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Ecclésiastique 37

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 51 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Tout ami dit : « Moi aussi je suis ton ami ; » mais tel ami ne l’est que de nom.

N’est-ce pas un chagrin jusqu’à la mort, quand un compagnon et un ami se changent en ennemis ?

Ô pensée perverse, d’où es-tu sortie, pour couvrir la terre de tromperie ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De sa (illius). Ce pronom se rapporte au faux ami dont il vient d’être parlé.

Le compagnon d’un ami se réjouit de ses joies, et, au jour de l’adversité, il se tourne contre lui !

Un compagnon partage la peine de son ami dans l’intérêt de son ventre, et, en face du combat, il prend son bouclier !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour son ventre qu’il ne peut plus satisfaire à la table de son ami devenu malheureux.

N’oublie pas ton ami dans ton cœur, et, au sein de l’opulence, ne perds pas son souvenir.

Tout conseiller donne des conseils, mais il en est qui conseillent dans leur propre intérêt.

Vis-à-vis d’un conseiller, tiens-toi sur tes gardes, et cherche d’abord à savoir quel est son intérêt, — car c’est pour lui-même qu’il conseillera, — afin qu’il ne jette pas le sort sur toi,

et qu’il ne dise pas : « Ta voie est bonne » ; puis il se tiendra de l’autre côté pour voir ce qui t’arrivera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car c’est à lui qu’il pensera ; c’est-à-dire à son intérêt personnel ; littéralement à son esprit ; en supposant (ce qui nous paraît très probable) que les mots animo suo soient au datif, et signifient à sa personne, à lui, comme animæ suæ.

Ne consulte pas un homme qui te regarde en-dessous, et cache ta résolution à celui qui te jalouse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’il ne plante, etc. On mettait du bois ou une pierre dans le chemin pour faire trébucher les passants. Comparer à Ecclésiastique, 31, 7.

Ne consulte pas une femme sur sa rivale, un lâche sur la guerre, un marchand sur un échange, un acheteur sur une vente, un envieux sur la reconnaissance, un homme sans compassion sur un acte charitable, un paresseux sur un travail quelconque, un mercenaire de la maison sur l’achèvement d’un travail, un esclave paresseux sur une grosse besogne : ne fais fonds sur ces gens pour aucun conseil.

Mais sois assidu près d’un homme pieux, que tu connais comme observateur des commandements, dont le cœur est selon ton cœur, et qui, si tu tombes, souffrira avec toi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec un homme irréligieux, etc. Depuis ce verset jusqu’au 14e, où se trouve l’apodose, c’est une ironie ou une concession continuée.

Ensuite tiens-toi à ce que ton cœur te conseille, car personne ne t’est plus fidèle que lui.

Car l’âme de l’homme annonce parfois plus de choses que sept sentinelles postées sur une hauteur pour observer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’achèvement de l’année (de consummatione anni) ; c’est-à-dire de tout le travail qui doit être fait pendant un an.

Et avec tout cela prie le Très-Haut, afin qu’il dirige sûrement ta voie.

Avant toute œuvre est la parole : avant toute entreprise, la réflexion.

Comme trace du changement du cœur apparaissent quatre choses :

le bien et le mal, la vie et la mort ; et la langue est toujours leur maîtresse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mieux ; mot implicitement contenu dans l’adverbe quam, qui, par hébraïsme, est mis pour plus que (plus quam). Comparer au 1° au milieu des Observations préliminaires des Psaumes.

Tel homme est prudent et le docteur d’un grand nombre, mais il est inutile à lui-même.

Celui qui affecte la sagesse dans ses paroles est odieux ; il finira par manquer de toute nourriture.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’une parole, etc. ; littéralement avant toutes tes œuvres, qu’une parole véridique te précède.

Car le Seigneur ne lui a pas donné sa faveur, parce qu’il est dépourvu de toute sagesse.

Tel sage est sage pour lui-même, et les fruits de son savoir sont assurés sur ses lèvres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A son âme il a été doux ; il a trouvé de la douceur pour son âme en instruisant les autres.

L’homme sage instruit son peuple, et les fruits de son savoir sont assurés.

L’homme sage est comblé de bénédictions, et tous ceux qui le voient le proclament heureux.

La vie de l’homme est d’un nombre restreint de jours, mais les jours d’Israël sont sans nombre.

Le sage obtient la confiance au milieu de son peuple, et son nom vivra à jamais.

Mon fils, pour ta manière de vivre, consulte ton âme ; vois ce qui lui est nuisible et ne le lui donne pas.

Car tout n’est pas bon pour tous, et chacun ne trouve pas son bien-être en tout.

Ne sois pas insatiable devant toute friandise, et ne te jette pas avidement sur les mets ;

car l’excès de la nourriture amène des incommodités, et l’intempérance conduit jusqu’à la colique.

À cause de l’intempérance beaucoup sont morts, mais celui qui s’abstient prolonge sa vie.