Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Isaïe 3
Écouter
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Car voici que le Seigneur, Yahweh des armées, va retirer de Jérusalem et de Juda toute ressource et tout appui, toute ressource de pain et toute ressource d’eau,
héros et homme de guerre, juge, prophète et devin, ancien,
capitaine et notable, conseiller, ouvrier expert en son art et habile enchanteur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le chef de cinquante hommes. Il y avait dans l’armée des Hébreux des bandes ou pelotons de cinquante soldats. Comparer à Exode, 18, 21 ; 4 Rois, 1, 14. ― Celui qui a, etc. ; c’est, selon saint Jérôme, celui qui, étant bien exercé à l’étude de la loi et à la parole divine, est capable de calmer les troubles de l’esprit par sa parole et ses entretiens spirituels. ― Au lieu d’architectes, le texte hébreu parle de tous les artisans habiles en général, et celui qui a l’intelligence du langage mystique est, dans l’original, l’enchanteur qui, pour produire ses enchantements, se sert d’un langage mystérieux et de formules magiques.
Et je leur donnerai des jeunes gens pour princes, et des enfants domineront sur eux.
Et le peuple se ruera homme contre homme, chacun contre son voisin ; ils se précipiteront, le jeune homme contre le vieillard, et l’homme de rien contre le plus illustre.
Lorsqu’un homme prendra son frère dans la maison de son père, en disant : « Tu as un manteau, sois notre chef, et que cette ruine soit sous ta garde ! »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu as un vêtement ; c’est-à-dire tu n’es pas réduit, comme nous, à la dernière misère.
Il se récriera en ce jour-là : « Je ne veux pas être le médecin : je n’ai dans ma maison ni pain ni manteau ; ne me faites pas chef du peuple. »
Car Jérusalem chancelle et Juda s’écroule, parce que leurs paroles et leurs œuvres sont contre Yahweh, pour braver le regard de sa majesté.
L’air de leur visage dépose contre eux ; comme Sodome, ils publient leur péché et ne s’en cachent point. Malheur à eux ! car ils sont eux-mêmes les auteurs de leur perte.
Dites au juste qu’il est heureux, car il mangera le fruit de ses œuvres.
Commentaire (versets 8 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 8 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Inventions ; selon l’hébreu, actions, œuvres. Comparer à Deutéronome, 28, 20 ; Juges, 2, 19 ; Psaumes, 27, 4, etc.
Malheur au méchant ! mal lui arrivera, car ce que ses mains ont fait lui sera rendu.
Mon peuple est opprimé par des enfants, et des femmes le gouvernent. Mon peuple, ceux qui te dirigent t’égarent, et ils ruinent le chemin où tu dois passer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des femmes ; c’est-à-dire probablement des hommes efféminés, tels qu’étaient les derniers rois de Juda, qui, à une affreuse tyrannie, joignaient la lâcheté, la faiblesse, l’incapacité de gouverner. Ils étaient de plus énervés par le plaisir et la débauche. Comparer à Jérémie, chapitres 22 et 23 ; Ezéchiel, chapitre 9. ― Les ont dominés. Le pronom pluriel les (eis) peut très bien se rapporter au mot singulier peuple, qui est un nom collectif.
Yahweh s’est levé pour rendre la justice, et il est debout pour juger les peuples.
Yahweh entre en jugement avec les anciens et les princes de son peuple : « Vous avez brouté la vigne ; la dépouille du pauvre est dans vos maisons.
De quel droit foulez-vous mon peuple, et écrasez-vous la face des malheureux ? » — oracle du Seigneur Yahweh des armées.
Yahweh a dit : Parce que les filles de Sion sont devenues orgueilleuses, qu’elles s’avancent la tête haute, lançant des regards, qu’elles vont à petits pas, et font sonner les anneaux de leurs pieds,
le Seigneur rendra chauve le crâne des filles de Sion, et Yahweh découvrira leur nudité.
En ce jour-là, le Seigneur enlèvera le luxe des anneaux, les soleils et les croissants ;
les pendants d’oreille, les bracelets et les voiles ;
les diadèmes, les chaînettes des pieds et les ceintures ;
les boîtes à parfum et les amulettes, les bagues et les anneaux du nez ;
les robes de fête et les larges tuniques, les manteaux et les bourses ;
les miroirs et les mousselines, les turbans et les mantilles.
Et, au lieu de parfum, il y aura la pourriture ; au lieu de ceinture, une corde ; au lieu de cheveux bouclés, une tête chauve ; au lieu d’une ample robe, un sac ; au lieu de beauté, la marque imprimée par le feu.
Commentaire (versets 16 à 24) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 16 à 24 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ici commence un nouveau discours de Dieu contre le luxe et la vanité des filles de Sion. Nous y trouvons l’énumération de vingt-et-un articles de toilette, dont quelques-uns sont encore portés par les femmes syriennes. Plusieurs d’entre eux sont d’origine étrangère (voir Sophonie, 1, 8), car le luxe a toujours fait des emprunts au dehors.
Tes guerriers tomberont par l’épée, et tes héros dans la bataille.
Les portes de Sion gémiront et seront dans le deuil, et, désolée, elle sera assise dans la poussière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le devin (ariolum) peut se prendre en bonne part pour un homme prudent, qui, par sa sagacité et le soin qu’il met à observer le passé, forme des conjectures sur l’avenir et parvient à y pénétrer. Comparer à Proverbes, 16, 10.