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Job 33

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Maintenant donc, Job, écoute mes paroles, prête l’oreille à tous mes discours.

Voilà que j’ouvre la bouche, ma langue forme des mots dans mon palais,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que ma langue parle dans ma gorge. Les Hébreux, dans les récits, exprimaient souvent l’action matérielle et physique. C’est ainsi qu’on lit dans 1 Rois, 10, 9 : Lorsqu’il eut détourné son épaule, pour s’en aller. Ces sortes d’expressions sont de vrais archaïsmes, qui n’ont pas été compris par tous les hébraïsants, mais que nous avons dû conserver dans notre Traduction, sans nous inquiéter des sarcasmes de quelques Voltairiens ignorants.

mes paroles partiront d’un cœur droit, c’est la vérité pure qu’exprimeront mes lèvres.

L’esprit de Dieu m’a créé, le souffle du Tout-Puissant me donne la vie.

Si tu le peux, réponds-moi ; dispose tes arguments devant moi, tiens-toi ferme.

Devant Dieu je suis ton égal, comme toi j’ai été formé du limon.

Ainsi ma crainte ne t’épouvantera pas, et le poids de ma majesté ne peut t’accabler.

Oui, tu as dit à mes oreilles, et j’ai bien entendu le son de tes paroles ;

« Je suis pur, exempt de tout péché ; je suis irréprochable, il n’y a point d’iniquité en moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je suis pur, etc. Job soutenait son innocence contre les calomnies de ses amis ; mais il ne prétendait pas être absolument pur de toute faute aux yeux de Dieu ; car il dit le contraire en plusieurs endroits, notamment à Job, 7, 20-21 ; 9, 2-3 ; 13, vv. 23, 26 ; 14, 16-17.

Et Dieu invente contre moi des motifs de haine, il me traite comme son ennemi.

Il a mis mes pieds dans les ceps, il surveille tous mes pas. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les chaînes ; littéralement le nerf, mot qui signifie proprement des liens faits avec des nerfs, mais qui s’applique aussi aux cordes, aux chaînes, aux menottes et aux colliers qu’on mettait aux criminels. Voir 2 Paralipomènes, 16, 10.

Je te répondrai qu’en cela tu n’as pas été juste, car Dieu est plus grand que l’homme.

Pourquoi disputer contre lui, parce qu’il ne rend compte de ses actes à personne ?

Pourtant Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y fait pas attention.

Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand un profond sommeil pèse sur les mortels, quand ils dorment sur leur couche.

À ce moment, il ouvre l’oreille des hommes, et y scelle ses avertissements,

afin de détourner l’homme de ses œuvres mauvaises, et d’écarter de lui l’orgueil,

afin de sauver son âme de la mort, sa vie des atteintes du dard.

Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, quand une lutte continue agite ses os.

Alors il prend en dégoût le pain, et il a horreur des mets exquis,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Durant sa vie de malade ; dans l’état où il est.

Sa chair s’évanouit aux regards, ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu.

Il s’approche de la fosse, sa vie est en proie aux horreurs du trépas.

Mais s’il trouve pour intercesseur, un ange entre mille, qui fasse connaître à l’homme son devoir,

Dieu a pitié de lui et dit à l’ange : « Épargne-lui de descendre dans la fosse, j’ai trouvé la rançon de sa vie. »

Sa chair alors a plus de fraîcheur qu’au premier âge, il revient aux jours de sa jeunesse.

Il prie Dieu, et Dieu lui est propice ; il contemple sa face avec allégresse, et le Très-Haut lui rend son innocence.

Il chante parmi les hommes, il dit : « J’ai péché, j’ai violé la justice, et Dieu ne m’a pas traité selon mes fautes.

Il a épargné à mon âme de descendre dans la fosse, et ma vie s’épanouit à la lumière ! »

Voilà, Dieu fait tout cela, deux fois, trois fois, pour l’homme,

afin de le ramener de la mort, de l’éclairer de la lumière des vivants.

Sois attentif, Job, écoute-moi ; garde le silence, que je parle.

Si tu as quelque chose à dire, réponds-moi ; parle, car je voudrais te trouver juste.

Si tu n’as rien à dire, écoute-moi ; fais silence, et je t’enseignerai la sagesse.