Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Job 34 Job 35 sur 42 chapitres Job 36 →

Job 35

ELIU dit encore ce qui suit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

IIIe discours d’Eliu : réfutation de la seconde affirmation de Job sur l’inutilité de la confiance en Dieu, chapitre 35. ― Il développe dans ce discours l’idée qu’il avait déjà exprimée contre Job, voir Job, 34, 9, et il affirme que, par la piété ou l’impiété, l’homme se rend utile ou nuisible à lui-même. ― 1° Quand Job dit que la piété est inutile à l’homme, croit-il par là que l’homme puisse donner ou enlever quelque chose à Dieu ? Versets 2 à 8. ― 2° Ceux-là se plaignent en vain qui négligent, par présomption, de recourir à Dieu ; que Job prenne garde de leur devenir semblable ! Versets 9 à 16.

Croyez-vous, Job, avoir eu une pensée raisonnable en disant : Je suis plus juste que Dieu ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je suis plus juste que Dieu. Job n’avait pas proféré un pareil blasphème ; mais il avait soutenu son innocence en des termes si forts, qu’il semblait en quelques endroits accuser Dieu d’injustice à son égard.

Car vous avez dit en lui parlant : Ce qui est juste ne vous plaît point : ou quel avantage retirerez-vous si je pèche ?

Je répondrai donc à vos discours, et à vos amis aussi bien qu’à vous.

Levez les yeux au ciel, voyez, et contemplez combien les cieux sont plus hauts que vous.

Si vous péchez, en quoi nuirez-vous à Dieu ? et si vos iniquités se multiplient, que ferez-vous contre lui ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lui représente Dieu, qui est exprimé au verset 2.

Si vous êtes juste, que donnerez-vous à Dieu ? ou que recevra-t-il de votre main ?

Votre impiété peut nuire à un homme semblable à vous, et votre justice peut servir à celui qui est comme vous enfant de l’homme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fils d’un homme ; expression poétique, synonyme du mot homme.

Ils crieront à cause de la multitude des calomniateurs, et ils se répandront en pleurs à cause de la domination violente des tyrans.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Calomniateurs. Ce mot et calomnie signifient souvent dans la Vulgate, oppresseurs injustes, injuste oppression. ― Ils crieront ; c’est-à-dire les méchants opprimés par d’autres méchants crieront, mais ils ne seront pas exaucés, parce qu’ils ne crieront pas à Dieu, comme il est dit au verset 2.

Et nul d’eux ne dit : Où est le Dieu qui m’a créé, qui fait que les siens lui chantent pendant la nuit des cantiques d’actions de grâces ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aucun d’eux, est sous-entendu ; c’est le sujet du verbe singulier a dit (dixit). Dans les récits de cette nature, les écrivains sacrés mettent très souvent le verbe au singulier en sous-entendant chacun ou nul, aucun, suivant que la phrase est affirmative ou négative.

qui nous rend plus éclairés que les animaux de la terre, et plus instruits que les oiseaux du ciel.

Ils crieront alors, et il ne les exaucera point, à cause de l’orgueil des méchants.

Ce ne sera donc point inutilement que Dieu écoutera leurs cris ; et le Tout-Puissant considérera avec attention la cause de chaque personne.

Lors même que vous avez dit de Dieu, Il ne considère point ce qui se passe ; jugez-vous vous-même en sa présence, et l’attendez.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Même lorsque, etc. Il y a dans ce verset une ellipse qui le rend tout à fait inintelligible. Or en insérant entre : Il ne considère pas et juge-toi toi-même, ces mots : Ta pensée était-elle équitable ? mots qu’on lit au verset 2, dans une phrase semblable, on a un sens parfaitement clair et suivi.

Car il n’exerce pas maintenant toute sa fureur, et il ne punit pas les crimes dans sa sévérité.

C’est donc en vain que Job ouvre la bouche, et qu’il se répand en beaucoup de paroles sans science.