Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Actes des Apôtres 15
Écouter
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Or quelques gens, venus de Judée, enseignaient aux frères cette doctrine : « Si vous n’êtes pas circoncis selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Paul et Barnabé ayant donc eu avec eux une contestation et une vive discussion, il fut décidé que Paul et Barnabé, avec quelques autres des leurs, monteraient à Jérusalem vers les Apôtres et les Anciens pour traiter cette question.
Après avoir été accompagnés par l’Église, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des Gentils, ce qui causa une grande joie à tous les frères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Accompagnés par l'Eglise ; c'est-à-dire que l'Eglise les fit accompagner par quelques fidèles. ― La Phénicie. Voir Actes des Apôtres, 11, 19.
Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait pour eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les anciens, titre de dignité, les prêtres.
Alors quelques-uns du parti des Pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les Gentils et leur enjoindre d’observer la loi de Moïse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu'ils fussent circoncis ; c'est-à-dire que les gentils fussent circoncis quand ils se convertissaient.
Les Apôtres et les Anciens s’assemblèrent pour examiner cette affaire.
Une longue discussion s’étant engagée, Pierre se leva et leur dit : « Mes frères, vous savez que Dieu, il y a longtemps déjà, m’a choisi parmi vous, afin que, par ma bouche, les Gentils entendent la parole de l’Évangile et qu’ils croient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 10, 20.
Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné en leur faveur, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 10, 45.
il n’a fait aucune différence entre eux et nous, ayant purifié leurs cœurs par la foi.
Pourquoi donc tentez-vous Dieu maintenant, en imposant aux disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?
Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus-Christ que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux. »
Toute l’assemblée garda le silence, et l’on écouta Barnabé et Paul, qui racontèrent tous les miracles et les prodiges que Dieu avait faits par eux au milieu des Gentils.
Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem, cousin de Notre Seigneur.
Simon a raconté comment Dieu tout d’abord a pris soin de tirer du milieu des Gentils un peuple qui portât son nom.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un peuple pour son nom ; c'est-à-dire pour lui ; un peuple qui lui appartenait d'une manière toute particulière. Nous avons déjà fait remarquer que dans l'Ecriture le nom se prend souvent pour la personne même. Cela a lieu surtout quand il s'agit de Dieu.
Avec ce dessein concordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit :
Après cela je reviendrai, et je rebâtirai la tente de David qui est renversée par terre ; j’en réparerai les ruines et la relèverai,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Amos, 9, 11.
afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations qui sont appelées de mon nom, dit le Seigneur, qui exécute ces choses.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur lesquelles mon nom a été invoqué ; ou bien qui sont appelées de mon nom, qui portent mon nom. La phrase, en hébreu, est susceptible de ces deux sens.
L’œuvre du Seigneur est connue de toute éternité. —
C’est pourquoi je suis d’avis qu’il ne faut pas inquiéter ceux d’entre les Gentils qui se convertissent à Dieu.
Qu’on leur écrive seulement qu’ils ont à s’abstenir des souillures des idoles, de l’impureté, des viandes étouffées et du sang.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les souillures des idoles signifient ici les viandes immolées aux idoles, divinités impures et abominables.
Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des hommes qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues. »
Alors il parut bon aux Apôtres et aux Anciens, ainsi qu’à toute l’Église, de choisir quelques-uns d’entre eux pour les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé ; on choisit Jude, surnommé Barsabas, et Silas, personnages éminents parmi les frères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux anciens, aux prêtres. ― Jude… Barsabas n'est nommé que dans ce chapitre. ― Silas, qui apparaît ici pour la première fois, devint un des compagnons de saint Paul, qu'il suivit dans sa mission en Macédoine (voir Actes des Apôtres, 15, 40 ; 17, 4). Il demeura à Bérée quand saint Paul quitta cette ville, mais il rejoignit ensuite l'Apôtre à Corinthe où il continua probablement quelque temps à prêcher l'Evangile. Silas n'est qu'une contraction de Silvanus et c'est sous ce dernier nom que saint Paul le mentionne dans ses Epîtres. Le Silvanus par lequel saint Pierre envoya sa première Epître aux Eglises de l'Asie Mineure est probablement le même.
Ils les chargèrent d’une lettre ainsi conçue : « Les Apôtres, les Anciens et les frères, aux frères d’entre les Gentils qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par eux, littéralement : Par leurs mains, voir Actes des Apôtres, 5, 12. ― En Syrie. Voir Matthieu, 4, 24. ― En Cilicie. Voir Actes des Apôtres, 5, 9.
Ayant appris que quelques-uns des nôtres sont venus, sans aucun mandat de notre part, vous troubler par des discours qui ont bouleversé vos âmes,
nous nous sommes assemblés et nous avons jugé à propos de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
ces hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous avons donc député Jude et Silas, qui vous diront de vive voix les mêmes choses.
Il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer aucun fardeau au-delà de ce qui est indispensable, savoir,
de vous abstenir des viandes offertes aux idoles, du sang, de la chair étouffée et de l’impureté. En vous gardant de ces choses, vous ferez bien. Adieu. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il était d'autant plus nécessaire de défendre expressément aux gentils la fornication, qu'elle passait généralement chez eux pour une chose permise. Quant au sang et à la chair des animaux étouffés, cette défense avait été faite aux hommes aussitôt après le déluge. Saint Jacques est d'avis qu'on la maintienne, soit pour inspirer de plus en plus aux gentils convertis l'horreur du meurtre et du sang ; soit afin que les Juifs eussent moins d'aversion pour les gentils qui embrassaient le christianisme, en les voyant d'accord avec eux sur un point qu'ils regardaient comme un des plus importants. Toutefois cette défense n'était que temporaire.
Ayant donc pris congé, les députés se rendirent à Antioche, assemblèrent tous les fidèles et leurs remirent la lettre.
On en fit lecture et tous furent heureux de la consolation qu’elle renfermait.
Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, adressèrent plusieurs fois la parole aux frères, pour les exhorter et les affermir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tous ceux qui avaient le don d'interpréter les Ecritures et de parler des choses de Dieu étaient appelé prophètes, aussi bien que ceux qui étaient inspirés pour prédire l'avenir.
Après un séjour de quelque temps, ils furent congédiés par les frères, avec des souhait de paix vers ceux qui les avaient envoyés.
Toutefois, Silas trouva bon de rester, et Jude s’en alla seul à Jérusalem.
Paul et Barnabé demeurèrent à Antioche, enseignant et annonçant avec plusieurs autres la parole du Seigneur.
Au bout de quelques jours, Paul dit à Barnabé : « Retournons visiter les frères dans les différentes villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir dans quel état ils se trouvent. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Visiter. Dieu inspira ensuite à Paul un autre dessein (voir Actes des Apôtres, 16, 6-9).
Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jean… Marc. Voir Actes des Apôtres, 12, 12.
mais Paul jugeait bon de ne pas prendre pour compagnon un homme qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En Pamphylie. Voir Actes des Apôtres, 13,13.
Ce dissentiment fut tel qu’ils se séparèrent l’un de l’autre ; et Barnabé, prenant Marc, s’embarqua avec lui pour Chypre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour Chypre. Voir Actes des Apôtres, 11, 19.
Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C'est le commencement du second voyage apostolique de saint Paul, en l'an 51.
Il parcourut la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Églises.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La Syrie. Voir Matthieu, 4, 24. ― La Cilicie. Voir Actes des Apôtres, 5, 9.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 5, 2. ― Les faits racontés dans ce chapitre se passèrent en l'an 51.