Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Isaïe 42 Isaïe 43 sur 66 chapitres Isaïe 44 →

Isaïe 43

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Et maintenant, ainsi parle Yahweh, celui qui t’a créé, ô Jacob, celui qui t’a formé, ô Israël : Ne crains point, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi !

Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi ; par les fleuves, ils ne t’engloutiront point ; quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne seras point brûlé et la flamme ne t’embrasera point.

Car moi, Yahweh, je suis ton Dieu ; le Saint d’Israël est ton sauveur. J’ai donné l’Égypte pour ta rançon ; l’Éthiopie et Saba en échange de toi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai donné, etc. ; c’est-à-dire, selon la plupart des interprètes, j’ai détourné les Assyriens qui étaient sur le point de prendre Jérusalem, en les obligeant de retourner leurs armes contre l’Egypte, l’Ethiopie et le pays de Saba.

Parce que tu es précieux à mes yeux, honorable, et que, moi, je t’aime, je donnerai des hommes en échange de toi, et des peuples en échange de ta vie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour toi ; pour te venger. ― Ton âme ; hébraïsme, pour ta personne, ou ta vie.

Ne crains point, car je suis avec toi ; de l’orient je ramènerai ta postérité, et de l’occident je te rassemblerai.

Je dirai au septentrion : « Donne-les ! » et au midi : « Ne les retiens pas ! Ramène mes fils des pays lointains et mes filles de l’extrémité de la terre,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Donne-moi mes enfants. ― Ne retiens pas ; ne les empêche pas de venir.

tous ceux qui portent mon nom, que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai formés et que j’ai faits.

Fais sortir le peuple aveugle, et qui a des yeux, et les sourds, qui ont des oreilles. »

Que les nations s’assemblent toutes, et que les peuples se réunissent ! Lequel d’entre eux a annoncé ces choses, et nous a fait entendre des prédictions anciennes ? Qu’ils produisent leurs témoins et qu’ils se justifient ; qu’on les entende et qu’on dise : « C’est vrai ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui parmi vous ; faux dieux, idoles. ― Qu’ils produisent, etc. ; c’est-à-dire que les faux dieux produisent, etc. C’est un défi porté par le vrai Dieu aux fausses divinités, sourdes et muettes.

Vous êtes mes témoins, — oracle de Yahweh, et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous reconnaissiez et que vous me croyiez, et que vous compreniez que c’est moi. Avant moi aucun Dieu n’a été formé, et il n’y en aura point après moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous êtes ; vous Hébreux. ― Mon serviteur ; Cyrus, selon les uns, Isaïe, selon les autres ; mais c’est plutôt Jésus-Christ. Comparer à Isaïe, 42, 1. ― C’est moi, etc. Voir Exode, 3, 14.

C’est moi, moi qui suis Yahweh, et il n’y a point de sauveur en dehors de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Osée, 13, 4.

C’est moi qui ai annoncé, qui ai sauvé, qui ai prédit ; ce n’est pas un dieu étranger parmi vous ; et vous êtes mes témoins, — oracle de Yahweh ! C’est moi qui suis Dieu ;

désormais aussi je le suis, et il n’y a personne qui délivre de ma main ; j’agirai, et qui l’empêchera ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui m’en détournera ; qui m’empêchera d’agir ; littéralement, qui détournera cela ; c’est-à-dire mon action.

Ainsi parle Yahweh, votre rédempteur, le Saint d’Israël : À cause de vous, j’ai envoyé contre Babylone, et je les fais tous descendre en fugitifs, les Chaldéens, sur les navires dont ils sont si fiers !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ses barres ; les barres de ses portes.

Je suis Yahweh, votre Saint, le Créateur d’Israël, votre roi !

Ainsi parle Yahweh, qui ouvrit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes ;

qui mit en campagne chars et chevaux, armée et vaillants guerriers, — tous ensemble ils sont couchés pour ne plus se relever ; ils ont été étouffés, ils se sont éteints comme une mèche : —

Commentaire (versets 16 à 17) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 16 à 17 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Allusion au passage des Israélites et de l’armée de Pharaon dans la mer Rouge.

Ne vous souvenez plus des événements passés, et ne considérez plus les choses d’autrefois !

Voici que je vais faire une merveille nouvelle ; elle est près d’éclore ; ne la reconnaîtrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert, des fleuves dans la terre aride.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Corinthiens, 5, 17 ; Apocalypse, 21, 5.

Les bêtes des champs me glorifieront, les chacals et les autruches. Car je mettrai des eaux dans le désert, et des fleuves dans la terre aride, pour abreuver mon peuple, mon élu,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La bête du champ ; c’est-à-dire la bête sauvage. ― Les dragons. Hébreu : les chacals.

le peuple que j’ai formé pour moi, qui publiera ma louange.

Cependant tu ne m’as pas invoqué, ô Jacob, et tu ne t’es pas mis en peine pour moi, Israël.

Tu ne m’as pas offert les brebis de tes holocaustes, et tu ne m’as pas honoré par tes sacrifices. Je ne t’ai pas été à charge pour des offrandes, et ne t’ai pas fatigué pour de l’encens.

Tu ne m’as point, à prix d’argent, acheté de roseau odoriférant, et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes victimes ; mais toi, tu m’as été à charge par tes péchés, tu m’as fatigué par tes iniquités.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Canne odorante ; on s’en servait pour faire l’huile d’onction. Comparer à Exode, 30, 23. ― Tu m’as rendu, etc. ; par tes péchés tu m’as traité comme si j’eusse été ton esclave, obligé de servir tous tes caprices.

C’est moi, c’est moi qui efface tes fautes pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés.

Réveille mes souvenirs, plaidons ensemble, parle toi-même pour te justifier.

Ton premier père a péché, et tes interprètes m’ont été infidèles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ton père, etc. ; probablement Abraham, qui fut le père, l’auteur, la souche de la nation des Hébreux (voir Isaïe, 51, 2 ; Jean, 8, vv. 39, 56), et engagé dans l’idolâtrie de son père avant sa vocation. ― Tes interprètes, etc. ; Moïse et Aaron, qui ont été les interprètes de la volonté de Dieu, les médiateurs entre lui et le peuple, et qui ont désobéi à Dieu aux eaux de contradiction (voir Nombres, 20, 9-12).

C’est pourquoi j’ai dégradé les princes du sanctuaire, j’ai livré Jacob à l’anathème et Israël aux outrages.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai déclaré souillés. C’est le vrai sens de contaminavi expliqué par l’hébreu. ― Les princes saints ; c’est-à-dire les princes du sanctuaire, les grands-prêtres ; l’hébreu autorise encore cette interprétation.