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Isaïe 18

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Oh ! Terre où résonne le bruissement des ailes, au delà des fleuves de Cusch !

Toi qui envoies des messagers sur la mer, dans des nacelles de jonc, sur la face des eaux ! Allez, messagers rapides, vers la nation à la haute stature, à la peau rasée, vers le peuple redouté au loin ; nation impérieuse et qui écrase, et dont la terre est sillonnée de fleuves.

Vous tous, habitants du monde, habitants de la terre, quand l’étendard sera levé sur les montagnes, regardez ; quand la trompette sonnera, écoutez.

Car ainsi m’a parlé Yahweh : « Je me tiendrai en repos et je regarderai, assis dans ma demeure, comme une chaleur sereine par un brillant soleil, comme un nuage de rosée dans la chaleur de la moisson. »

Car avant la moisson, quand la floraison sera passée, et que la fleur sera devenue une grappe bientôt mûre, alors il coupera les pampres à coups de serpe, il enlèvera les sarments, il les détachera.

Ils seront livrés tous ensemble aux vautours des montagnes et aux bêtes de la terre ; les vautours en feront leur proie pendant l’été, et les bêtes de la terre pendant l’hiver.

En ce temps-là, une offrande sera apportée à Yahweh des armées, de la part du peuple à la haute stature, à la peau rasée, de la part du peuple redouté au loin, nation impérieuse et qui écrase, et dont la terre est sillonnée de fleuves, au séjour du nom de Yahweh des armées, à la montagne de Sion.

Commentaire (versets 1 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prophétie sur l’Ethiopie. Le prophète se montre plein de sympathie pour ce pays qui est en guerre contre l’Assyrie, l’ennemi commun. En ce temps-là ; peut s’entendre aussi du temps de Jésus-Christ, dans lequel le prophète se transporte si souvent en esprit. ― Par un peuple, etc. ; les Egyptiens, désignés au verset 2 par les même termes, et qui en effet envoyèrent au temple de Jérusalem des offrandes, persuadés que c’était par l’effet de la puissance du Dieu d’Israël que l’armée de Sennachérib avait été détruite en une seule nuit. Comparer à Isaïe, 19, verset 18 et suivants ; 2 Paralipomènes, 32, 23-24. ― Le lieu du nom ; c’est-à-dire le lieu où est invoqué le nom.