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Job 14
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Crédits
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L’homme né de la femme vit peu de jours, et il est rassasié de misères.
Comme la fleur, il naît, et on le coupe ; il fuit comme l’ombre, sans s’arrêter.
Et c’est sur lui que tu as l’œil ouvert, lui que tu amènes en justice avec toi !
Qui peut tirer le pur de l’impur ? Personne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 50, 4. ― Celui qui a été conçu, etc. Job fait évidemment allusion au péché originel ; aussi les Pères de l’Eglise, grecs et latins, se sont-ils servis de ce passage pour établir le dogme de la tache originelle, source de tous les maux et surtout de la concupiscence.
Si les jours de l’homme sont comptés, si tu as fixé le nombre de ses mois, si tu as posé un terme qu’il ne doit pas franchir,
détourne de lui tes yeux pour qu’il se repose, jusqu’à ce qu’il goûte, comme le mercenaire, la fin de sa journée.
Commentaire (versets 5 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 5 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Il faut évidemment faire violence à ce passage, pour y trouver, comme l’ont fait plusieurs hérétiques, de quoi établir une certaine fatalité ou destinée, qui impose une espèce de nécessité inévitable à tous les hommes, soit par leur mort, soit même pour toutes les actions de leur vie.
Un arbre a de l’espérance : coupé, il peut verdir encore, il ne cesse pas d’avoir des rejetons.
Que sa racine ait vieilli dans la terre, que son tronc soit mort dans la poussière,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si un tronc était entièrement mort, on ne pourrait, en aucune manière, lui faire pousser des rejetons ; mais il arrive souvent qu’un tronc qui paraît mort conserve encore, dans l’intérieur, quelque fibre vivante que l’humidité met en action.
dès qu’il sent l’eau, il reverdit, il pousse des branches comme un jeune plant.
Mais l’homme meurt, et il reste étendu ; quand il a expiré, où est-il ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Où est-il, je vous prie ? Les vivants ne peuvent plus le trouver, le voir et lui parler.
Les eaux du lac disparaissent, le fleuve tarit et se dessèche :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Elles n’y reviennent plus… il ne coule pas de nouveau. Ces mots ou autres semblables sont évidemment sous-entendus. Au reste les ellipses de ce genre se rencontrent souvent dans l’Ecriture.
ainsi l’homme se couche et ne se relève plus, il ne se réveillera pas tant que subsistera le ciel, on ne le fera pas sortir de son sommeil.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lorsqu’il s’est endormi ; lorsqu’il est mort. Ce qui est dit dans ce verset s’applique très vraisemblablement à la résurrection qui aura lieu à la fin du monde.
Oh ! Si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, m’y tenir à couvert jusqu’à ce que ta colère ait passé, me fixer un terme où tu te souviendrais de moi !
Si l’homme une fois mort pouvait revivre ! Tout le temps de mon service j’attendrais qu’on vînt me relever.
Tu m’appellerais alors, et moi je te répondrais ; tu languirais après l’ouvrage de tes mains.
Mais hélas ! Maintenant, tu comptes mes pas, tu as l’œil ouvert sur mes péchés ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 31, 4 ; 34, 21 ; Proverbes, 5, 21.
mes transgressions sont scellées dans une bourse, et tu mets un enduit sur mes iniquités.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vous avez scellé, etc. Vous avez mis comme en réserve mes offenses dans les trésors de votre justice ; mais la pénitence que j’en ai faite, et les maux dont vous m’avez accablé, me font espérer que mon iniquité est pardonnée.
La montagne s’écroule et s’efface ; le rocher est transporté hors de sa place ;
les eaux creusent la pierre, leurs flots débordés entraînent la poussière du sol : ainsi tu anéantis l’espérance de l’homme.
Tu l’abats sans retour, et il s’en va ; tu flétris son visage, et tu le congédies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vous changerez sa face ; par la vieillesse. ― Vous l’enverrez au loin ; c’est-à-dire vous le ferez sortir de ce monde par la mort.
Que ses enfants soient honorés, il n’en sait rien ; qu’ils soient dans l’abaissement, il l’ignore.
Sa chair ne sent que ses propres souffrances, son âme ne gémit que sur elle-même.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 8, 9 ; Psaumes, 143, 4.