Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Luc 4 Luc 5 sur 24 chapitres Luc 6 →

Luc 5

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Or, un jour que pressé par la foule qui voulait entendre la parole de Dieu, il se tenait sur le bord du lac de Génésareth,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lac de Génésareth. Voir la note 33 à la fin du volume. Saint Luc est le seul des évangélistes qui qualifie le lac, le lac de Tibériade, en employant la dénomination grecque. Les autres auteurs sacrés l’appellent une mer, selon l’usage hébreu qui appelle mer tout amas d’eaux.

il vit deux barques qui stationnaient près du rivage ; les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 4, 18 ; Marc, 1, 16.

Il monta donc dans une de ces barques, qui était à Simon, et le pria de s’éloigner un peu de terre ; puis, s’étant assis, il enseigna le peuple de dessus la barque.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La barque de Pierre où Jésus enseigne est la figure de l’Eglise ; là où est Pierre, le Christ instruit les peuples. 4 Les fils de l’époux. Voir Matthieu, 9, 15. La venue du Christ fut une fête nuptiale puisqu’il a épousé la nature humaine (saint Chrysostome).

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Avance en pleine mer, et vous jetterez vos filets pour pêcher. »

Simon lui répondit : « Maître, toute la nuit nous avons travaillé sans rien prendre ; mais, sur votre parole, je jetterai le filet. »

L’ayant jeté, ils prirent une si grande quantité de poissons, que leur filet se rompait.

Et ils firent signe à leurs compagnons, qui étaient dans l’autre barque, de venir à leur aide. Ils y vinrent, et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient.

Ce que voyant Simon Pierre tomba aux pieds de Jésus en disant : « Éloignez-vous de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur. »

Car l’effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui l’accompagnaient, à cause de la capture de poissons qu’ils avaient faite ;

il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : « Ne crains point, car désormais ce sont des hommes que tu prendras. »

Aussitôt, ramenant leurs barques à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.

Comme il était dans une ville, voici qu’un homme tout couvert de lèpre, apercevant Jésus, se prosterna la face contre terre, et le pria en disant : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 8, 2 ; Marc, 1, 40. ― Des villes ; c’est-à-dire des villes voisines. ― Dans une des villes de Galilée, peut-être Capharnaüm.

Jésus, étendant la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois guéri » ; et à l’instant sa lèpre disparut.

Et il lui défendit d’en parler à personne ; mais : « Va, dit-il, te montrer au prêtre, et offre pour ta guérison ce qu’a prescrit Moïse, pour l’attester au peuple. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 14, 4. ― En témoignage pour eux, pour que cela leur serve de témoignage et de preuve incontestable de ma puissance et de ma fidélité à faire observer la loi.

Sa renommée se répandait de plus en plus, et l’on venait par troupes nombreuses pour l’entendre et pour être guéri de ses maladies.

Pour lui, il se retirait dans les déserts et priait.

Un jour qu’il enseignait, il y avait là, assis autour de lui, des Pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de la Galilée, ainsi que de la Judée et de Jérusalem, et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons.

Et voilà que des gens, portant sur un lit un homme paralysé, cherchaient à le faire entrer et à le mettre devant lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 2 ; Marc, 2, 3.

Et n’en trouvant pas le moyen à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, descendirent le malade avec sa couchette au milieu de tous, devant Jésus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur les toits. Voir Marc, note 2.4. Les mots par les tuiles traduisent les mots grecs dia tôn keramôn. Keramos désigne tout ce qui est fait en terre et en particulier la terrasse en terre qui forme le toit des maisons orientales.

Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont remis. »

Alors les Scribes et les Pharisiens se mirent à raisonner et à dire : « Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, si ce n’est Dieu seul ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les Scribes et les Pharisiens lancent, déjà, la sentence de mort, selon la loi : que celui qui blasphème meure (saint Chrysostome). Jésus prouve qu’il est Dieu, en exerçant un pouvoir qui, même selon les Hébreux, appartenait seulement à Dieu : celui de remettre les péchés.

Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit : « Quelles pensées avez-vous en vos cœurs ?

Lequel est le plus facile de dire : Tes péchés te sont remis, ou de dire : Lève-toi et marche ?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés : Je te le commande, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ta couchette et va dans ta maison. »

À l’instant, celui-ci se leva devant eux, prit le lit sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison en glorifiant Dieu.

Et tous étaient frappés de stupeur ; ils glorifiaient Dieu, et, remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu aujourd’hui des choses merveilleuses. »

Après cela, Jésus sortit, et ayant vu un publicain nommé Lévi, assis au bureau du péage, il lui dit : « Suis-moi. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 9 ; Marc, 2, 14. ― Un publicain nommé Lévi. Saint Matthieu. Voir l’Introduction à l’Evangile selon saint Matthieu.

Et lui, quittant tout, se leva et le suivit.

Lévi lui donna un grand festin dans sa maison ; et une foule nombreuse de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

Les Pharisiens et leurs Scribes murmuraient et disaient à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Je ne suis pas venu appeler les justes à la pénitence, mais les pécheurs. »

Alors ils lui dirent : « Pourquoi, tandis que les disciples de Jean et ceux des Pharisiens jeûnent et prient souvent, les vôtres mangent-ils et boivent-ils ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 2, 18.

Il leur répondit : « Pouvez-vous faire jeûner les amis de l’Époux, pendant que l’Époux est avec eux ?

Viendront des jours où l’Époux leur sera enlevé : ils jeûneront ces jours-là. »

Il leur proposa encore cette comparaison : « Personne ne met à un vieux vêtement un morceau pris à un vêtement neuf : autrement on déchire le neuf, et le morceau du neuf convient mal au vêtement vieux.

Personne non plus ne met du vin nouveau dans de vieilles outres : autrement, le vin nouveau rompant les outres, il se répandra, et les outres seront perdues.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des outres. Voir Matthieu, 9, 17.

Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent.

Et personne après avoir bu du vieux vin, ne veut aussitôt du nouveau ; car on dit : Le vieux vin est meilleur. »