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Job 35
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Crédits
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Éliu prit de nouveau la parole et dit :
Crois-tu que ce soit là de la justice, de dire : « J’ai raison contre Dieu ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je suis plus juste que Dieu. Job n’avait pas proféré un pareil blasphème ; mais il avait soutenu son innocence en des termes si forts, qu’il semblait en quelques endroits accuser Dieu d’injustice à son égard.
Car tu as dit : « Que me sert mon innocence, qu’ai-je de plus que si j’avais péché ? »
Moi, je vais te répondre, et à tes amis en même temps.
Considère les cieux et regarde ; vois les nuées : elles sont plus hautes que toi !…
Si tu pèches, quel tort lui causes-tu ? Si tes offenses se multiplient, que lui fais-tu ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lui représente Dieu, qui est exprimé au verset 2.
Si tu es juste, que lui donnes-tu ? Que reçoit-il de ta main ?
Ton iniquité ne peut nuire qu’à tes semblables, ta justice n’est utile qu’au fils de l’homme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Fils d’un homme ; expression poétique, synonyme du mot homme.
Des malheureux gémissent sous la violence des vexations, et crient sous la main des puissants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Calomniateurs. Ce mot et calomnie signifient souvent dans la Vulgate, oppresseurs injustes, injuste oppression. ― Ils crieront ; c’est-à-dire les méchants opprimés par d’autres méchants crieront, mais ils ne seront pas exaucés, parce qu’ils ne crieront pas à Dieu, comme il est dit au verset 2.
Mais nul ne dit : « Où est Dieu, mon Créateur, qui donne à la nuit des chants de joie,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aucun d’eux, est sous-entendu ; c’est le sujet du verbe singulier a dit (dixit). Dans les récits de cette nature, les écrivains sacrés mettent très souvent le verbe au singulier en sous-entendant chacun ou nul, aucun, suivant que la phrase est affirmative ou négative.
qui nous a faits plus intelligents que les animaux de la terre, plus sages que les oiseaux du ciel. »
Ils crient alors, sans être exaucés, sous l’orgueilleuse tyrannie des méchants.
Dieu n’exauce pas les discours insensés, le Tout-Puissant ne les regarde pas.
Quand tu lui dis : « Tu ne vois pas ce qui se passe, » ta cause est devant lui ; attends son jugement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Même lorsque, etc. Il y a dans ce verset une ellipse qui le rend tout à fait inintelligible. Or en insérant entre : Il ne considère pas et juge-toi toi-même, ces mots : Ta pensée était-elle équitable ? mots qu’on lit au verset 2, dans une phrase semblable, on a un sens parfaitement clair et suivi.
Mais, parce que sa colère ne sévit pas encore, et qu’il semble ignorer sa folie,
Job prête sa bouche à de vaines paroles, et se répand en discours insensés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
IIIe discours d’Eliu : réfutation de la seconde affirmation de Job sur l’inutilité de la confiance en Dieu, chapitre 35. ― Il développe dans ce discours l’idée qu’il avait déjà exprimée contre Job, voir Job, 34, 9, et il affirme que, par la piété ou l’impiété, l’homme se rend utile ou nuisible à lui-même. ― 1° Quand Job dit que la piété est inutile à l’homme, croit-il par là que l’homme puisse donner ou enlever quelque chose à Dieu ? Versets 2 à 8. ― 2° Ceux-là se plaignent en vain qui négligent, par présomption, de recourir à Dieu ; que Job prenne garde de leur devenir semblable ! Versets 9 à 16.