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Actes des Apôtres 12

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Vers ce temps-là, le roi Hérode fit arrêter quelques membres de l’Église pour les maltraiter ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cet Hérode était surnommé Agrippa. ― Porta les mains, ou mit les mains sur ; hébraïsme qui veut dire : se mettre à, entreprendre, commencer. ― Le roi Hérode Agrippa Ier, fils d'Aristobule et de Bérénice, petit-fils d'Hérode le Grand et neveu d'Hérode Antipas, était né vers l'an 10 avant notre ère. Elevé à Rome, il y avait été mis en prison par Tibère, mais il fut mis en liberté à l'avènement de Caligula et obtint les tétrarchies de Philippe et de Lysanias avec le titre de roi. En l'an 41, Claude y ajouta la Judée et la Samarie, de sorte qu'Agrippa Ier fut ainsi aussi puissant qu'Hérode le Grand. Il affectait un grand zèle pour le judaïsme. Sa mort affreuse est racontée aux versets 21-23. Elle eut lieu l'an 44 ; il avait 54 ans et avait régné 7 ans.

il fit mourir par le glaive Jacques, frère de Jean.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jacques le Majeur, fils de Zébédée, le premier des Apôtres qui subit le martyre. ― Il fit mourir par le glaive Jacques le Majeur. Sur le lieu traditionnel où fut décapité le saint apôtre s'élève une église qui lui est dédiée et qui appartient aux Arméniens non unis, dans la partie sud-ouest de Jérusalem, sur le mont Sion. Saint Jacques fut le premier Apôtre qui versa son sang pour Jésus-Christ, en l'an 44, onze ans après l'Ascension, aux environs de la Pâque juive, d'après le témoignage de Clément d'Alexandrie, conservé par Eusèbe.

Voyant que cela était agréable aux Juifs, il ordonna encore l’arrestation de Pierre : c’était pendant les jours des Azymes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jours des azymes. Voir Matthieu, 26, 17.

Lorsqu’il l’eut en son pouvoir, il le jeta en prison, et le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.

Pendant que Pierre était ainsi gardé dans la prison, l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu.

Or, la nuit même du jour où Hérode devait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats, et des sentinelles devant la porte gardaient la prison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

« On avait appliqué à Pierre la custodia militaris des Romains. Des quatre soldats de l'escouade, deux se trouvaient dans la cellule du prisonnier : l'un était libre, et Pierre était attaché à l'autre par deux chaînes, une à chaque main. Les deux autres soldats étaient postés, l'un à la porte de la cellule, l'autre à la porte extérieure de la prison (la porte de fer), mais au dedans : c'étaient la première et la deuxième garde (verset 10). Ces précautions montrent bien l'intention d'Agrippa de condamner à mort le chef de l'Eglise. » (CRAMPON)

Tout à coup survint un ange du Seigneur, et une lumière resplendit dans la prison. L’ange, frappant Pierre au côté, le réveilla en disant : « Lève-toi promptement » ; et les chaînes tombèrent de ses mains.

L’ange lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales. » Il le fit, et l’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »

Pierre sortit et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange fût réel ; il croyait avoir une vision.

Lorsqu’ils eurent passé la première garde, puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de fer qui donne sur la ville : elle s’ouvrit d’elle-même devant eux ; ils sortirent et s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.

Alors revenu à lui-même, Pierre se dit : « Je vois maintenant que le Seigneur a réellement envoyé son ange et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode et de tout ce qu’attendait le peuple Juif. »

Après un moment de réflexion, il se dirigea vers la maison de Marie, la mère de Jean, surnommé Marc, où une nombreuse assemblée était en prière.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jean Marc, parent de Barnabé, regardé communément comme le même que saint Marc l'Evangéliste, accompagna saint Paul et saint Barnabé dans quelques-unes de leurs missions (voir Actes des Apôtres, 13, vv. 5, 13 ; 15, vv. 37, 39) Il devint plus tard secrétaire de saint Pierre.

Il frappa à la porte du vestibule et une servante, nommée Rhodé, s’approcha pour écouter.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Rhode. Ce nom signifie rose.

Dès qu’elle eut reconnu la voix de Pierre, dans sa joie, au lieu d’ouvrir, elle courut à l’intérieur annoncer que Pierre était devant la porte.

Ils lui dirent : « Tu es folle. » Mais elle affirma qu’il en était ainsi ; et ils dirent : « C’est son ange. »

Cependant Pierre continuait à frapper ; et lorsqu’ils lui eurent ouvert, en le voyant, ils furent saisis de stupeur.

Mais Pierre, leur ayant fait de la main signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l’avait tiré de la prison, et il ajouta : « Allez porter cette nouvelle à Jacques et aux frères. » Puis il sortit et s’en alla dans un autre lieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Jacques le Mineur, fils d'Alphée, cousin de Notre Seigneur et premier évêque de Jérusalem.

Quand il fit jour, il y eut une grande agitation parmi les soldats, pour savoir ce que Pierre était devenu.

Hérode le fit chercher, et ne l’ayant pas découvert, il procéda à l’interrogatoire des gardes et les fit conduire au supplice. Ensuite il quitta la Judée pour retourner à Césarée, où il séjourna.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Césarée. Voir Actes des Apôtres, 9, 30.

Hérode était en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci vinrent ensemble le trouver, et ayant gagné Blastus, son chambellan, ils lui demandèrent la paix, parce que leur pays tirait sa subsistance des terres du roi.

Au jour fixé, Hérode, revêtu d’habits royaux, et assis sur son trône, les haranguait ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’historien juif Josèphe confirme en tous points le récit de saint Luc (Antiq. XIX, VII, 1-2).

et le peuple s’écria : « C’est la voix d’un Dieu, et non d’un homme ! »

Au même instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu. Et il expira, rongé des vers.

Cependant la parole de Dieu se répandait de plus en plus, et enfantait de nouveaux disciples.

Barnabé et Saul, après s’être acquittés de leur ministère, s’en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, surnommé Marc.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 11, 30.