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Isaïe 33

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Malheur à toi, dévastateur, qui n’es pas dévasté ; pillard, que l’on n’a pas encore pillé ! Quand tu auras fini de dévaster, tu seras dévasté ; quand tu auras achevé de piller, on te pillera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Malheur, etc. ; ces menaces s’adressent à Sennachérib, qui était la figure des ennemis de l’Eglise.

Yahweh, ayez pitié de nous ! C’est en vous que nous espérons ; soyez leur bras chaque matin, et notre délivrance au temps de la détresse.

Au bruit de votre tonnerre, les peuples fuient ; quand vous vous levez, les nations se dispersent.

Votre butin est ramassé comme ramasse la sauterelle ; on se précipite dessus comme un essaim de sauterelles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vos dépouilles, ô Assyriens. ― La sauterelle sans ailes (bruchus).

Yahweh est élevé, car il habite là-haut ; il remplit Sion d’équité et de justice.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans un lieu élevé ; d’où il voit tout.

Tes jours sont assurés ; tu auras en abondance le salut, la sagesse et la connaissance ; la crainte de Yahweh, c’est là ton trésor.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En tes jours, etc. Cela se rapporte au règne du roi Ezéchias, mais dans un sens plus relevé à la domination du Messie.

Voici que leurs héros poussent des cris dans les rues, que les messagers de paix pleurent amèrement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voilà, etc. Les Juifs de la campagne, voyant leur pays ravagé, crieront au dehors de Jérusalem. ― Des anges de paix ; des députés pour demander la paix. Comparer à 4 Rois, 18, 14.

Les routes sont désertes ; il n’y a plus de passants sur les chemins. Il a rompu le traité et méprisé les villes, il ne respecte pas les hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il a rejeté, etc. Tout ceci est dit de Sennachérib.

Le pays est en deuil et languit ; le Liban est confus et flétri, Saron est devenu comme l’Arabah, Basan et le Carmel secouent leur feuillage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saron ; plaine sur les bords de la Méditerranée, au nord de la Séphéla, et au sud du Carmel. ― Basan. Voir Nombres, 21, 33.

Maintenant je me lèverai, dit Yahweh, maintenant je me dresserai, maintenant je m’exhausserai.

Vous avez conçu de la paille, et vous enfanterez du chaume, votre souffle est le feu qui vous dévorera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous concevrez, etc. Le prophète parle aux Assyriens.

Et les peuples seront des fournaises à chaux, des épines coupées qui brûlent dans le feu.

Vous qui êtes loin, écoutez ce que j’ai fait, et vous qui êtes près, connaissez ma puissance !

Les pécheurs ont tremblé en Sion, et l’effroi a saisi les impies : « Qui de nous séjournera dans le feu dévorant ? Qui de nous séjournera dans les flammes éternelles ? »

Celui qui marche dans la justice et qui parle avec droiture ; qui rejette les gains extorqués, qui secoue ses mains pour ne pas prendre de présent ; qui ferme son oreille aux propos sanguinaires, et se voile les yeux pour ne point voir le mal :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 14, 2. ― Un gain ; c’est le sens de l’hébreu ; la Vulgate porte l’avarice (avaritiam). ― De la calomnie ; selon l’hébreu, d’oppressions. ― De tout présent ; c’est-à-dire, selon le texte original, pour ne pas prendre, ne pas recevoir de présent.

celui-là habitera dans des lieux élevés ; la forteresse bâtie sur le rocher est sa retraite ; son pain lui sera donné et ses eaux ne tariront jamais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des roches fortifiées ; littéralement des fortifications de roches. ― Sont fidèles ; c’est-à-dire coulent en tout temps, ne font jamais défaut.

Tes yeux contempleront le roi dans sa beauté ; ils verront une terre ouverte au loin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un roi, etc. ; Ezéchias, environné de gloire, après la défaite de ses ennemis. ― Une terre ; leur patrie.

Ton cœur se rappellera ses terreurs : « Où est le scribe ? où l’exacteur qui tenait la balance ? Où l’officier qui comptait les tours ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 1, 20.

Le peuple insolent, tu ne le verras plus, le peuple au langage obscur et qu’on n’entend pas, qui balbutie une langue inintelligible.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un peuple au discours profond ; les Assyriens, dont les Hébreux ne comprenaient pas le langage.

Regarde Sion, la cité de nos fêtes ; que tes yeux voient Jérusalem, séjour heureux, tente qui ne sera point transportée, dont les pieux ne seront jamais arrachés, et dont aucun cordage ne sera enlevé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ses clous (clavi ejus) ; ou plutôt ses pieux suivant le terme hébreu, que la Vulgate elle-même a rendu presque partout ailleurs par pieu. ― Sion et Jérusalem ; représentent ici l’Eglise à qui seule appartient l’entier accomplissement de ces promesses magnifiques.

Là vraiment, Yahweh dans sa majesté réside pour nous ; là sont des fleuves et des larges canaux, où ne se risquera aucune barque à rames, où aucun puissant navire ne pénétrera jamais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le lieu, etc. Les fleuves seront si larges et si rapides, que les plus grands vaisseaux de l’ennemi ne pourront les traverser pour venir nous attaquer.

Car Yahweh est notre juge, Yahweh est notre législateur, Yahweh est notre roi ; c’est lui qui nous sauvera.

Tes cordages sont relâchés ; ils ne maintiennent plus le mât sur sa base, et ne tiennent plus le pavillon déployé. Alors on partage les dépouilles d’un riche butin ; les boiteux mêmes prennent part au pillage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils n’auront plus de force ; soit pour résister à la violence du vent, soit pour maintenir le mât, soit pour soutenir les voiles. ― Les dépouilles et le grand butin ; littéralement, et par hébraïsme, les dépouilles du grand butin.

Aucun habitant ne dit : « Je suis malade ! » Le peuple qui demeure en Sion a reçu le pardon de son iniquité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’iniquité ; c’est-à-dire la peine de l’iniquité, tout mal, toute misère qui est la punition de l’iniquité. On a déjà vu souvent que dans le style biblique, le péché, l’iniquité signifient aussi la peine due au péché, à l’iniquité.