Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Actes des Apôtres 23 Actes des Apôtres 24 sur 28 chapitres Actes des Apôtres 25 →

Actes des Apôtres 24

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Cinq jours après, arriva le grand prêtre Ananie, avec quelques Anciens et un certain rhéteur nommé Tertullus ; ils portèrent plainte au gouverneur contre Paul.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quelques anciens, quelques membres du Sanhédrin. ― Tertullus, diminutif de Tertius, indique un homme d'origine latine. C'était un avocat chargé par les Juifs d'accuser saint Paul. Les événements racontés ici se passèrent en l'an 58.

Celui-ci ayant été appelé, Tertullus se mit à l’accuser en ces termes : « Jouissant d’une paix profonde, grâce à toi, excellent Félix, et aux réformes que ta prévoyance a opérées en faveur de cette nation,

nous les accueillons toujours et partout avec une entière reconnaissance.

Mais, pour ne pas t’arrêter davantage, je te prie de nous écouter un moment avec ta bonté ordinaire.

Nous avons trouvé cet homme : c’est une peste, un homme qui excite des troubles parmi les Juifs dans le monde entier, un chef de la secte des Nazaréens,

et qui même a tenté de profaner le temple ; aussi nous l’avons arrêté. [et nous voulions le juger selon notre loi.

Mais le tribun Lysias étant survenu, l’a arraché violemment de nos mains,

et il a ordonné que ses accusateurs vinssent devant toi]. Tu pourras toi-même, en l’interrogeant, apprendre de sa bouche tout ce dont nous l’accusons. »

Les Juifs se joignirent à cette accusation, soutenant que les choses étaient ainsi.

Après que le gouverneur lui eut fait signe de parler, Paul répondit : « C’est avec confiance que je prends la parole pour me justifier, car je sais que tu gouvernes cette nation depuis plusieurs années.

Il n’y a pas plus de douze jours, tu peux t’en assurer, que je suis monté à Jérusalem pour adorer.

Et l’on ne m’a pas vu dans le temple parler à quelqu’un, ni ameuter la foule, soit dans les synagogues,

soit dans la ville ; et ils ne sauraient prouver ce dont ils m’accusent maintenant.

Je te confesse que je sers le Dieu de nos pères selon la religion qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la Loi et les Prophètes,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le mot secte n'est pas pris ici en mauvaise part. Le grec porte voie. Comparer à Actes des Apôtres, 9, 2.

et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résurrection des justes et des pécheurs.

C’est pourquoi moi aussi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.

Je suis donc venu, après plusieurs années, pour faire des aumônes à mes compatriotes et pour présenter des oblations.

C’est alors que j’ai été trouvé dans le temple, après ma consécration, sans attroupement ni tumulte,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 21, 26.

par certains Juifs d’Asie ; c’était à eux de paraître devant toi comme accusateurs, s’ils avaient quelque chose à me reprocher.

Ou bien que ceux-ci disent de quel crime ils m’ont trouvé coupable, lorsque j’ai comparu devant le Sanhédrin,

à moins qu’on me fasse un crime de cette seule parole que j’ai dite à haute voix devant eux : C’est à cause de la résurrection des morts que je suis aujourd’hui mis en jugement devant vous. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 23, 6.

Félix, qui connaissait bien cette religion les ajourna, en disant : « Quand le tribun Lysias sera venu je connaîtrai à fond votre affaire. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cette voie. Comparer à Actes des Apôtres, 9, 2.

Et il donna l’ordre au centurion de garder Paul, mais en lui laissant quelque liberté, et sans empêcher aucun des siens de lui rendre des services.

Quelques jours après, Félix vint avec Drusille, sa femme, qui était juive. Ayant fait appeler Paul, il l’entendit sur la foi en Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec Drusille. Voir Actes des Apôtres, 23, 24.

Mais Paul en étant venu à parler de justice, de tempérance et de jugement à venir, Félix effrayé dit : « Pour le moment, retire-toi ; je te rappellerai à la première occasion. »

Il espérait en même temps que Paul lui donnerait de l’argent ; aussi le faisait-il venir assez fréquemment pour s’entretenir avec lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lui donnerait de l'argent. La vénalité était une des plaies de l'administration romaine, surtout dans les provinces éloignées du centre de l'empire.

Deux ans s’écoulèrent ainsi, et Félix eut pour successeur Porcius Festus ; et, dans le désir d’être agréable aux Juifs, il laissa Paul en prison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Festus, qui succéda à Félix comme procurateur, était un affranchi aussi bien que son prédécesseur. Il vint en Judée en 59, la cinquième année de Néron, la seconde de la captivité de saint Paul ou de la légation de Félix. Si désireux qu'il fût de plaire aux Juifs, Festus sut rappeler, aux ennemis de l'Apôtre, ce qu'exigeaient le droit romain et l'équité naturelle : que nul accusé ne fût condamné avant d'avoir été confronté avec ses accusateurs et mis à même de s'expliquer sur leurs imputations.