Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Isaïe 37 Isaïe 38 sur 66 chapitres Isaïe 39 →

Isaïe 38

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

En ce temps-là, Ézéchias fut malade à la mort. Le prophète Isaïe, fils d’Amos, vint auprès de lui et lui dit : « Ainsi dit Yahweh : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 4 Rois, 20, 1 ; 2 Paralipomènes, 32, 24.

Ézéchias tourna son visage contre le mur et pria Yahweh ; il dit :

« Souvenez-vous, ô Yahweh, que j’ai marché devant votre face avec fidélité et intégrité, et que j’ai fait ce qui est bien à vos yeux ! » Et Ézéchias versa des larmes abondantes.

Et la parole de Yahweh fut adressée à Isaïe en ces termes :

« Va, et dis à Ézéchias : “Ainsi dit Yahweh, le Dieu de David, ton père, : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ; voici que j’ajouterai à tes jours quinze années.

Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assyrie ; je protégerai cette ville.

Et voici pour toi le signe donné par Yahweh, auquel tu connaîtras que Yahweh accomplira cette parole qu’il a dite :

Voici que je vais faire reculer l’ombre en arrière, des degrés qu’elle a descendus sur les degrés d’Achaz sous l’influence du soleil, soit de dix degrés.” » Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés qu’il avait descendus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 48, 26. ― Je ferai, etc. Voir, sur ce fait miraculeux, 4 Rois, 20, 11. ― Voir la note 22 à la fin du volume.

Écrit d’Ézéchias, roi de Juda, lorsqu’il fut malade et qu’il guérit de sa maladie :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ecrit (scriptura) ; c’est aussi le sens de l’hébreu ; le grec porte prière. ― D’Ezéchias. Il n’y a aucune raison suffisante de lui refuser la composition de ce beau cantique.

Je disais : Dans la paix de mes jours je m’en vais aux portes du schéol ; je suis privé du reste de mes ans !

Je disais : Je ne verrai plus Yahweh, Yahweh sur la terre des vivants ; je ne verrai plus les hommes, parmi les habitants du silencieux séjour !

Ma demeure est enlevée, emportée loin de moi comme une tente de bergers. Comme un tisserand, j’ourdissais ma vie ; il me retranche du métier ! Du jour à la nuit tu en auras fini avec moi !

Je me suis tu jusqu’au matin ; comme un lion, il brisait tous mes os ; du jour à la nuit tu en auras fini avec moi !

Comme l’hirondelle, comme la grue, je crie ; je gémis comme la colombe ; mes yeux se sont lassés à regarder en haut : « Yahweh, on me fait violence ; sois mon garant ! »

Que dirais-je ? Il m’a dit, il l’a fait. Je marcherai humblement pendant toutes mes années, me souvenant de l’amertume de mon âme.

Seigneur, c’est en cela qu’est la vie, en tout cela est la vie de mon esprit. Vous me guérissez, vous me rendez la vie :

voici que ma suprême amertume se change en paix ! Vous avez retiré mon âme de la fosse de perdition ; vous avez jeté derrière votre dos tous mes péchés.

Car le schéol ne vous célèbre pas, la mort ne chante pas vos louanges ; ceux qui descendent dans la fosse n’espèrent plus en votre fidélité.

Le vivant, le vivant, c’est lui qui vous célèbre, comme je le fais en ce jour ; le père fera connaître à ses enfants votre fidélité.

Yahweh a été prompt à me sauver ; nous ferons résonner les cordes de ma harpe, tous les jours de notre vie, devant la maison de Yahweh.

Commentaire (versets 10 à 20) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 20 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Elégie empreinte d’une profonde mélancolie, d’une grande beauté littéraire. Elle est divisée en quatre strophes : versets 10 à 12 ; 13 et 14 ; 15 à 17 ; 18 à 20. Les deux premières dépeignent le triste état du malade avant la promesse de sa guérison ; les deux dernières expriment la confiance que Dieu le rétablira et il s’engage à être reconnaissant envers lui : c’est son action de grâces.

Isaïe dit : « Qu’on apporte une masse de figues, et qu’on l’applique sur l’ulcère et que le roi guérisse ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et Isaïe, etc. Ceci avant qu’Ezéchias eut composé son cantique.

Et Ézéchias dit : « À quel signe connaîtrai-je que je monterai à la maison de Yahweh ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quel sera, etc. ; la réponse à cette question se trouve un peu plus haut au verset 8.