Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Actes des Apôtres 6 Actes des Apôtres 7 sur 28 chapitres Actes des Apôtres 8 →

Actes des Apôtres 7

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Le grand prêtre lui demanda : « En est-il bien ainsi ? »

Étienne répondit : « Mes frères et mes pères, écoutez. Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu’il était en Mésopotamie, avant qu’il vint demeurer à Haran,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mésopotamie. Voir Actes des Apôtres, 2, 9. ― Charan ou Haran, ville de Mésopotamie, dont le site a été identifié sur le Balîkh, affluent de l'Euphrate, à proximité de l'actuel village turc qui perpétue son nom : Eski-Harrân, au sud-est d'Ourfa (l'Edesse des Séleucides et encore des croisés).

et lui dit : « Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 12, 1.

Alors il quitta le pays des Chaldéens et s’établit à Haran. De là, après la mort de son père, Dieu le fit émigrer dans ce pays que vous habitez maintenant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Après la mort de son père : ici encore Etienne suit une ancienne tradition qui, pour relever la piété filiale d'Abraham, suppose qu'il ne quitta pas son vieux père.

Et il ne lui donna aucune propriété dans ce pays, pas même où poser le pied ; mais il lui promit, à une époque où le patriarche n’avait pas d’enfants, de lui en donner la possession, à lui et à sa postérité après lui.

Dieu parla ainsi : « Sa postérité habitera en pays étranger ; on la réduira en servitude, et on la maltraitera pendant quatre cents ans.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 15, 13. ― Où elle, etc. Au lieu de ce féminin singulier il y a dans le texte sacré le masculin pluriel, parce que le substantif postérité, auquel ce pronom se rapporte, représente le mot descendants.

Mais la nation qui les aura tenus en esclavage, c’est moi qui la jugerai, dit le Seigneur. Après quoi ils sortiront et me serviront en ce lieu. » —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dit le Seigneur. Voir Genèse, 15, 13-14. ― Elle sortira ; c'est-à-dire la postérité d'Abraham dont il est question au verset précédent.

Puis il donna à Abraham l’alliance de la circoncision ; et ainsi Abraham après avoir engendré Isaac le circoncit le huitième jour ; Isaac engendra et circoncit Jacob, et Jacob les douze patriarches.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 17, 10 ; 21, vv. 2, 4 ; 25, 25 ; 29, 32 ; 35, 22. ― L'alliance de la circoncision consistait en ceci : Jéhovah promettait à Abraham de bénir sa postérité et de lui donner la terre de Chanaan ; Abraham s'engageait, lui et sa postérité, à servir Jéhovah, seul vrai Dieu, et à porter en sa chair, par la circoncision, un signe extérieur de cet engagement.

Poussés par la jalousie, les patriarches vendirent Joseph pour être emmené en Égypte. Mais Dieu était avec lui,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 37, 28.

et il le délivra de toutes ses épreuves, et lui donna grâce et sagesse devant Pharaon, roi d’Égypte, qui le mit à la tête de l’Égypte et de toute sa maison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 41, 37.

Or il survint une famine dans tout le pays d’Égypte et dans celui de Chanaan. La détresse était grande, et nos pères ne trouvaient pas de quoi se nourrir.

Jacob, ayant appris qu’il y avait des vivres en Égypte, y envoya nos pères une première fois.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 42, 2.

Et la seconde fois, Joseph fut reconnu par ses frères, et Pharaon sut quelle était son origine.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 45, 3.

Alors Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de soixante-quinze personnes.

Et Jacob descendit en Égypte, où il mourut, ainsi que nos pères.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 46, 5 ; 49, 32.

Et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté à prix d’argent des fils d’Hémor, à Sichem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 23, 16 ; 50, vv. 5, 13 ; Josué, 24, 32. ― A Sichem, aujourd'hui Naplouse, dans les montagnes d'Ephraïm, dans une vallée bien arrosée, au pied du mont Garizim.

Comme le temps approchait où devait s’accomplir la promesse que Dieu avait jurée à Abraham, le peuple s’accrut et se multiplia en Égypte,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 1, 7.

jusqu’à ce que parut dans ce pays un autre roi qui n’avait pas connu Joseph.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un autre roi qui ne connaissait pas Joseph. Les pharaons qui régnaient dans le pays de Gessen du temps de Moïse étaient d'origine égyptienne, tandis que les rois qui étaient maîtres du Delta du temps de Joseph étaient des conquérants d'origine sémitique comme les Hébreux.

Ce roi, usant d’artifice envers notre race, maltraita nos pères, au point de leur faire exposer leurs enfants, afin qu’ils ne vécussent pas.

À cette époque naquit Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu ; il fut nourri trois mois dans la maison de son père.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 2, 2 ; Hébreux, 11, 23.

Et quand il eut été exposé, la fille de Pharaon le recueillit et l’éleva comme son fils.

Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.

Quand il eut atteint l’âge de quarante ans, il lui vint dans l’esprit de visiter ses frères, les enfants d’Israël.

Il en vit un qu’on outrageait ; prenant sa défense, il vengea l’opprimé en tuant l’Égyptien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 2, 12.

Or il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main ; mais ils ne le comprirent pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par sa main. Voir, pour cette locution, Actes des Apôtres, 5, 12.

Le jour suivant, en ayant rencontré deux qui se battaient, il les exhorta à la paix en disant : « Hommes, vous êtes frères : pourquoi vous maltraiter l’un l’autre ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 2, 13.

Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa, en disant : « Qui t’a établi chef et juge sur nous ?

Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l’Égyptien ? »

À cette parole, Moïse s’enfuit et alla habiter dans la terre de Madian, où il engendra deux fils.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la terre de Madian, dans la presqu'île du Sinaï où les Madianites menaient la vie nomade.

Quarante ans après, au désert du mont Sinaï, un ange lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 3, 2. ― De la montagne de Sina, le mont Sinaï proprement dit.

À cette vue, Moïse fut saisi d’étonnement, et comme il s’approchait pour examiner, la voix du Seigneur se fit entendre [à lui] :

« Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » — Et Moïse tout tremblant n’osait regarder.

Alors le seigneur lui dit : « Ôte la chaussure de tes pieds, car le lieu que tu foules est une terre sainte.

J’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, j’ai entendu ses gémissements, et je suis descendu pour le délivrer. Viens donc maintenant et je t’enverrai en Égypte. » —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J'ai vu parfaitement ; littéralement : Voyant j'ai vu, hébraïsme, voir Actes des Apôtres, 5, 28.

Ce Moïse qu’ils avaient renié en disant : Qui t’a établi chef et juge ? c’est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur, avec l’assistance de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par la main ; c'est-à-dire sous la conduite. Voir Actes des Apôtres, 5, 12.

C’est lui qui les a fait sortir, en opérant des prodiges et des miracles dans la terre d’Égypte, dans la mer Rouge et au désert pendant quarante ans.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 7, vv. 8-11, 14.

C’est ce Moïse qui dit aux enfants d’Israël : « Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi : [écoutez-le]. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 18, 15.

C’est lui qui, au milieu de l’assemblée, au désert, conférant avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï, et avec nos pères, a reçu des oracles vivants pour nous les transmettre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 19, 3.

Nos pères, loin de vouloir lui obéir, le repoussèrent, et, retournant de cœur en Égypte,

ils dirent à Aaron : « Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 32, 1.

Ils fabriquèrent alors un veau d’or, et ils offrirent un sacrifice à l’idole et se réjouirent de l’œuvre de leurs mains.

Mais Dieu se détourna et les livra au culte de l’armée du ciel, selon qu’il est écrit au livre des prophètes : « M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant quarante ans au désert, maison d’Israël… ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Amos, 5, 25. ― La milice du ciel, les astres adorés comme des dieux.

Vous avez porté la tente de Moloch et l’astre de votre dieu Raiphan, ces images que vous avez faites pour les adorer ! C’est pourquoi je vous transporterai au delà de Babylone. » —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moloch, idole des Ammonites, à qui l'on offrait des victimes humaines, principalement des enfants. ― Remphan, probablement la planète Saturne divinisée.

Nos pères dans le désert avaient le tabernacle du témoignage, comme l’avait ordonné celui qui dit à Moïse de le construire selon le modèle qu’il avait vu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 25, 40.

L’ayant reçu de Moïse, nos pères l’apportèrent, sous la conduite de Josué, lorsqu’ils firent la conquête du pays sur les nations que Dieu chassa devant eux, et il y subsista jusqu’aux jours de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 3, 14 ; Hébreux, 8, 9. ― Jésus ; c'est-à-dire Josué. Ces deux noms ayant la même signification, celle de Sauveur, se mettent quelquefois l'un pour l'autre. ― Jusqu'aux jours de David, s'entend, selon les uns, du temps pendant lequel le tabernacle séjourna dans le pays des nations conquises ; d'où le sens serait : Et il y demeura jusqu'aux jours de David ; et selon les autres, de l'expulsion même des nations ; en sorte qu'on doit traduire : Dans le pays des nations que Dieu chassa peu à peu devant nos pères jusqu'aux jours de David, qui acheva de purger le pays de tous les Chananéens.

Ce roi trouva grâce devant Dieu, et demanda d’élever une demeure pour le Dieu de Jacob.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Samuel, 16, 13 ; Psaumes, 131, 5.

Néanmoins ce fut Salomon qui lui bâtit un temple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 6, 1 ; 1 Chroniques, 17, 12.

Mais le Très-Haut n’habite pas dans les temples faits de main d’homme, selon la parole du prophète :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 17, 24.

« Le ciel est mon trône, et la terre l’escabeau de mes pieds. Quelle demeure me bâtirez-vous, dit le Seigneur, ou quel sera le lieu de mon repos ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 66, 1.

N’est-ce pas ma main qui a fait toutes ces choses ? » —

Hommes à la tête dure, incirconcis de cœur et d’oreilles, vous résistez toujours au Saint-Esprit ; tels furent vos pères, tels vous êtes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Incirconcis de cœur et d'oreilles ; c'est-à-dire qui n'avez pas retranché de votre cœur tous les mauvais désirs, et qui n'avez pas fermé vos oreilles à toutes sortes de mauvais discours.

Quel prophète vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste ; et vous, aujourd’hui, vous l’avez trahi et mis à mort.

Vous qui avez reçu la Loi, en considération des anges qui vous l’intimaient, et vous ne l’avez pas gardée !… »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par le ministère des anges. « Ces mots difficiles sont diversement traduits. L'idée est certainement celle-ci : la présence des anges et les prodiges opérés par eux au Sinaï vous ont portés à recevoir la Loi comme divine, et cependant vous l'avez violée. Comparer à Galates, 3, 19. » (CRAMPON)

En entendant ces paroles, la rage déchirait leurs cœurs, et ils grinçaient des dents contre lui.

Mais Étienne, qui était rempli de l’Esprit-Saint, ayant fixé les yeux au ciel, vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de son Père.

Et il dit : « Voici que je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »

Les Juifs poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et se jetèrent tous ensemble sur lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saul de Tarse, depuis l'apôtre saint Paul. ― Et l'entraînant hors de la ville, au nord. C'est là que la tradition place le lieu de la lapidation de saint Etienne, et la topographie des lieux montre en effet que le premier diacre a dû consommer son martyre au nord de Jérusalem.

Et l’ayant entraîné hors de la ville, ils le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme nommé Saul.

Pendant qu’ils le lapidaient, Étienne priait en disant : « Seigneur Jésus, recevez mon esprit ! »

Puis s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur imputez pas ce péché. » Après cette parole, il s’endormit [dans le Seigneur]. Or, Saul avait approuvé le meurtre d’Étienne.