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Ecclésiastique 36
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Crédits
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Ayez pitié de nous, Maître, Dieu de l’univers et regardez ;
et répandez votre terreur sur toutes les nations.
Levez votre main contre les peuples étrangers, et qu’ils sentent votre puissance !
De même que vous avez montré devant eux votre sainteté en nous punissant, ainsi montrez votre grandeur devant nous en les châtiant ;
et qu’ils apprennent, comme nous l’avons appris nous-mêmes, qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous, Seigneur !
Renouvelez les prodiges, et reproduisez les merveilles ;
glorifiez votre main et votre bras droit.
Réveillez votre courroux et répandez votre colère ;
détruisez l’adversaire et anéantissez l’ennemi.
Hâtez le temps et souvenez-vous du serment ; et qu’on célèbre vos hauts faits !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Souvenez-vous de la fin que vous devez mettre à nos maux ; le terme n’en est-il pas encore venu ?
Que par un feu ardent soit dévoré celui qui serait échappé, et que ceux qui maltraitent votre peuple trouvent leur perte.
Brisez les têtes des chefs des ennemis, qui disent : « Il n’y a que nous ! »
Rassemblez toutes les tribus de Jacob, et rendez-leur l’héritage tel qu’au commencement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rassemblez, etc. Après la captivité de Babylone, tous les Juifs ne revinrent pas dans la Judée ; une grande partie demeura dispersée parmi les nations.
Seigneur, ayez pitié de votre peuple, qui est appelé de votre nom, et d’Israël, que vous avez fait semblable à un premier-né.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur qui, etc. ; ou qui a été appelé de votre nom, qui porte votre nom. Comparer à Deutéronome, 28, 10. ― Que vous avez traité, etc. Voir Exode, 4, 22.
Prenez compassion de la ville de votre sanctuaire, de Jérusalem, le lieu de votre repos.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Votre repos ; c’est-à-dire votre demeure.
Remplissez Sion de vos oracles, et votre peuple de votre gloire.
Rendez témoignage à ceux qui sont vos créatures dès le commencement, et accomplissez les promesses faites en votre nom.
Récompensez ceux qui espèrent en vous, et que vos prophètes soient trouvés véridiques. Exaucez, Seigneur, la prière de ceux qui vous implorent,
selon la bénédiction d’Aaron sur votre peuple ; et que tous les habitants de la terre reconnaissent que vous êtes le Seigneur, le Dieu des siècles !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les bénédictions d’Aaron. Voir Nombres, 6, verset 23 et suivants.
L’estomac reçoit toute espèce de nourriture, mais tel aliment est meilleur qu’un autre.
Le palais discerne au goût la viande sauvage : ainsi le cœur sensé reconnaît la parole mensongère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le palais discerne ; littéralement touche. Dans une phrase semblable, de Job (voir Job, 12, 11), la Vulgate, conformément au texte hébreu, porte juge en discernant (dijudicat).
Le cœur pervers cause du chagrin, mais l’homme d’expérience se met en garde contre lui.
La femme reçoit toute espèce de mari, mais telle fille est meilleure qu’une autre.
La beauté de la femme réjouit le visage, et surpasse tout désir de l’homme.
Si la bonté et la douceur sont sur sa langue, son mari n’est plus un simple enfant des hommes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son mari n’est pas, etc. ; son mari n’est pas semblable au commun des hommes ; il a en cela un avantage qui n’est pas commun parmi eux. ― Les fils des hommes ; hébraïsme, pour les hommes mêmes, les humains.
Celui qui acquiert une femme a le principe de sa fortune, une aide semblable à lui et une colonne d’appui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A le commencement, etc. ; le fondement de sa maison, de sa fortune. ― C’est un aide, etc. ; allusion au passage de Genèse, 2, 18. ― Un ferme, etc. ; littéralement une colonne comme repos (columna ut requies).
Là où il n’y a pas de haie, le domaine est au pillage ; là où il n’y a pas de femme, l’homme errant gémit.
Qui se fie au brigand agile, qui court de ville en ville ? Ainsi en est-il de l’homme qui n’a pas de demeure, et qui prend son gîte où la nuit le surprend.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tout prêt ; littéralement qui a retroussé sa robe et la serre par la ceinture (succinctus) ; ce qui l’a rendu plus dégagé et plus libre de ses mouvements.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme en leur présence, etc. De même qu’ils ont vu de leurs propres yeux que vous avez montré votre sainteté parmi nous, en nous punissant, de même aussi vous montrerez à nos yeux votre grandeur en les châtiant.