Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Isaïe 32 Isaïe 33 sur 66 chapitres Isaïe 34 →

Isaïe 33

MALHEUR à vous qui pillez les autres ! ne serez-vous pas aussi pillé ? Malheur à vous qui méprisez les autres ! ne serez-vous pas aussi méprisé ? Lorsque vous aurez achevé de dépouiller les autres, vous serez dépouillé : lorsque vous serez las de mépriser les autres, vous tomberez dans le mépris.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Malheur, etc. ; ces menaces s’adressent à Sennachérib, qui était la figure des ennemis de l’Eglise.

Seigneur ! faites-nous miséricorde, parce que nous vous avons toujours attendu : soyez le bras qui nous soutienne dès le matin, et notre salut au temps de l’affliction.

Les peuples ont fui au bruit de votre ange, et les nations se sont dispersées à l’éclat de votre grandeur.

Peuples, on amassera vos dépouilles comme on amasse une multitude de hannetons, dont on remplit des fosses entières.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vos dépouilles, ô Assyriens. ― La sauterelle sans ailes (bruchus).

Le Seigneur a fait paraître sa grandeur ; il a montré qu’il réside dans les lieux très-hauts : il a rempli Sion d’équité et de justice.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans un lieu élevé ; d’où il voit tout.

La foi régnera dans votre temps ; la sagesse et la science seront les richesses du salut ; et la crainte du Seigneur en sera le trésor.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En tes jours, etc. Cela se rapporte au règne du roi Ezéchias, mais dans un sens plus relevé à la domination du Messie.

Ceux de la campagne voyant la désolation du pays, seront dans les cris, les députés pour la paix pleureront amèrement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voilà, etc. Les Juifs de la campagne, voyant leur pays ravagé, crieront au dehors de Jérusalem. ― Des anges de paix ; des députés pour demander la paix. Comparer à 4 Rois, 18, 14.

Les chemins sont abandonnés, il ne passe plus personne dans les sentiers : l’ennemi a rompu l’alliance, il a rejeté les villes, il ne considère plus les hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il a rejeté, etc. Tout ceci est dit de Sennachérib.

La terre est dans les pleurs et dans la langueur : le Liban est dans la confusion et dans un état affreux ; Saron a été changé en un désert ; Basan et le Carmel ont été dépouillés de leurs fruits.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saron ; plaine sur les bords de la Méditerranée, au nord de la Séphéla, et au sud du Carmel. ― Basan. Voir Nombres, 21, 33.

Je me lèverai maintenant, dit le Seigneur ; je signalerai ma grandeur, je ferai éclater ma puissance.

Vous concevrez des flammes ardentes, et vous n’enfanterez que des pailles : votre esprit sera comme un feu que vous dévorera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous concevrez, etc. Le prophète parle aux Assyriens.

Les peuples seront semblables à des cendres qui restent après un embrasement, et à un faisceau d’épines qu’on met dans le feu.

Vous qui êtes loin de moi, écoutez ce que j’ai fait ; et vous qui en êtes proche, reconnaissez les effets de ma puissance.

Les méchants ont été épouvantés en Sion, la frayeur a saisi les hypocrites. Qui de vous pourra demeurer dans le feu dévorant ? Qui d’entre vous pourra subsister dans les flammes éternelles ?

Celui qui marche dans la justice, et qui parle dans la vérité ; qui a horreur d’un bien acquis par extorsion ; qui garde ses mains pures, et rejette tous les présents ; qui bouche ses oreilles pour ne point entendre des paroles de sang, et qui ferme ses yeux afin de ne point voir le mal :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 14, 2. ― Un gain ; c’est le sens de l’hébreu ; la Vulgate porte l’avarice (avaritiam). ― De la calomnie ; selon l’hébreu, d’oppressions. ― De tout présent ; c’est-à-dire, selon le texte original, pour ne pas prendre, ne pas recevoir de présent.

celui-là demeurera dans des lieux élevés ; il se retirera dans de hautes roches fortifiées de toutes parts ; il ne manquera point de pain, et ses eaux seront fidèles à couler toujours.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des roches fortifiées ; littéralement des fortifications de roches. ― Sont fidèles ; c’est-à-dire coulent en tout temps, ne font jamais défaut.

Ses yeux contempleront le Roi dans l’éclat de sa beauté, et verront la terre de loin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un roi, etc. ; Ezéchias, environné de gloire, après la défaite de ses ennemis. ― Une terre ; leur patrie.

Votre cœur se ressouviendra de ses frayeurs passées, et vous direz : Que sont devenus les savants ? que sont devenus ceux qui pesaient toutes les paroles de la loi ? que sont devenus les maîtres des petits enfants ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 1, 20.

Vous ne verrez plus ce peuple impudent, ce peuple profond et obscur dans ses discours, dont vous ne pouviez entendre le langage étudié, et qui n’a aucune sagesse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un peuple au discours profond ; les Assyriens, dont les Hébreux ne comprenaient pas le langage.

Considérez Sion, cette ville consacrée à vos fêtes solennelles : vos yeux verront Jérusalem comme une demeure comblée de richesses, comme une tente qui ne sera point transportée ailleurs. Les pieux qui l’affermissent en terre ne s’arracheront jamais, et tous les cordages qui la tiennent, ne se rompront point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ses clous (clavi ejus) ; ou plutôt ses pieux suivant le terme hébreu, que la Vulgate elle-même a rendu presque partout ailleurs par pieu. ― Sion et Jérusalem ; représentent ici l’Eglise à qui seule appartient l’entier accomplissement de ces promesses magnifiques.

Le Seigneur ne fera voir sa magnificence qu’en ce lieu-là ; les eaux qui y couleront, auront un canal très-large et très-spacieux ; les vaisseaux à rame ne prendront point leur route par là, et la grande galère n’y passera point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le lieu, etc. Les fleuves seront si larges et si rapides, que les plus grands vaisseaux de l’ennemi ne pourront les traverser pour venir nous attaquer.

Car le Seigneur est notre Juge, le Seigneur est notre Législateur, le Seigneur est notre Roi : c’est lui qui nous sauvera.

Peuple ennemi, vos cordages se relâcheront, ils ne pourront plus résister au vent ; votre mât sera dans un tel état que vous ne pourrez plus étendre vos voiles. Alors on partagera les dépouilles et le grand butin qu’on aura pris ; les boiteux mêmes viendront en prendre leur part.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils n’auront plus de force ; soit pour résister à la violence du vent, soit pour maintenir le mât, soit pour soutenir les voiles. ― Les dépouilles et le grand butin ; littéralement, et par hébraïsme, les dépouilles du grand butin.

Celui qui sera proche ne dira point : Je suis trop las ; et le peuple qui y habitera, recevra le pardon de ses péchés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’iniquité ; c’est-à-dire la peine de l’iniquité, tout mal, toute misère qui est la punition de l’iniquité. On a déjà vu souvent que dans le style biblique, le péché, l’iniquité signifient aussi la peine due au péché, à l’iniquité.