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Job 35

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Éliu prit de nouveau la parole et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

IIIe discours d’Eliu : réfutation de la seconde affirmation de Job sur l’inutilité de la confiance en Dieu, chapitre 35. ― Il développe dans ce discours l’idée qu’il avait déjà exprimée contre Job, voir Job, 34, 9, et il affirme que, par la piété ou l’impiété, l’homme se rend utile ou nuisible à lui-même. ― 1° Quand Job dit que la piété est inutile à l’homme, croit-il par là que l’homme puisse donner ou enlever quelque chose à Dieu ? Versets 2 à 8. ― 2° Ceux-là se plaignent en vain qui négligent, par présomption, de recourir à Dieu ; que Job prenne garde de leur devenir semblable ! Versets 9 à 16.

Crois-tu que ce soit là de la justice, de dire : « J’ai raison contre Dieu ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je suis plus juste que Dieu. Job n’avait pas proféré un pareil blasphème ; mais il avait soutenu son innocence en des termes si forts, qu’il semblait en quelques endroits accuser Dieu d’injustice à son égard.

Car tu as dit : « Que me sert mon innocence, qu’ai-je de plus que si j’avais péché ? »

Moi, je vais te répondre, et à tes amis en même temps.

Considère les cieux et regarde ; vois les nuées : elles sont plus hautes que toi !…

Si tu pèches, quel tort lui causes-tu ? Si tes offenses se multiplient, que lui fais-tu ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lui représente Dieu, qui est exprimé au verset 2.

Si tu es juste, que lui donnes-tu ? Que reçoit-il de ta main ?

Ton iniquité ne peut nuire qu’à tes semblables, ta justice n’est utile qu’au fils de l’homme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fils d’un homme ; expression poétique, synonyme du mot homme.

Des malheureux gémissent sous la violence des vexations, et crient sous la main des puissants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Calomniateurs. Ce mot et calomnie signifient souvent dans la Vulgate, oppresseurs injustes, injuste oppression. ― Ils crieront ; c’est-à-dire les méchants opprimés par d’autres méchants crieront, mais ils ne seront pas exaucés, parce qu’ils ne crieront pas à Dieu, comme il est dit au verset 2.

Mais nul ne dit : « Où est Dieu, mon Créateur, qui donne à la nuit des chants de joie,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aucun d’eux, est sous-entendu ; c’est le sujet du verbe singulier a dit (dixit). Dans les récits de cette nature, les écrivains sacrés mettent très souvent le verbe au singulier en sous-entendant chacun ou nul, aucun, suivant que la phrase est affirmative ou négative.

qui nous a faits plus intelligents que les animaux de la terre, plus sages que les oiseaux du ciel. »

Ils crient alors, sans être exaucés, sous l’orgueilleuse tyrannie des méchants.

Dieu n’exauce pas les discours insensés, le Tout-Puissant ne les regarde pas.

Quand tu lui dis : « Tu ne vois pas ce qui se passe, » ta cause est devant lui ; attends son jugement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Même lorsque, etc. Il y a dans ce verset une ellipse qui le rend tout à fait inintelligible. Or en insérant entre : Il ne considère pas et juge-toi toi-même, ces mots : Ta pensée était-elle équitable ? mots qu’on lit au verset 2, dans une phrase semblable, on a un sens parfaitement clair et suivi.

Mais, parce que sa colère ne sévit pas encore, et qu’il semble ignorer sa folie,

Job prête sa bouche à de vaines paroles, et se répand en discours insensés.