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Ecclésiastique 4

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Mon fils, ne prive pas le pauvre de sa subsistance, ne fais pas attendre les yeux de l’indigent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Tobie, 4, 7. ― Son aumône ; expression qui prouve que l’aumône est véritablement un bien dû aux pauvres ; et que par conséquent nous commettons une espèce de vol, lorsque nous leur refusons ce dont ils ont besoin, et qui nous est superflu. Les Pères de l’Eglise n’ont jamais donné à ce texte d’autre signification.

N’afflige pas l’âme de celui qui a faim, et n’aigris pas l’homme indigent dans sa détresse.

N’irrite pas davantage un cœur exaspéré, et ne diffère pas de donner au nécessiteux.

Ne repousse pas le suppliant qui souffre, et ne détourne pas ton visage du pauvre.

Ne détourne pas ton regard du nécessiteux, et ne lui donne pas occasion de te maudire ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause de sa colère ; de peur qu’irrité, il ne prononce contre toi des malédictions qui ne seront pas sans effet. Les paroles suivantes et celles du verset 6 confirment ce sens ; cependant d’autres traduisent les paroles propter iram, par dans ta colère, par irritation, en les rapportant à mon fils (filii) du 1er verset ; d’autres, enfin, les entendent de la colère de Dieu.

car s’il te maudit dans l’amertume de son âme, celui qui l’a fait écoutera sa prière.

Rends-toi agréable à la société, et devant un grand abaisse ton front.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Humilie ton âme ; hébraïsme, pour humilie ta personne, toi.

Prête l’oreille au pauvre, et fais-lui avec douceur une réponse qui le réjouisse.

Tire l’opprimé des mains de l’oppresseur, et ne sois pas pusillanime quand tu rends la justice.

Sois comme un père pour les orphelins, comme son mari pour leur mère ; et tu seras comme un fils du Très-Haut, qui t’aimera plus que ta mère.

La sagesse exalte ses enfants, et prend soin de ceux qui la cherchent.

Celui qui l’aime aime la vie, et ceux qui la cherchent avec empressement sont remplis de joie.

Celui qui la saisit aura la gloire en partage, et, partout où il entrera, le Seigneur le bénira.

Ceux qui la servent, servent le Saint, et ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur.

Celui qui l’écoute jugera les nations, et celui qui vient à elle habitera en sécurité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au saint ; c’est-à-dire à Dieu même, qui est le saint des saints.

Celui qui met en elle sa confiance l’aura en partage, et sa postérité en gardera la possession.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jugera ; c’est-à-dire pourra juger.

Car, au début, elle s’engage avec lui dans une voie difficile ; elle amène sur lui la crainte et la frayeur ; elle le tourmente par sa dure discipline, jusqu’à ce qu’elle puisse se fier à lui, et qu’elle l’ait éprouvé par ses prescriptions.

Mais alors, elle revient à lui par le droit chemin ; elle le réjouit et lui révèle ses secrets.

S’il s’égare, elle l’abandonne, et le livre à sa perte.

Observe le temps et garde-toi du mal, et n’aie pas à rougir de toi-même.

Il y a une honte qui amène le péché, et il y a une honte qui attire la gloire et la grâce.

N’aie égard à personne au préjudice de ton âme, et ne rougis pas pour ta perte.

Ne retiens pas une parole au temps de salut,[et ne cache pas ta sagesse par vaine gloire] ;

car c’est au langage qu’on reconnaît la sagesse, aux paroles de la langue que se montre la science.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour ton âme ; pour sauver ton âme, lorsqu’il s’agit du salut de ton âme.

Ne contredis pas la vérité, mais rougis de manquer d’instruction.

N’aie pas honte de confesser tes péchés, et ne lutte pas contre le cours du fleuve.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne fais pas acception, etc. ; n’aie pas d’égard, de préférence pour certaines personnes plutôt que d’autres. Littéralement, n’accepte pas, n’accueille pas la face. ― Ni de mensonge ; c’est-à-dire n’accepte pas, ne commets pas de mensonge. Le mot face se met souvent en hébreu et même dans la Vulgate pour personne, individu. ― Contre ta propre personne, ou face ; c’est-à-dire à ton propre détriment. ― Contre ton âme. Le mot âme s’emploie également pour personne.

Ne te soumets pas à un homme insensé, et n’aie pas égard à la personne d’un puissant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne respecte pas, etc. ; qu’un faux respect pour ton prochain ne t’empêche pas de le reprendre, quand il tombe dans quelque faute.

Jusqu’à la mort combats pour la vérité, et le Seigneur Dieu combattra pour toi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La parole ; c’est-à-dire tes avis, tes conseils. ― Dans un temps de salut ; lorsque cette parole pourrait être salutaire à ton prochain. Comparer au verset précédent. ― Dans sa beauté ; quand il est beau et glorieux pour elle de la faire connaître.

Ne sois pas dur dans ton langage, paresseux et lâche dans tes actions.

Ne sois pas comme un lion dans ta maison, ni capricieux au milieu de tes serviteurs.

Que ta main ne soit pas étendue pour recevoir, et retirée en arrière pour donner.