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Isaïe 25
SEIGNEUR ! vous êtes mon Dieu ; je vous glorifierai, et je bénirai votre nom ; parce que vous avez fait des prodiges, et que vous avez fait voir la vérité de vos desseins éternels. Amen !
Car vous avez réduit toute une ville en un monceau de pierres ; vous avez fait que cette ville si forte est toute en ruines ; et que cette demeure superbe des étrangers a tellement cessé d’être une ville, qu’elle ne sera jamais rétablie.
C’est pour cela qu’un peuple puissant vous rendra gloire, et que la cité des nations redoutables vous révérera :
parce que vous êtes devenu la force du pauvre, la force du faible dans son affliction ; son refuge contre la tempête, son rafraîchissement contre la chaleur. Car la colère des puissants est comme une tempête qui vient fondre contre une muraille.
Vous humilierez l’insolence tumultueuse des étrangers, comme un homme est abattu par l’ardeur du soleil dans un lieu aride ; et vous ferez sécher les rejetons des violents, comme par la chaleur étouffée d’un temps couvert de nuages.
Et le Seigneur des armées préparera à tous les peuples sur cette montagne un festin de viandes délicieuses, un festin de vin ; de viandes pleines de suc et de moelle, d’un vin tout pur sans aucune lie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cette montagne ; c’est-à-dire la montagne de Sion. ― Un festin ; figure du royaume de Jésus-Christ sur la terre et dans le ciel. Le Sauveur lui-même fait souvent allusion à ce passage. Comparer à Matthieu, 22, 2 ; 25, 10 ; Marc, 2, 19 ; Apocalypse, 19, 7. On entend aussi ce festin de la sainte Eucharistie.
Il brisera sur cette montagne cette chaîne qui tenait liés tous les peuples : il rompra cette toile que l’ennemi avait ourdie, qui enveloppait toutes les nations.
Il précipitera la mort pour jamais ; et le Seigneur Dieu séchera les larmes de tous les yeux, et il effacera de dessus la terre l’opprobre de son peuple : car c’est le Seigneur qui a parlé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Apocalypse, 7, 17 ; 21, 4.
En ce jour-là son peuple dira : C’est là vraiment celui qui est notre Dieu ; nous l’avons attendu, et il nous sauvera : c’est lui qui est le Seigneur ; nous l’avons attendu longtemps, et maintenant nous serons pleins d’allégresse, nous serons ravis de joie dans le salut qu’il nous donne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son salut ; le salut qu’il nous donne.
Car la puissance du Seigneur se reposera sur cette montagne ; et Moab sera brisé sous lui comme le sont les pailles par la roue d’un chariot.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par un chariot ; machine à roues ferrées en usage dans l’Orient pour briser et couper les pailles qu’on donnait à manger aux animaux.
Il étendra ses mains sous le poids dont Dieu l’accablera, comme un homme qui nage étend ses mains pour nager. Le Seigneur déploiera la force de son bras pour détruire son orgueil.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et il étendra, etc. Moab étendra ses mains, c’est-à-dire fera tous ses efforts pour se sauver, mais inutilement ; le Seigneur lui brisera ces mêmes mains, sur lesquelles il comptait pour échapper au danger.
Il renversera la masse superbe de tes murailles ; il les abattra, les fera tomber en terre, et les réduira en poudre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une cité ; Babylone, dont la destruction est décrite au chapitre 21, ou, selon d’autres, Jérusalem, ruinée par les Chaldéens (voir Jérémie, 26, 18 ; Michée, 3, 12), ou bien Ninive, suivant plusieurs (voir Isaïe, 32, 19).