Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Job 37 Job 38 sur 42 chapitres Job 39 →

Job 38

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Alors Yahweh répondit à Job du sein de la tempête, et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

IVe partie : Apparition et discours de Dieu, du chapitre 38 au chapitre 41. ― Ce que Job avait si ardemment souhaité, voir Job, 13, 22, arrive enfin : Dieu apparaît. Le mystère de la souffrance n’a pas encore été complètement éclairci. Il est démontré que la thèse des trois premiers adversaires de Job est insoutenable ; il est établi que les idées de Job ne sont pas non plus toutes également justes ; cependant Eliu lui-même n’a pas dit le dernier mot. Les souffrances du saint patriarche ont eut pour but de manifester la sincérité de sa vertu et de démontrer que la fidélité au devoir peut subsister dans la mauvaise comme dans la bonne fortune, mais aucun des interlocuteurs ne l’a soupçonné, et, à vrai dire, ce but ne pouvait être connu que par une révélation. A Dieu seul il appartient de trancher le différend ; lui seul peut distribuer à chacun le blâme et l’éloge, déclarer Job innocent, tout en lui reprochant les excès de parole dans lesquels il s’est laissé entraîner ; faire sentir à ses trois amis leur dureté et leur opiniâtreté. Il semble que Dieu ne saurait intervenir sans s’abaisser, et cependant comme il apparaît en maître souverain ! Il ne se justifie pas, il ne dit pas un seul mot pour expliquer sa conduite, il dédaigne de parler des questions spéculatives qui ont été l’objet du débat ; il a fait résoudre le problème en tête du livre par l’écrivain inspiré, qui nous a découvert le secret divin dans le prologue. Maintenant les choses se passent tout autrement que Job ne l’avait imaginé, quand il réclamait la présence de Dieu. Surpris, accablé par les questions que son Seigneur lui adresse, il comprend quelle a été sa présomption et son imprudence, il s’humilie et se tait. Dieu veut nous rappeler notre ignorance, nous apprendre à nous abaisser devant lui et à reconnaître que la véritable sagesse consiste à ne pas tenter de pénétrer ce qui est impénétrable. Comment pourrions-nous sonder les plans du Seigneur et scruter ses desseins, puisqu’il est si grand et que nous sommes si petits ?

Quel est celui qui obscurcit ainsi le plan divin, par des discours sans intelligence ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Discours de Dieu, du chapitre 38 au chapitre 41. ― Il se divise en trois parties. La première renferme la description des phénomènes de l’ordre physique, la seconde la description du règne animal, la troisième celle de deux animaux particulièrement remarquables, l’hippopotame et le crocodile. La première et la seconde partie sont à peu près d’égale longueur, chapitre 38, versets 1 à 38 ; du chapitre 38, verset 39, au chapitre 39, verset 30 ; la troisième a près du double de longueur, chapitres 40 et 41. ― Ire partie, chapitre 38, versets 1 à 38. ― 1° Dieu interroge Job. Lui qui veut disputer avec le Tout-Puissant, a-t-il assisté à la création, à l’emprisonnement de l’océan et à l’asservissement de la lumière ? Versets 2 à 15. ― 2° A-t-il découvert le secret des mystères de la nature, versets 16 à 30, et ― 3°, en particulier des lois qui régissent les astres ? Versets 31 à 38.

Ceins tes reins, comme un homme : je vais t’interroger, et tu m’instruiras.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ceins, etc. Ceindre ses reins se disait chez les anciens Hébreux d’un homme qui entreprend un voyage, ou qui va au combat. ― Et tu me répondras ; littéralement et par hébraïsme : Et réponds-moi.

Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre ? Dis-le, si tu as l’intelligence.

Qui en a fixé les dimensions ? Le sais-tu ? Qui a tendu sur elle le cordeau ?

Sur quoi ses bases reposent-elles, ou qui en a posé la pierre angulaire,

quand les astres du matin chantaient en chœur, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris d’allégresse ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les fils de Dieu ; c’est-à-dire les anges. Comparer à Job, 1, 6.

Qui a fermé la mer avec des portes, lorsqu’elle sortit impétueuse du sein maternel ;

quand je lui donnai les nuages pour vêtements, et pour langes d’épais brouillards ;

quand je lui imposai ma loi, que je lui mis des portes et des verrous,

et que je lui dis : « Tu viendras jusqu’ici, non au delà ; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots » ?

As-tu, depuis que tu existes, commandé au matin ? As-tu indiqué sa place à l’aurore,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son lieu ; le lieu où elle doit naître.

pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre et qu’elle en secoue les méchants ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

As-tu tenu, en les ébranlant, les extrémités de la terre, comme on saisit les deux bords d’un manteau ou d’un tapis pour le secouer.

pour que la terre prenne forme, comme l’argile sous le cachet, et qu’elle se montre parée comme d’un vêtement ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Elle ; c’est-à-dire la terre. Cette explication, donnée par beaucoup d’interprètes, paraît la plus simple, la plus naturelle et la mieux liée à ce qui précède ; mais alors il faut supposer que dans la Vulgate, le substantif signaculum est mis pour l’adjectif signatorium, sorte d’hébraïsme qu’elle imite d’ailleurs assez souvent. Le sens de ce passage expliqué grammaticalement de cette manière sera donc que la terre, après que les méchants en auront disparu, reprendra son ancienne forme, comme une terre molle reprend la sienne, après qu’on y a appliqué un cachet, parce qu’elle n’a pas assez consistance pour conserver l’empreinte du cachet. ― Un vêtement magnifique, splendide ; c’est le sens de l’hébreu. ― Une terre molle de cachet. Les Orientaux se servent encore aujourd’hui, en guise de cire à sceller, d’une argile particulière.

pour que les malfaiteurs soient privés de leur lumière, et que le bras levé pour le crime soit brisé ?

Es-tu descendu jusqu’aux sources de la mer, t’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ?

Les portes de la mort se sont-elles ouvertes devant toi, as-tu vu les portes du sombre séjour ?

As-tu embrassé l’étendue de la terre ? Parle, si tu sais toutes ces choses.

Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière, et où se trouve la demeure des ténèbres ?

Tu pourrais les saisir en leur domaine, tu connais les sentiers de leur séjour !…

Tu le sais sans doute, puisque tu étais né avant elles ; le nombre de tes jours est si grand !…

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Alors ; quand j’ai créé toutes ces choses.

Es-tu entré dans les trésors de la neige ? As-tu vu les réservoirs de la grêle,

que je tiens prêts pour le temps de la détresse, pour les jours de la guerre et du combat ?

Commentaire (versets 22 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 22 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu tient la foudre, la neige, la grêle, les vents, la tempête, comme des armes toutes prêtes à agir contre ses ennemis. Comparer à Psaumes, 32, 7 ; 134, 7 ; Jérémie, 10, 13 ; 50, 25.

Par quelle voie la lumière se divise-t-elle, et le vent d’orient se répand-il sur la terre ?

Qui a ouvert des canaux aux ondées, et tracé une route aux feux du tonnerre,

afin que la pluie tombe sur une terre inhabitée, sur le désert où il n’y a point d’hommes ;

pour qu’elle arrose la plaine vaste et vide, et y fasse germer l’herbe verte !

La pluie a-t-elle un père ? Qui engendre les gouttes de la rosée ?

De quel sein sort la glace ? Et le givre du ciel, qui l’enfante,

pour que les eaux durcissent comme la pierre, et que la surface de l’abîme se solidifie ?

Est-ce toi qui serres les liens des Pléiades, ou pourrais-tu relâcher les chaînes d’Orion ?

Est-ce toi qui fais lever les constellations en leur temps, qui conduis l’Ourse avec ses petits ?

Connais-tu les lois du ciel, règles-tu ses influences sur la terre ?

Élèves-tu ta voix jusque dans les nues, pour que des torrents d’eau tombent sur toi ?

Est-ce toi qui lâches les éclairs pour qu’ils partent, et te disent-ils : « Nous voici ! »

Qui a mis la sagesse dans les nuées, ou qui a donné l’intelligence aux météores ?

Qui peut exactement compter les nuées, incliner les urnes du ciel,

pour que la poussière se forme en masse solide et que les glèbes adhèrent ensemble ?

Est-ce toi qui chasses pour la lionne sa proie, qui rassasies la faim des lionceaux,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Empliras-tu l’âme ; c’est-à-dire rassasieras-tu la faim. ― IIe partie du discours de Dieu, du chapitre 38, verset 39 au chapitre 39, verset 35. Description du règne animal. ― 1° Nourriture du lion et du corbeau, enfantement de la biche, du chapitre 38, verset 39 au chapitre 39, verset 4. ― 2° Comparaison des animaux domestiques avec les animaux sauvages, du buffle avec le bœuf, de l’onagre avec l’âne, chapitre 39, versets 5 à 12. ― 3° Description de l’autruche, versets 13 à 18. ; ― 4° du cheval, versets 19 à 25 ; ― 5° de l’aigle, versets 26 à 30. ― Après ce tableau de sa puissance, Dieu demande à Job s’il va lui répondre. Job confesse qu’il a parlé avec légèreté et qu’il aurait dû se taire, versets 31 à 35.

quand ils sont couchés dans leur tanière, qu’ils se tiennent en embuscade dans le taillis ?

Qui prépare au corbeau sa pâture, quand ses petits crient vers Dieu, qu’ils errent çà et là, sans nourriture ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 146, 9.