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Ecclésiastique 18

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Celui qui vit éternellement a tout créé sans exception ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 1, 1. ― Ensemble ; c’est-à-dire généralement, sans aucune exception, ou, selon d’autres, en même temps, dans le même moment ; mais la première explication nous paraît plus probable. Le simul de la Vulgate a ici le même sens que dans Psaumes, 13, 3 ; 48, vv. 2, 10. ― Sera justifié ; sera trouvé juste, reconnu pour juste.

le Seigneur seul est juste.

Il n’a donné à personne de raconter ses œuvres ; et qui pourra découvrir ses grandeurs ?

Qui exprimera la toute-puissance de sa majesté, et qui encore redira ses miséricordes ?

Rien à diminuer, rien à ajouter ; impossible de pénétrer les merveilles du Seigneur.

Quand l’homme a fini de chercher, il n’est qu’au commencement, et, quand il s’arrête, il ne sait que penser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aura fini de chercher à découvrir les merveilles (voir verset 5). ― Il commencera ; ce sera comme s’il ne faisait que de commencer. ― Se sera arrêté dans ses recherches.

Qu’est-ce que l’homme et à quoi est-il bon ? Quel est son bonheur et quel est son malheur ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’auteur veut dire ici que l’homme ne peut être ni utile ni nuisible à Dieu.

Le nombre des jours de l’homme est au plus de cent ans.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 89, 10.

Comme une goutte d’eau prise dans la mer et comme un grain de sable, ainsi ses quelques années au jour de l’éternité.

C’est pourquoi le Seigneur est patient à l’égard des hommes et il répand sur eux sa miséricorde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que leur fin est mauvaise. Le mot subversio de la Vulgate signifiant ordinairement renversement, ruine, destruction, nous avons cru devoir le rendre par fin, c’est-à-dire mort ; d’autant plus que les Septante présentent le même sens.

Il voit et il reconnaît que leur fin est déplorable ; c’est pourquoi il est libéral à pardonner.

La miséricorde de l’homme s’exerce envers son prochain, mais la miséricorde de Dieu s’étend à toute chair. Il reprend, il corrige, il instruit, et ramène au bercail, comme le berger son troupeau.

Il a pitié de ceux qui reçoivent la correction, et de ceux qui s’empressent d’accomplir ses préceptes.

Mon fils, à tes bienfaits n’ajoute pas l’injure, ni à tous tes dons les paroles qui excitent la tristesse.

La rosée ne rafraîchit-elle pas les ardeurs du vent ? De même une parole vaut mieux qu’un don.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne mets pas la tristesse. Nous rappellerons que la Vulgate traduit souvent par donner (dare), le verbe hébreu qui signifie proprement poser, mettre. ― Mauvaise ; c’est-à-dire dure, affligeante.

Ne vois-tu pas que la parole est meilleure que le don ? L’homme gracieux unit les deux ensemble.

L’insensé fait d’aigres reproches, et le don de l’envieux dessèche les yeux.

Avant de parler, instruis-toi ; avant la maladie, soigne-toi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dessèche les yeux ; fait de la peine.

Avant le jugement, examine-toi, et, à l’heure de l’enquête, tu trouveras grâce.

Avant d’être malade, humilie-toi, et, quand tu es dans le péché, reviens à Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 11, 28.

Que rien ne t’empêche d’accomplir ton vœu dans le temps voulu, et n’attend pas jusqu’à la mort pour t’acquitter.

Avant de faire un vœu, prépare-toi, et ne sois pas comme un homme qui tente le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 18, 1 ; 1 Thessaloniciens, 5, 17.

Songe à la colère du dernier jour, au temps de la vengeance, où Dieu détournera son visage.

Au temps de l’abondance, pense au temps de la faim ; aux jours de la richesse, pense à la pauvreté et à la disette.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 7, 18. ― Du jour de la consommation ; c’est-à-dire du jour dernier. ― Du temps ; second complément du verbe souviens-toi (memento). Il devrait être régulièrement au génitif comme le premier de la colère (iræ) ; mais il est à l’accusatif (tempus) dans la Vulgate et les Septante. La Bible, comme nous l’avons déjà remarqué, fournit plus d’un exemple de ce genre d’anomalie. ― Lorsqu’il détournera sa face des impies. C’est le vrai sens de in conversatione faciei expliqué par le grec.

Du matin au soir le temps change : ainsi tout changement est rapide devant le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 11, 27.

L’homme sage est en toute chose sur ses gardes ; aux jours de péché, il se préserve de la faute.

Tout homme sensé connaît la sagesse, et rend hommage à celui qui l’a trouvée.

Ceux qui saisissent les discours des sages sont eux-mêmes des sages, et ils font pleuvoir les maximes parfaites.

Ne te laisse pas aller à tes convoitises, et garde-toi de tes désirs.

Si tu accordes à ton âme la satisfaction de ses convoitises, elle fera de toi la risée de tes ennemis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 6, 12 ; 13, 13-14.

Ne mets pas ta joie dans l’abondance de la bonne chère, et ne lie pas société avec elle.

Ne t’appauvris pas en donnant des banquets avec de l’argent emprunté, et quand tu n’as rien dans ta bourse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les conflits ; telle est la signification première et ordinaire du latin commissio, et c’est le sens du texte grec ; plusieurs cependant l’entendent de l’action de commettre des péchés.