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Ecclésiastique 27
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Beaucoup pèchent pour de l’argent, et celui qui cherche à s’enrichir détourne les yeux.
La cheville s’enfonce entre les jointures des pierres : ainsi le péché pénètre entre la vente et l’achat.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
8 Partagera les blessures ; parce que le traître, en blessant celui qu’il frappe par trahison, se blesse aussi lui-même.
Si tu ne t’attaches pas fortement à la crainte de Dieu, ta maison sera bientôt détruite.
Quand on agite le crible, il reste un tas de rebuts : de même les défauts d’un homme apparaissent dans ses discours.
La fournaise éprouve les vases du potier, et l’épreuve de l’homme est dans sa conversation.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La poussière ; dans le grec, l’ordure.
Le fruit d’un arbre fait connaître le champ qui le porte : ainsi la parole manifeste les sentiments du cœur de l’homme.
Ne loue personne avant qu’il n’ait parlé, car la parole est l’épreuve des hommes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La culture, etc. ; c’est-à-dire que le soin qu’on prend d’un arbre paraît dans son fruit ; on connaît si un arbre a été bien ou mal cultivé par le fruit qu’il produit. ― Ainsi en est-il, etc. ; ainsi la parole, fruit de la pensée du cœur de l’homme, fait connaître ce qu’elle est.
Si tu poursuis la justice, tu l’atteindras, et tu t’en revêtiras comme d’une robe d’honneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Car c’est là, etc. ; c’est par leurs discours qu’on éprouve, qu’on connaît les hommes.
Les oiseaux se réunissent à leurs semblables : de même la vérité retourne à ceux qui la pratiquent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au jour de la reconnaissance (in die agnitionis) ; c’est-à-dire au jour où Dieu connaîtra des bonnes et des mauvaises actions des hommes, au jour du jugement. (pas clair)
Le lion guette sa proie : ainsi le péché guette ceux qui commettent l’injustice.
Le discours de l’homme pieux est toujours sagesse, mais l’insensé est changeant comme la lune.
Pour aller au milieu des insensés, observe le temps ; mais sois continuellement au milieu de ceux qui réfléchissent.
La conversation des insensés est détestable ; leur rire éclate dans la joie du péché.
Le langage de celui qui prodigue les serments fait dresser les cheveux ; quand il dispute, on se bouche les oreilles.
Les disputes des orgueilleux font couler le sang, et leurs invectives font peine à entendre.
Celui qui révèle les secrets perd la confiance, et il ne trouvera plus d’ami à son gré.
Aime ton ami et sois-lui fidèle ; mais, si tu dévoiles ses secrets, ne cours pas après lui.
Car, comme un homme donne la mort à son ennemi, ainsi tu as tué l’affection de ton ami.
Et comme lorsque tu as laissé échapper un oiseau de ta main, ainsi tu as éloigné ton ami, et tu ne le rattraperas plus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu ne courras pas après lui : c’est en vain que tu chercherais à recouvrer son amitié.
Ne le poursuis pas, car il est loin ; il s’est enfui comme une gazelle échappée du filet.
On bande une blessure, après une injure on se réconcilie ; mais celui qui a révélé des secrets n’a plus d’espérance.
Celui qui cligne de l’œil fabrique l’iniquité, et personne ne peut s’en défaire.
En ta présence, il n’aura que douceur sur les lèvres, il admirera tes paroles ; mais ensuite il changera de langage, et donnera un tour fâcheux à tes discours,
Je hais bien des choses, mais rien tant que lui ; le Seigneur aussi l’a en aversion.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est le désespoir, etc. Lorsqu’une personne a été assez malheureuse pour dévoiler les secrets d’un ami, il ne lui reste aucun espoir de retour.
Celui qui jette une pierre en l’air la jette sur sa propre tête : ainsi un coup perfide fait des blessures au perfide.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui cligne les yeux ; en signe d’approbation et de flatterie.
Qui creuse une fosse y tombera, et qui tend un filet y sera pris.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En présence, etc. ; devant toi, il n’aura d’abord à la bouche que des parole mielleuses. ― Il retournera à sa bouche ; il changera de langage.
Celui qui fait le mal le verra rouler sur lui, et il ne saura pas d’où cela lui vient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Non à l’égal de lui ; littéralement je n’ai égalé à lui ; c’est-à-dire je ne hais rien au monde autant que lui.
Le sarcasme et l’outrage sont dans la bouche des orgueilleux, mais la vengeance les guette comme un lion.
Ils seront pris au piège ceux que réjouit le malheur des hommes pieux, et la douleur les consumera avant leur mort.
Le ressentiment et la colère, eux aussi, sont détestables, et le pécheur les possède.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Détourne son œil, son regard de la loi de Dieu, de la vertu, de ses devoirs.