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Ecclésiastique 14

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Heureux l’homme qui n’a pas péché par les paroles de sa bouche, qui n’a pas été meurtri par le remords du péché !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 19, 17.

Heureux celui que son âme ne condamne pas, et qui n’a pas perdu son espérance au Seigneur !

À l’homme sordide la richesse est inutile ; et que servent les trésors à l’homme envieux ?

Celui qui amasse en se privant lui-même amasse pour d’autres ; avec ses biens d’autres vivront dans les délices.

Celui qui est mauvais à lui-même, pour qui sera-t-il bon ? Il ne jouira pas de ses propres trésors.

Il n’y a pas pire que celui qui se refuse tout, et c’est là le juste salaire de sa malice.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui s’envie lui-même ; qui se porte envie à lui-même, en se refusant le nécessaire. ― C’est là la peine, etc. ; c’est-à-dire cette disposition même est la peine, etc.

S’il fait quelque bien, c’est par oubli, et il finit par laisser voir sa malice.

C’est un méchant que celui qui regarde d’un œil d’envie, qui détourne son visage et méprise les âmes.

L’œil de l’avare n’est pas rassasié par une portion, et une funeste convoitise dessèche l’âme.

L’œil mauvais se refuse le pain, et il a faim à sa propre table.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’œil mauvais ; l’œil de l’avare. ― Aux mauvaises choses ; telles que les usures et les autres acquisitions injustes.

Mon fils, selon ce que tu possèdes, fais-toi du bien, et présente au Seigneur de dignes offrandes.

Rappelle-toi que la mort ne tarde pas, et que le pacte du schéol ne t’a pas été révélé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le testament des enfers ; c’est-à-dire l’arrêt touchant l’autre vie, l’autre monde. ― Le testament de ce monde, etc. ; l’arrêt porté contre le monde présent est qu’il mourra sans rémission, inévitablement ; car tels est le sens de l’hébraïsme, il mourra de mort, conservé dans la Vulgate.

Avant de mourir, fais du bien à ton ami ; et, selon tes moyens, étends la main et donne-lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Tobie, 4, 7 ; Ecclésiastique, 4, 1 ; Luc, 16, 9.

Ne te prive pas d’un jour de fête, et ne laisse échapper aucune partie d’un bon désir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’un jour avantageux (a die bono) ; expression qui, d’après ce qui précède et ce qui suit, semble signifier le jour où l’on a les moyens et l’occasion de faire du bien au prochain ; comme ces autres mots précieux don, peuvent naturellement s’entendre des moyens mêmes et de l’occasion de faire du bien.

Est-ce que tu ne laisseras pas à d’autres le fruit de ton labeur, et le fruit de tes peines à la décision du sort ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le partage du sort ; c’est-à-dire qu’ils partageront entre eux par le sort.

Donne et prends, et réjouis ton âme, car il n’y a pas à chercher des délices dans le schéol.

Toute chair vieillit comme un vêtement, car c’est une loi portée dès l’origine ; tu mourras certainement.

Comme la feuille verdoyante sur un arbre touffu ; — il laisse tomber les unes, et fait pousser les autres ; — ainsi en est-il des générations de chair et de sang : les unes meurent, d’autres viennent à la vie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 40, 6 ; Jacques, 1, 10 ; 1 Pierre, 1, 24.

Toute œuvre corruptible finit par périr, et son ouvrier s’en ira avec elle.

Heureux l’homme qui médite sur la sagesse, et qui parle avec son bon sens ;

qui réfléchit dans son cœur sur ses voies, et qui étudie ses secrets ;

qui la poursuit, comme un chasseur, et guette ses entrées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 1, 2. ― Méditera ; ou s’exercera à pratiquer. Comparer à Psaumes, 34, 28.

Il se baisse pour regarder par ses fenêtres, et il écoute à sa porte.

Il s’établit tout près de sa demeure, et fixe ses pieux dans ses parois

Il dresse sa tente auprès d’elle, et il habite dans la maison où se trouve le bonheur.

Il met ses enfants sous sa protection, et s’abrite sous ses rameaux.

À son ombre, il sera garanti contre la chaleur, et il se reposera dans sa gloire.