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Job 27

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Job reprit son discours et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Job, prenant, etc., littéralement et par hébraïsme Job ajouta, reprenant. ― Sa parabole ; c’est-à-dire l’oracle sacré que Dieu lui inspirait ; car tel est le sens qu’a ce mot dans le texte sacré. ― Xe discours de Job, chapitres 27 et 28. ― Les amis de Job ne lui répondant plus, il reste comme maître du champ de bataille. Il en profite pour compléter sa victoire dans deux discours. Dans le premier, en pensant à ses amis, dans le second, en ne songeant plus à eux, il ouvre toute son âme, il développe ses idées et ses croyances, il exprime ses craintes par rapport à son propre sort et fait connaître ses vues sur la Providence. Au commencement du premier discours, ― 1° il atteste à ses amis que sa vie tout entière dément leur accusation ; il ne peut s’avouer coupable, car il ne l’est pas : s’il le faisait, il trahirait la vérité et mériterai ainsi ses souffrances, chapitre 27, versets 2 à 12. ― 2° Il reconnaît d’ailleurs que la Providence punit souvent le pécheur, même en ce monde, mais cette loi souffre des exceptions, versets 13 à 23. ― 3° Les voies de Dieu sont cachées ; l’homme peut bien sonder les profondeurs de la terre, chapitre 28, versets 1 à 11 ; ― 4° mais non les profondeurs de Dieu ; l’enfer ou le scheôl lui-même ne le peut, versets 12 à 22. ― 5° Seul Dieu connaît ses propres secrets ; à l’homme d’avoir la crainte de Dieu, versets 23 à 28. 5 Ils seront ensevelis, etc. ; c’est-à-dire selon l’opinion assez commune, qu’ils mourront privés de la sépulture.

Par le Dieu vivant qui me refuse justice, par le Tout-Puissant qui remplit mon âme d’amertume :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vive Dieu ! littéralement Dieu vit ! formule de serment qui équivaut à : Je jure que. ― Qui a écarté mon jugement ; qui ne m’a pas permis de justifier mon innocence.

aussi longtemps que j’aurai la respiration, que le souffle de Dieu sera dans mes narines,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un souffle de Dieu ; c’est-à-dire un souffle accordé par Dieu.

mes lèvres ne prononceront rien d’inique, ma langue ne proférera pas le mensonge.

Loin de moi la pensée de vous donner raison ! Jusqu’à ce que j’expire, je défendrai mon innocence.

J’ai entrepris ma justification, je ne l’abandonnerai pas ; mon cœur ne condamne aucun de mes jours.

Que mon ennemi soit traité comme le méchant ! Que mon adversaire ait le sort de l’impie !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est mon ennemi et mon adversaire qui doivent être regardés comme impies et injustes, puisque n’admettant pas que quelques fois Dieu punit les justes pour les éprouver, et qu’il laisse souvent les pécheurs impunis dans cette vie, ils accusent par là même Dieu de ne pas toujours observer les règles de la justice ; ce qui est une véritable impiété.

Quel sera l’espoir de l’impie quand Dieu le retranchera, quand il retirera son âme ?

Est-ce que Dieu écoutera ses cris, au jour où l’angoisse viendra sur lui ?

Trouve-t-il ses délices dans le Tout-Puissant ? Adresse-t-il en tout temps ses prières à Dieu ?

Je vous enseignerai la conduite de Dieu, et je ne vous cacherai pas les desseins du Tout-Puissant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec le secours ; littéralement et par hébraïsme, par la main, par le moyen. ― Ce que fait le Tout-Puissant ; c’est-à-dire la manière d’agir à l’égard des hommes. C’est un des sens dont le texte hébreu est susceptible, et qui est parfaitement conforme au texte.

Voici que vous-mêmes, vous avez tous vu ; pourquoi donc discourez-vous en vain ?

Voici la part que Dieu réserve au méchant, l’héritage que les violents reçoivent du Tout-Puissant.

S’il a des fils en grand nombre, c’est pour le glaive ; ses rejetons ne seront pas rassasiés de pain.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils appartiendront au glaive ; ils périront par le glaive.

Ses survivants seront ensevelis dans la mort, leurs veuves ne les pleureront pas.

S’il amasse l’argent comme la poussière, s’il entasse les vêtements comme la boue,

c’est lui qui entasse, mais c’est le juste qui les porte, c’est le juste qui hérite de ton argent.

Sa maison est comme celle que bâtit la teigne, comme la hutte que se construit le gardien des vignes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par ces comparaisons Job veut faire ressortir le peu de consistance de la maison de l’impie.

Le riche se couche, c’est pour la dernière fois ; il ouvre les yeux, il n’est plus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 48, 18. ― Il ouvrira ses yeux et il ne trouvera rien. Dans l’hébreu : il ouvrira ses yeux et il ne sera plus, c’est-à-dire sa mort sera si prompte qu’elle lui laissera à peine le temps d’ouvrir les yeux avant qu’il expire.

Les terreurs fondent sur lui comme des eaux, un tourbillon l’enlève au milieu de la nuit.

Le vent d’orient l’emporte, et il disparaît ; il l’arrache violemment de sa demeure.

Dieu lance sur lui ses traits sans pitié, il fuit éperdu loin de sa main ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fera tous ses efforts, etc. ; littéralement : s’enfuyant, il s’enfuira ; c’est un hébraïsme.

on bat des mains à son sujet, de sa demeure on siffle sur lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Frappera des mains ; littéralement serrera ses mains, c’est-à-dire applaudira. ― Son lieu ; le lieu de sa félicité, dont il est déchu. ― Et sifflera sur lui, se moquera de lui.