Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Ecclésiastique 30 Ecclésiastique 31 sur 51 chapitres Ecclésiastique 32 →

Ecclésiastique 31

Écouter Ecclésiastique en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 51 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Les veilles du riche consument les chairs, et les soucis lui enlèvent le sommeil.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La richesse (honestatis). Voir Ecclésiastique, 13, 2.

Un souci perpétuel empêche le sommeil, comme une maladie grave le bannit.

Le riche travaille pour amasser des richesses, et, quand il se repose, il se rassasie de plaisirs.

Le pauvre travaille, faute d’avoir de quoi vivre, et, quand il se repose, il manque de tout.

Celui qui aime l’or ne sera pas sans péché, et celui qui poursuit la corruption sera rassasié.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Celui qui aime l’or, etc. Comparer à Proverbes, 28, 20 ; 1 Timothée, 6, 9-10.

Beaucoup ont été livrés à la ruine à cause de l’or, et leur perte était devant eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Beaucoup, etc. Comparer à Ecclésiastique, 8, 3.

L’or est un bois de scandale pour ceux qui lui sacrifient ; tout insensé y sera pris.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est un bois achoppement jeté malicieusement dans un chemin pour faire tomber les passants. La même idée est exprimée plus bas, voir Ecclésiastique, 37, 10-11, et une semblable dans Lamentations, 5, 13, où la Vulgate a parfaitement rendu le verbe hébreu câschâlou par corruerunt. D’autres l’entendent de l’arbre de la science du bien et du mal, lequel était dans le paradis terrestre, et qui est devenu, par la faute de nos premiers parents, un arbre de chute ; d’autres des idoles, qui souvent étaient faites de bois (voir Isaïe, 44, 15) ; car l’avarice est une vraie idolâtrie (voir Ephésiens, 5, 5 ; Colossiens, 3, 5). D’autres, enfin, prétendent simplement que, comme il y a des pierres qui se trouvent tout naturellement sur le chemin, et qui font tomber lorsqu’on s’y heurte, il y a de même sur la voie des bois qui font tomber de la même manière. Cette dernière interprétation paraît la plus rigoureusement conforme à la simple expression du texte, bois d’achoppement ; mais suivante, ceux qui sacrifient, rend la troisième explication assez probable.

Heureux le riche qui sera trouvé sans tache, et qui n’est pas allé après l’or !

Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.

Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l’a pas violée, faire le mal et ne l’a pas fait ?

Sa fortune sera affermie, et l’assemblée publiera ses bienfaits.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’assemblée des saints, des Israélites fidèles.

As-tu pris place à une table bien servie, n’ouvre pas la bouche devant elle, et ne dis pas : « Il y a sur elle bien des mets. »

Souviens-toi que l’œil envieux est chose mauvaise ; rien a-t-il été créé de plus mauvais que l’œil envieux ?Aussi pleure-t-il de tout visage.

Où il regarde, n’étends pas la main, et ne te heurte pas avec lui dans le plat.

Juge des désirs du prochain d’après toi-même, et agis en toutes choses avec réflexion.

Commentaire (versets 14 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 14 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

L’œil mauvais ; c’est l’œil d’un homme avare et avide, qui pleure, lorsqu’il voit manger les autres plus qu’il ne voudrait, regardant cela comme une dépense superflue. C’est dans ce même esprit d’avarice que Judas se plaignit si amèrement de ce que Marie, sœur de Lazare, oignait les pieds de Jésus avec un parfum de grand prix. ― Lorsqu’il verra ; selon le grec : Là où il regardera ; et suivant la version Sixtine : Partout où il regardera. Dans l’un et dans l’autre textes, ces mots font partie du verset suivant ; dans l’édition latine de Turin, que nous suivons et qui a été approuvée par le Saint-Siège, ils sont rangés dans le 15e, mais la ponctuation les rattache au 16e ; de manière que le sens paraît être : Sur les mets sur lesquels il fixera ses yeux, ne porte pas la main le premier, de peur que par des manières ou des paroles insinuantes, inspirées par l’envie, il ne te fasse passer pour un indiscret et un gourmand, ce qui te flétrirait aux yeux des convives, et te couvrirait de confusion.

Mange, comme il convient à un homme, de ce qui est devant toi, et ne mâche pas avec bruit, de peur d’inspirer du dégoût.

Cesse le premier par bonne éducation, et ne te montre pas insatiable, de peur de scandaliser.

Si tu es assis en nombreuse compagnie, n’étends pas la main avant les autres.

Qu’il suffit de peu à un homme bien élevé ! Aussi, sur sa couche, il respire librement.

Le sommeil salutaire est pour l’estomac sobre ; on se lève matin et on a l’esprit à soi. Les douleurs de l’insomnie, les vomissementset la colique sont pour l’homme intempérant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cesse le premier de manger.

Si tu as été amené à trop manger, lève-toi, promène-toi au large, et tu seras soulagé.

Écoute-moi, mon fils, et ne me méprise pas, et à la fin tu éprouveras la vérité de mes paroles : Dans toutes tes actions, sois diligent, et aucune maladie ne te surviendra.

Les lèvres bénissent celui qui est libéral en ses repas, et le témoignage rendu à sa générosité est vrai.

La ville murmure contre celui qui est avare en ses repas, et le témoignage rendu à son avarice est exact.

Ne fais pas le brave avec le vin, car le vin en a fait périr beaucoup.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Conseil médical, qui n’a d’ailleurs rien de commun avec la pratique des Romains dégénérés, interrompant de cette manière leurs festins par intempérance.

La fournaise éprouve l’acier quand on le trempe ; de même le vin éprouve les cœurs quand les orgueilleux se querellent.

Le vin est comme la vie pour l’homme, si tu le bois dans sa juste mesure. Quelle vie a celui qui manque de vin ? Et certes le vin a été fait pour réjouir les hommes.

Allégresse du cœur et joie de l’âme, tel est le vin pris à temps, dans une juste mesure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De sa vérité ou de sa justice, de son équité (veritatis illius), ou mieux, selon le grec et la version Sixtine, selon sa bonté ; ce qui est en effet plus conforme au contexte.

Amertume de l’âme est le vin bu en abondance, alors qu’on est excité et qu’on se dispute.

L’ivresse échauffe la fureur de l’insensé et le fait tomber ; elle diminue les forces et amène des blessures.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Judith, 13, 4-11.

Dans un festin, ne fais pas de reproches au prochain, et ne le traite avec mépris pendant qu’il est dans la joie ; ne lui adresse pas de paroles injurieuses, et ne le presse pas, en lui redemandant quelque chose.