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Ecclésiastique 41
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Ô mort, que ton souvenir est amer à l’homme qui vit en paix au sein de ses richesses, à l’homme exempt de soucis et qui prospère en tout, et qui est encore en état de goûter le plaisir de la table !
Ô mort, ton arrêt est agréable, à l’indigent, à celui dont les forces sont épuisées, au vieillard accablé d’années et travaillé de mille soins, à celui qui ne se soumet pas à son sort et qui a perdu l’espérance.
Ne redoute point l’arrêt de la mort : souviens-toi de ceux qui t’ont précédé et de ceux qui viendront plus tard.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jugement ; c’est-à-dire sentence, arrêt.
C’est l’arrêt porté par le Seigneur sur toute chair ; et pourquoi te révolter contre le bon plaisir du Très-Haut ? Que tu aies vécu dix ans, cent, mille : dans le schéol on n’est plus en peine de la durée de la vie.
Ce sont des fils abominables que les fils des pécheurs, eux qui fréquentent les demeures des impies.
L’héritage des enfants des pécheurs va à la ruine, et l’opprobre s’attache à leur postérité.
Les enfants d’un père impie lui jettent l’outrage, parce que c’est à cause de lui qu’ils sont dans l’opprobre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Car il n’y a pas, etc. On ne se plaint pas en enfer, c’est-à-dire parmi les morts, dans l’autre vie, d’avoir vécu peu ou longtemps, mais d’avoir mal vécu.
Malheur à vous, hommes impies, qui avez abandonné la loi du Dieu très haut !
Si vous naissez, vous naissez pour la malédiction, et si vous mourez, la malédiction sera votre partage.
Tout ce qui est de la terre retourne à la terre : ainsi les impies vont de la malédiction à la ruine.
Les hommes s’attristent pour leur corps, mais le nom odieux des pécheurs sera anéanti.
Prends soin de ton nom car il te demeurera, plus longtemps que mille grands trésors d’or.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si vous naissez, etc. ; c’est-à-dire votre naissance et votre mort sont maudites, à cause des impiétés que vous commettez volontairement pendant votre vie.
On compte les jours d’une bonne vie, mais un beau nom demeure à jamais.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 40, 11.
Mes enfants, observez en paix mes instructions : Sagesse cachée et trésor invisible, à quoi servent-ils l’un et l’autre ?
Mieux vaut l’homme qui cache sa sottise, que l’homme qui cache sa sagesse.
Donc ayez honte des choses que je vais vous dire. Car toute honte n’est pas bonne à garder, et toutes choses ne sont pas jugées par tous selon la vérité.
Ayez honte de la fornication, devant votre père et votre mère, et du mensonge, devant le prince et le puissant ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 20, 32.
du délit, devant le juge et le magistrat, de la transgression de la loi, devant l’assemblée et le peuple ; de l’injustice, devant le compagnon et l’ami,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui cache sa sagesse ; qui n’en fait pas d’usage pour se perfectionner lui-même, ou pour travailler à la perfection des autres.
du vol, devant les gens du voisinage. Au nom de la vérité de Dieu et de son alliance, aie honte d’appuyer ton coude sur les pains ; de t’attirer le mépris en prenant et en donnant,
et de garder le silence devant ceux qui te saluent ; de regarder une femme débauchée,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Toutes choses, etc. Le sens est : Tous ne sont pas de bonne foi, quand ils disent ce qui leur plaît ou leur déplaît.
et de détourner le visage d’un parent ; de lui prendre sa part et son don, et d’observer une femme mariée ;
d’avoir des familiarités avec ta servante, et ne te tiens pas près de son lit ; aie honte des paroles offensantes devant tes amis, et ne reproche pas après avoir donné.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La paix. Par ce mot les Hébreux désignaient une prospérité complète, toute sorte de biens.