de lui vient mon espérance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’une graisse abondante ; littéralement d’une graisse et d’une graisse.
Oui, il est mon rocher et mon salut ; il est ma forteresse : je ne chancellerai point.
Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu.
En tout temps, ô peuple, confie-toi en lui ; épanchez devant lui vos cœurs : Dieu est notre refuge. — Séla.
Oui les mortels sont vanité, les fils de l’homme sont mensonge ; dans la balance ils monteraient, tous ensemble plus légers qu’un souffle.
Ne vous confiez pas dans la violence, et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine ; Si vos richesses s’accroissent, n’y attachez pas votre cœur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sous le nom de renards (vulpium), la Vulgate désigne ici les chacals, qui abondent dans la Palestine et qui déterrent les cadavres et les dévorent. Comparer à Juges, 15, 4.
Dieu a dit une parole, ou deux, que j’ai entendues : « La puissance est à Dieu ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui jugeront par lui. L’usage de jurer par la vie du roi était très commun parmi les Hébreux. Voir, entre autres passages de l’Ecriture qui le prouvent, 1 Rois, 1, 26 ; 20, 3 ; 2 Rois, 15, 21. ― Plusieurs critiques, à cause de ce mot de roi, prétendent que ce psaume ne peut pas être du temps de la persécution de Saül, mais de l’époque et de la révolte d’Absalom, etc. Il n’est cependant nullement impossible que David, qui avait été sacré par Samuel, prît dès lors le titre de roi, et que ceux qui le suivaient lui donnaient ce titre et jurassent par lui.
à toi aussi, Seigneur, la bonté. » Car tu rends à chacun selon ses œuvres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prière de David dans le désert de Juda, pendant la persécution de Saül. Les éditions ordinaires des Septante et la Vulgate portent Idumée au lieu de Juda, mais c’est cette dernière leçon, qu’on lit dans plusieurs manuscrits et dans Euthymius, qui est la vraie. ― Ce psaume est une prière que David adresse à Dieu le matin, et c’est pour ce motif que l’Eglise le fait réciter à Laudes, qu’on chante le matin. Il a déjà été employé par la primitive Eglise comme prière du matin. ― Obligé de se réfugier dans un désert aride pour échapper à la colère de son ennemi, le Psalmiste réclame pour lui la protection de Dieu, et pour ceux qui le persécutent le châtiment qui leur est dû.