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Ecclésiastique 16
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Ne désire pas un grand nombre d’enfants inutiles, et ne mets pas ta joie dans des fils impies.
S’ils se multiplient, ne t’en réjouis pas, si la crainte du Seigneur n’est pas avec eux.
N’espère pas pour eux une longue vie, et ne fais aucun fond sur leur prospérité. Un seul vaut mieux que mille ; et mieux vaut mourir sans enfants que d’avoir des fils impies.
Car un seul homme intelligent peuplera un pays, mais la race des méchants sera détruite.
J’en ai vu de mes yeux beaucoup d’exemples, et mes oreilles en on entendu de plus graves encore.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un seul homme sensé. Voir, comme exemple de ce qui est dit dans ce verset et les suivants, Genèse, 13, 16 ; Juges, 9, 5 ; 4 Rois, 10, 7.
Le feu s’allume sur l’assemblée des pécheurs, et la colère de Dieu s’enflamme sur un peuple rebelle.
Le Seigneur n’a point pardonné aux antiques géants, lesquels, confiants dans leur force, s’étaient révoltés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 21, 10. ― Un feu. Ce feu doit désigner la guerre et tous les maux que produit la discorde. Il peut y avoir aussi dans ce verset une allusion au feu qui consuma les complices de Coré, Dathan et Abiron, voir Nombres, 16, 35.
Il n’a pas épargné ceux qui habitaient avec Lot, il les eut en horreur à cause de leur orgueil insolent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les anciens géants, etc. Voir Genèse, 6, verset 4 et suivants.
Il n’a pas eu pitié du peuple voué à la perdition, lequel fut exterminé avec ses péchés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dieu n’a pas épargné, etc. Voir Genèse, 19, 24. ― A Cause de la fierté, etc. ; à cause de leur insolence. On le voit en effet par le verset suivant, où il est dit que les habitants de Sodome se faisaient une gloire de leurs crimes.
De même il extermina six cent mille hommes de pied qui s’étaient rassemblés dans l’endurcissement de leurs cœurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une nation entière ; tous les habitants de Sodome et (de trois) des quatre autres villes de la Pentapole.
Un seul raidit-il le cou, ce serait merveille s’il restait impuni. Car du Seigneur viennent la miséricorde et la colère ; puissant en pardon, il déchaîne aussi sa colère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 14, 22-24 ; 26, 51. ― Ces six cent mille hommes de pied sont les Israélites qui, du temps de Moïse, irritèrent Dieu dans le désert et y furent exterminés. Voir Nombres, 1, 46. ― S’il n’y avait eu, etc. ; c’est-à-dire si Dieu n’a pas épargné une si grande multitude, il pardonnerait bien moins un seul individu qui se rendrait coupable de la même rébellion.
Autant est grande sa miséricorde, autant le sont ses châtiments ; il jugera l’homme selon ses œuvres.
Le pécheur n’échappera pas avec ses rapines, et il ne retardera pas l’attente de l’homme pieux.
Il donnera carrière à toute sa miséricorde, et chacun recevra selon ses œuvres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui fait miséricorde ; signifie, dans le langage de l’Ecriture, qui assiste les malheureux, qui fait du bien aux pauvres.
Ne dis pas : « Je me déroberai au regard du Seigneur, et de là-haut qui donc pensera à moi ? Au milieu de la foule je serai oublié, et que suis-je au sein de l’immense création ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 2, 6. ― Selon l’intelligence de son pèlerinage ; c’est-à-dire selon la Sagesse, avec laquelle il aura vécu comme étranger sur la terre.
Vois : le ciel et le ciel des cieux de Dieu, l’abîme et la terre sont ébranlés quand il les visite ;
ensemble les montagnes et les fondements de la terre sont saisis de tremblement quand il les regarde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans une telle, etc. ; ou dans une si immense création ; car dans la Vulgate le mot créature se prend quelquefois pour création. Au reste ces deux sens reviennent au même.
Mais le cœur de l’homme ne réfléchit pas à cela, et quel est celui qui étudie ses voies ?
La tempête échappe à l’œil de l’homme : et la plupart des œuvres de Dieu sont cachées.
« Qui nous dira les œuvres de sa justice et qui les attendra ? Elle est si loin l’alliance du châtiment ! »
Ainsi pense l’homme sans intelligence ; l’insensé qui s’égare n’imagine que folies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne verra pas parfaitement, il n’en comprendra pas la cause.
Écoute-moi, mon fils, et apprends la sagesse ; et rends ton cœur attentif à mes paroles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le testament signifie ici, ou la loi de Dieu, ou l’arrêt, la sentence que Dieu doit prononcer contre nous. ― La consommation des jours ; le moment de la mort.
Je te découvrirai une doctrine pesée dans la balance, et je te ferai connaître une science exacte.
Les œuvres du Seigneur subsistent depuis l’origine comme il les a disposées, et dès leur création il en a séparé les parties.
Il a orné pour toujours ses ouvrages, et les plus beaux pour briller d’âge en âge. Ils n’éprouvent ni la faim ni la fatigue, et ils n’interrompent pas leur tâche.
Commentaire (versets 24 à 25) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 24 à 25 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
La discipline ; l’instruction, la science. Voir Proverbes, 1, 2. Avec équité ; expression synonyme de dans la vérité, qu’on lit dans ce même verset.
Aucun d’eux ne heurte son voisin, et à jamais ils obéissent au divin commandement.
Après cela, le Seigneur regarda sur la terreet il l’a remplit de ses biens.
D’animaux de toutes sortes il en a couvert la surface, et c’est dans son sein qu’ils doivent retourner.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne te confie, etc. c’est-à-dire ne compte ni sur leur vie, ni sur le fruit de leurs travaux pour y trouver un soulagement dans ta vieillesse ; car quelques jeunes, quelques robustes qu’ils soient, une mort imprévue et soudaine peut les frapper à chaque instant.