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Ecclésiastique 44

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 51 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Faisons donc l’éloge des hommes illustres, et des pères de notre race.

En eux le Seigneur a opéré de glorieuses merveilles, il a manifesté sa grandeur dès l’origine.

C’étaient des souverains dans leurs royaumes, des hommes renommés par leur puissance, des conseillers remplis de sagesse, annonçant la volonté divine par leurs prophéties,

des guides du peuple par leurs conseils et leur prudence, des docteurs du peuple, qui l’instruisaient par de sages discours ;

des hommes cultivant l’art des saintes mélodies, et qui ont mis par écrit de poétiques récits ;

des riches ayant des biens en abondance, vivant en paix dans leurs demeures : tous ces hommes furent honorés par leurs contemporains,

tous ont été la gloire de leur temps.

Il en est parmi eux qui ont laissé un nom, pour qu’on puisse raconter leurs louanges.

Il en est dont il n’y a plus de souvenir, ils ont péri comme s’ils n’avaient jamais existé ; ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés, et, de même, leurs enfants après eux.

Les premiers étaient des hommes pieux, dont les vertus n’ont pas été oubliées.

Le bonheur reste attaché à leur race, et un héritage est assuré à leurs enfants.

Leur race se maintient fidèle aux alliances, et leurs enfants à cause d’eux.

Leur race demeure éternellement, et leur gloire ne sera jamais effacée.

Leur corps a été enseveli en paix, et leur nom vit d’âge en âge.

Les peuples célèbrent leur sagesse, et l’assemblée publie leurs louanges.

Commentaire (versets 1 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Invitation générale à louer les patriarches.

Hénoch fut agréable au Seigneur, et il a été transporté, exemple de pénitence pour les générations.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le paradis terrestre, selon les uns ; dans le ciel, selon les autres. Quoi qu’il en soit, la tradition des chrétiens et des juifs est que Hénoch est encore vivant, et qu’il doit venir avant le jugement dernier pour combattre l’Antechrist. Comparer à Genèse, 5, vv. 22, 24 ; Hébreux, 11, 5 ; Apocalypse, 11, 3.

Noé a été trouvé parfait et juste ; au temps de la colère, il fut la rançon de l’humanité. C’est pourquoi un reste fut laissé à la terre, lorsque le déluge arriva.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 9, 9. ― Noé a été trouvé, etc. Voir Genèse, 6, 8 ; 7, 1. ― La réconciliation des hommes ; car c’est en lui que la race en a été conservée.

Une alliance éternelle a été faite avec lui, afin que toute chair ne fût plus détruite par un déluge.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un reste ; un petit nombre d’hommes, quelques-uns.

Abraham est l’illustre père d’une multitude de nations, et il ne s’est trouvé personne qui l’égalât en gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 6, 14 ; 7, 1. ― Des alliances, etc. Comparer à Genèse, 9, 14 ; Hébreux, 11, 7.

Il a gardé la loi du Très-Haut, et il est entré en alliance avec lui. Il a institué cette alliance dans sa chair, et, dans l’épreuve, il s’est montré fidèle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Abraham fut, etc. Comparer à Genèse, 12, 2 ; 15, 5 ; 17, vv. 4, 10. ― Père d’une multitude, c’est la signification du nom d’Abraham.

Aussi Dieu lui assura par serment que les nations seraient bénies dans sa race ; il lui promit de le multiplier comme la poussière de la terre, d’élever sa postérité comme les étoiles, de leur donner en héritage depuis la mer jusqu’à l’autre mer, depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 17, 10 ; Galates, 3, 6. ― C’est dans sa chair ; par la circoncision. ― Dans la tentation ; dans l’épreuve à laquelle Dieu soumit sa foi et sa tendresse paternelle, en lui commandant d’immoler son fils Isaac. Voir Genèse, chapitre 22.

De la même manière il confirma en Isaac, à cause de son père Abraham, la bénédiction de tous les peuples et l’alliance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un amas de terre (terræ cumulum) ; le grec peut signifier la poussière de la terre ; le texte de la Genèse (voir Genèse, 13, 16), auquel le sage fait ici allusion, porte également la poussière de la terre.

Et il la fit reposer ensuite sur la tête de Jacob ; il eut égard à lui dans ses bénédictions ; il lui donna le pays en héritage ; il en fit diverses portions, et les partagea entre les douze tribus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Depuis une mer, etc. Ces paroles, qu’on lit expressément à Psaumes, 71, 8, sont équivalentes à celles que le Seigneur adressa à Abraham, après qu’il fut séparé de Loth (voir Genèse, 13, 14-15). ― Un fleuve ; l’Euphrate.