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Ecclésiastique 46

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Il fut vaillant à la guerre, Josué fils de Nun, qui succéda à Moïse dans la dignité de prophète, et qui, vérifiant son nom, se montra grand dans la délivrance des élus du Seigneur, en châtiant les ennemis soulevés, afin de mettre Israël en possession du pays.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jésus Navé ; c’est-à-dire Jésus, fils de Navé. Les Grecs nomment ainsi Josué, fils de Nun. ― Grand selon son nom. Le mot Jésus signifie en hébreu salut ; mais Josué, selon les différentes formes qu’il a dans cette langue, peut se traduire par sauveur, salut, sauveur donné de Dieu, dont Dieu est le second.

De quelle gloire il se couvrit lorsqu’il leva ses mains, et étendit son épée contre les villes !

Qui jamais avant lui soutint tant de combats, quand le Seigneur lui-même amenait les ennemis ?

Le soleil, au geste de sa main, n’a-t-il pas rétrogradé, et un seul jour ne fut-il pas pareil à deux jours ?

Il invoqua le très haut Souverain pendant qu’il pressait les ennemis de tous côtés ; et le Seigneur tout-puissant l’entendit, avec des pierres de grêle d’une grande force.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 10, 12-14.

Le Seigneur fondit sur la nation hostile, et fit périr les adversaires dans le défilé, afin que les nations connussent toutes les armes de Josué, et apprissent que la guerre qu’il soutenait était devant le Seigneur ; car il suivait le Tout-Puissant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par les pierres d’une grosse grêle, qu’il fit tomber sur ses ennemis.

Déjà, aux jours de Moïse, il avait montré sa piété, lui et Caleb, fils de Jéphoné, en tenant ferme contre l’ennemi, en empêchant le peuple de pécher, et en faisant taire le murmure des méchants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La descente de Béthoron. Comparer à Josué, 10, 11.

Aussi ces deux hommes furent-ils seuls conservés, de six cent mille hommes de pied, pour être introduits dans l’héritage, dans la terre où coulent le lait et le miel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De près ; littéralement par derrière (a tergo).

Et le Seigneur donna la vigueur à Caleb, — et elle lui resta jusqu’à la vieillesse, — de sorte qu’il put monter sur les sommets de la région, et que sa postérité conserva cet héritage :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et dans les jours, etc. Voir Nombres, 14, verset 6 et suivants. ― En demeurant fermes, en détournant, en comprimant ; littéralement demeurer ferme (stare), détourner (prohibere), comprimer (perfringere). Voir, sur ces infinitifs, Ecclésiastique, 45, 29.

afin que tous les enfants d’Israël reconnussent qu’il est bon de suivre le Seigneur.

Et les Juges, chacun selon son nom, tous ceux dont le cœur ne s’est pas adonné à la fornication, tous ceux qui ne se sont pas détournés du Seigneur, que leur mémoire soit en bénédiction !

Que leurs os refleurissent du sein de leur tombeau, que leur nom se renouvelle dans les enfants de ces hommes illustres !

Samuel fut aimé du Seigneur son Dieu ; prophète du Seigneur, il a établi la royauté, et il a oint des princes pour commander à son peuple.

Il a jugé l’assemblée selon la loi du Seigneur, et le Seigneur abaissa ses regards sur Jacob.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En sortant ; ou bien et qu’ils sortent. Une de ces deux expressions est évidemment sous-entendue, et a pour complément les mots de leur lieu (de loco suo) ; c’est-à-dire de leur tombeau. Voir, sur ce genre de construction notre observation, au 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes. Quant à la figure des os qui doivent refleurir, comparer à Isaïe, 66, 14 ; Ezéchiel, 37, verset 3 et suivants.

Par sa véracité il se montra prophète ; à sa véracité on reconnut un voyant digne de foi.

Il invoqua le Seigneur souverain, lorsque ses ennemis le pressaient de toutes parts, et il offrit un agneau encore à la mamelle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A renouvelé, etc.; c’est-à-dire a donné une nouvelle forme à l’empire des Hébreux, en sacrant, par l’ordre de Dieu, Saül, et après lui David, rois du peuple d’Israël, qui, auparavant, était gouverné par des juges dont Samuël fut lui-même le dernier.

Et le Seigneur tonna du haut du ciel, et, avec grand éclat, il fit entendre sa voix ;

et il écrasa les chefs des Tyriens, et tous les princes des Philistins.

Avant le temps de l’éternel sommeil, Samuel prit à témoin le Seigneur et son Oint : « De personne je n’ai reçu aucun don, pas même des sandales ; » et aucun homme ne se leva pour l’accuser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 7, 9.

Et lorsqu’il se fut endormi, il prophétisa, et, il annonça au roi sa fin prochaine. Du sein de la terre, il éleva sa voix en prophétisant, afin d’effacer l’iniquité du peuple.