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Ecclésiastique 9

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Ne sois point jaloux de la femme qui repose sur ton sein, et n’éveille pas dans son esprit, à ton détriment, une idée mauvaise.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La femme de ton sein ; ou la femme qui repose sur ton sein ; expression familière aux Hébreux pour signifier une épouse. ― De peur qu’elle etc. La jalousie d’un mari et ses soupçons injustes sont une instruction funeste, en ce qu’ils font naître souvent dans sa femme l’idée et l’envie de devenir ce dont il la soupçonne.

Ne livre pas ton âme à ta femme, de telle sorte qu’elle s’élève contre ton autorité.

Ne va pas à la rencontre d’une femme courtisane, de peur de tomber dans ses filets.

Ne reste pas longtemps avec une chanteuse, de peur que tu ne sois pris par son art.

N’arrête pas ton regard sur une jeune fille, de peur d’avoir à subir des châtiments à cause d’elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 6, 2.

Ne te livre pas aux courtisanes, de peur que tu ne perdes ton héritage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 5, 2.

Ne promène pas tes yeux dans les rues de la ville, et ne rôde pas dans ses endroits solitaires.

Détourne les yeux de la femme élégante, et ne regarde pas curieusement une beauté étrangère. Beaucoup sont séduits par la beauté de la femme, et la passion s’y allume comme un feu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 34, 2 ; 2 Rois, 11, 4 ; 13, 1 ; Matthieu, 5, 28.

Ne t’assois jamais auprès d’une femme mariée, [ne t’accoude pas à table avec elle], et ne bois pas avec elle le vin dans des banquets, de peur que ton âme ne se tourne vers elle, et que la passion ne t’entraîne à ta perte.

N’abandonne pas un vieil ami, car le nouveau ne le vaudra pas. Vin nouveau, nouvel ami ; qu’il vieillisse, et tu le boiras avec plaisir.

N’envie pas la gloire du pécheur, car tu ne sais pas ce que sera sa ruine.

Ne prends pas plaisir au plaisir des impies ; souviens-toi qu’ils ne resteront pas impunis jusqu’au schéol.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne t’assieds, etc. Cette première partie du verset a son explication dans la seconde : Ne t’appuie pas, etc. ; ce qui est une allusion à la manière dont on était à table, couché sur des lits, et appuyé sur le coude ; et comme on était placé les uns au-dessous des autres, le second convive avait la tête sur la poitrine du premier, le troisième sur la poitrine du second, et ainsi de suite. Il était donc de la dernière indécence qu’un homme se plaçât à table auprès d’une femme étrangère.

Tiens-toi loin de l’homme qui a le pouvoir de faire mourir, et tu n’auras pas la crainte de la mort. Et si tu l’approches, garde-toi de toute faute, de peur qu’il ne t’ôte la vie. Sache que tu marches au milieu de pièges, et que tu te promènes sur les créneaux de la ville.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne dispute pas, etc. ; c’est-à-dire ne fais pas des défis de boire. ― Que par ton sang ; par ta mort, si tu commets l’adultère à la suite des débauches de la table. On sait que chez les Hébreux l’adultère était puni de mort. Voir Lévitique, 20, 10.

Observe autant que possible ton prochain, et prends conseil des sages.

Converse avec les hommes intelligents, et que tous tes entretiens soient sur la loi du Très-Haut.

Que les hommes justes soient tes commensaux, et mets ta gloire dans la crainte de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Juges, 9, 4 ; 2 Rois, 15, 10.

C’est la main de l’artiste qui vaut à une œuvre la louange, c’est sa parole qui fait paraître sage le chef du peuple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Enfers ; signifie dans l’hébreu et dans le texte grec, aussi bien que dans la Vulgate, non tombeau, sépulcre, mais ce lieu souterrain que les Hébreux regardaient comme le séjour des âmes après la mort. Ainsi, comme nous l’avons déjà remarqué (voir Genèse, 37, 35, et ailleurs), ce mot fournit une preuve sans réplique de la survivance des âmes aux corps.

Le grand parleur est redouté dans sa ville, et l’inconsidéré s’attire la haine par ses discours.