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Isaïe 17

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Oracle sur Damas. Voici Damas retirée du nombre des villes ; elle ne sera plus qu’un monceau de ruines !

Les villes d’Aroër sont abandonnées, elles sont livrées aux troupeaux, ils s’y reposent, et personne ne les chasse.

La forteresse sera ôtée à Éphraïm, et la royauté à Damas ; il en sera du reste de la Syrie comme de la gloire des enfants d’Israël, — oracle de Yahweh des armées.

Et il arrivera en ce jour-là : La gloire de Jacob sera flétrie, et la graisse de son corps sera amaigrie.

Il en sera comme lorsque le moissonneur rassemble les gerbes, et que son bras coupe les épis ; il en sera comme lorsqu’on ramasse les épis, dans la vallée de Raphaïm.

Il restera un grappillage, comme lorsqu’on secoue l’olivier, deux, trois olives au haut de la cime, quatre, cinq aux branches de l’arbre, — oracle de Yahweh, le Dieu d’Israël.

En ce jour-là, l’homme regardera vers celui qui l’a fait, et ses yeux contempleront le Saint d’Israël.

Il ne regardera plus vers les autels, œuvre de ses mains ; il ne contemplera plus ce que ses doigts ont façonné, les aschérahs et les piliers du Soleil.

En ce jour-là, ses villes fortes seront comme les villes abandonnées dans les bois et les montagnes, qui furent abandonnées devant les enfants d’Israël ; ce sera un désert.

Car tu as oublié le Dieu de ton salut, tu ne t’es pas souvenu du Rocher de ta force. C’est pourquoi tu plantes des plantations agréables, et tu y mets des ceps de l’étranger.

Le jour ou tu les plantes, tu les entoures d’une clôture, et, le lendemain matin, tu fais fleurir tes semences ; et la moisson t’échappe au jour de la maladie et de la douleur mortelle !

Commentaire (versets 1 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prophétie contre Damas et la Syrie, et en même temps contre le royaume d’Israël avec qui la Syrie était alliée. De l’héritage ; c’est-à-dire de la récolte.

Oh ! Rumeur de peuples nombreux ! Ils mugissent comme mugissent les mers ! Grondement des nations ! Elles grondent comme grondent les eaux puissantes.

Les nations grondent comme grondent les grandes eaux. Mais il les menace : elles fuient au loin ; elles sont dispersées, comme la paille des hauteurs au souffle du vent, comme un tourbillon de poussière devant l’ouragan.

Au temps du soir, voici la consternation ; avant le matin, ils ne sont plus. Voilà le partage de ceux qui nous pillent, et le sort de ceux qui nous dépouillent.

Commentaire (versets 12 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 12 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prophétie contre les Assyriens, annonçant la destruction de l’armée de Sennachérib. Il sera, etc. Chacun d’eux répandra le soir le trouble et la terreur, et le lendemain matin il n’existera plus. Comparer à 4 Rois, 19, 35-36. ― La part ; le sort, le jugement porté contre les Assyriens.