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Ecclésiastique 42

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 51 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Aie honte de répéter ce que tu as entendu, et de révéler des choses secrètes. Ainsi tu auras la vraie honte, et tu trouveras faveur devant tous les hommes. Ne rougis pas de ces choses-ci, et n’aie pas égard aux personnes pour commettre le péché :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne répète pas, etc. C’est la continuation du discours sur les choses dont on doit avoir honte. ― Pour pécher ; jusqu’à commettre le péché. ― Acception de personne ; c’est-à-dire l’injuste préférence que l’on donne à une personne au préjudice d’une autre est un péché grave, sévèrement condamné dans l’Ancien dans le nouveau Testament. Comparer à Lévitique, 19, 15 ; Deutéronome, 1, 17 ; 16, 19 ; Proverbes, 24, 23 ; Jacques, 2, 1.

de la loi du Très-Haut et de son alliance, de la sentence qui justifie l’impie,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ni d’un jugement, etc. ; c’est-à-dire ne rougis pas de condamner un jugement où l’on voudrait absoudre un impie.

de t’entretenir avec des compagnons et des passants, de donner quelque bien à tes amis,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’une affaire ; littéralement d’une parole (de verbo). Dans le texte hébreu, ainsi que dans les Septante et la Vulgate, le mot parole signifie aussi chose, affaire. ― Des voyageurs ; des étrangers qui passent. Comparer à Deutéronome, 1, 16.

d’user de balances justes et de justes poids, d’acquérir beaucoup ou peu,

de ne pas faire de différence dans la vente et avec les marchands, de corriger sévèrement tes enfants, et de frapper jusqu’au sang le dos d’un méchant esclave.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De la corruption, etc. ; d’empêcher la corruption, l’injustice qui se commet entre les vendeurs et les acheteurs.

Avec une méchante femme, le sceau est bon ; et là où il y a beaucoup de mains, mets sous clef.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur une femme, etc. ; il est bon de tenir enfermée une femme légère dans ses mœurs.

Ce que tu livres à tes gens, compte-le et pèse-le, et mets par écrit ce que tu donnes et ce que tu reçois.

Ne rougis pas de réprimander l’insensé et le sot, et le vieillard qui dispute avec des jeunes gens. Et ainsi tu seras véritablement instruit, et approuvé de tout le monde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ni des vieillards ; c’est-à-dire ni de soutenir des vieillards.

Une fille est pour son père un secret souci ; l’inquiétude qu’elle lui donne lui ôte le sommeil : jeune fille, elle passera peut-être la fleur de l’âge ; unie à un mari, elle lui deviendra peut-être odieuse ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La fille cachée chez son père, qui n’est pas encore sortie de la maison paternelle, qui n’est pas encore mariée. Chez les Hébreux les jeunes filles demeuraient toujours cachées et éloignées du commerce et de la vue des hommes jusqu’au moment où elles étaient conduites dans la maison de leur mari. ― Sans être mariée ; littéralement dans son adolescence ; c’est-à-dire dans son état de simple adolescente, de simple fille ; ce qui était un déshonneur même pour le père. Comparer à 1 Corinthiens, 7, 36.

vierge, elle pourrait se laisser séduire, et devenir enceinte dans la maison paternelle ; avec un mari, peut-être sera-t-elle infidèle, et, habitant avec lui, peut-être restera-t-elle stérile.

À l’égard d’une fille opiniâtre, exerce une sévère vigilance de peur qu’elle ne fasse de toi la risée de tes ennemis, la fable de la ville et l’objet des propos publics, et ne te déshonore au milieu de tout le peuple.

Ne regarde pas à la beauté de tout homme, et ne t’assieds pas au milieu des femmes ;

car des vêtements sort la teigne, et de la femme la malice féminine.

Un homme méchant vaut mieux qu’une femme caressante, car la femme couvre d’opprobre et de honte. Prologue : Grandeur de Dieu dans la création (xlii, 15-17), sa science (xlii, 18-20), sa sagesse manifestée en son œuvre (xlii, 21-25). Le soleil (xliii, 1-5), la lune et les étoiles (xliii, 6-10) ; arc-en-ciel (xliii, 11, 12), orage (xliii, 13-16), neige (xliii, 17-19), gelée et chaleur (xliii, 20-22), mer (xliii, 23-26). Conclusion : impossible de louer Dieu autant qu’il en est digne (xliii, 27-33).

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vaut mieux, etc. ; il vaut mieux avoir à souffrir l’injustice d’un homme que de recevoir des bienfaits d’une femme, qui pourrait les faire payer bien cher. ― Et qu’une femme, etc. La plupart des traducteurs et des interprètes regardent cette dernière phrase comme un simple explicatif ; de sorte qu’il ne s’agirait que d’une seule et même femme ; la teneur du texte, qui est la même dans le grec et dans la version Sixtine, nous semble s’y opposer.

Je vais rappeler les œuvres du Seigneur, et publier ce que j’ai vu. C’est par la parole du Seigneur que ses œuvres ont été faites.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les paroles du Seigneur ; c’est-à-dire dans les divines Ecritures sont racontées ses œuvres ; ou selon d’autres, par la parole du Seigneur sont produites, conservées et gouvernées ses œuvres ; mais nous pensons avec Bossuet que la première interprétation est plus conforme à ce qui suit.

Le soleil qui les éclaire les contemple toutes ; ouvrage du Seigneur, il est rempli de sa gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le soleil répand partout sa lumière ; la gloire du Seigneur se répand dans tous ses ouvrages. Comparer à Psaumes, 18, 5-6 ; Habacuc, 3, 3.

Le Seigneur n’a pas rendu ses saints capables d’annoncer toutes ses merveilles, que le Seigneur tout-puissant a solidement établies, pour que tout l’univers soit affermi par sa gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les saints ; probablement les prophètes et les autres écrivains divinement inspirés.

Il sonde les profondeurs de l’océan et le cœur des hommes, et il connaît leurs desseins les plus subtils. Car le Seigneur possède toute science, et il voit les signes du temps.

Il annonce le passé et l’avenir, et il dévoile les traces des choses cachées.

Aucune pensée ne lui échappe, aucune parole n’est cachée pour lui.

Il a orné les grandes œuvres de sa sagesse ; il est avant tous les siècles, et il subsistera à jamais ; rien n’a été ajouté à son être, et il n’en a été rien ôté ; et il n’a eu besoin d’aucun conseiller.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui est avant, etc. ; qui est avant tous les siècles, et qui sera dans tous les siècles.

Comme toutes ses œuvres sont belles ! Et ce qu’on en contemple n’est qu’une étincelle.

Tout est vivant et demeure à jamais, pour tous les usages, et tout obéit au Créateur.

Tout est par couple, un individu en face d’un autre, et il n’a rien fait qui aille à la ruine.

L’un assure le bonheur de l’autre : qui pourra se rassasier de voir la gloire du Seigneur ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sont doubles ; comme composés de deux. Voir pour ce mot et les suivants, Ecclésiastique, 33, 15. ― Il n’a rien fait de défectueux ; au contraire cette diversité et cette opposition dans les choses de la nature, entretient entre elles un ordre et une harmonie admirables, qui prouvent la puissance et la sagesse de Dieu.