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Luc 13

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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En ce même temps, quelques-uns vinrent raconter à Jésus ce qui était arrivé aux Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pilate. Voir Matthieu, 27, 2. Le fait rapporté ici ne nous est connu que par l’Evangile, mais l’histoire profane peint Pilate sous les mêmes traits et elle nous apprend que sa disgrâce finale fut occasionnée par la cruauté avec laquelle il avait traité une troupe de Samaritains sur le mont Garizim.

Il leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir souffert de la sorte ?

Non, je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous comme eux.

Ou bien ces dix-huit sur qui tomba la tour de Siloé, et qu’elle tua, pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les autres habitants de Jérusalem ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Plus redevables à la justice de Dieu ; c’est-à-dire : plus coupables, plus pécheurs. ― La tour de Siloé. Elle devait se trouver au sud de Jérusalem, dans le voisinage de la piscine de Siloé.

Non, je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. »

Il dit aussi cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne ; il vint pour y chercher des fruits, et n’en trouvant point,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un figuier. Le figuier était commun en Palestine et généralement planté dans les vignes. Le maître de la vigne peut s’étonner d’autant plus de ne jamais y trouver de fruits que cet arbre en produit régulièrement deux fois par an. Les premières figues apparaissent avant le retour des feuilles et sont mûres en Palestine vers le mois de juin. Les secondes figues poussent tant que le développement de la végétation continue et mûrissent à diverses époques à partir du mois d’août.

il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point ; coupe-le donc : pourquoi rend-il la terre improductive ?

Le vigneron lui répondit : Seigneur, laissez-le encore cette année, jusqu’à ce que j’aie creusé et mis du fumier tout autour.

Peut-être portera-t-il du fruit ensuite ; sinon, vous le couperez. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

« Le maître de la vigne, c’est Dieu ; le figuier, c’est le peuple d’Israël, qui n’a porté d’autre fruit que des pratiques extérieures, semblables à un vain feuillage. Moïse, les prophètes, le Messie sont venus à lui tour à tour. Après la mort de Jésus, quarante ans lui ont été donnés pour faire pénitence. Les Juifs ne se convertissant pas, Jérusalem fut détruite et tout le peuple dispersé parmi les nations, voir Luc, 21, 24. » (CRAMPON, 1885)

Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans leur synagogue. Voir Matthieu, 4, 23.

Or, il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d’un esprit qui la rendait infirme : elle était courbée, et ne pouvait absolument pas se redresser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui avait un esprit d’infirmité. Elle était possédée d’un démon qui la rendait infirme. Nous voyons dans l’Ecriture une foule de maladie causées par les démons.

L’ayant vue, Jésus l’appela et lui dit : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. »

Et il lui imposa les mains ; aussitôt elle se redressa, et elle glorifiait Dieu.

Mais le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait fait cette guérison un jour de sabbat, prit la parole et dit au peuple : « Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat. —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le chef de la synagogue. Voir Marc, 5, 22.

Hypocrite, lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne, pour le mener boire ?

Et cette fille d’Abraham, que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, il ne fallait pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ! »

Pendant qu’il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et tout le peuple était ravi de toutes les choses merveilleuses qu’il accomplissait.

Il disait encore : « À quoi le royaume de Dieu est-il semblable, et à quoi le comparerai-je ?

Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme prit et jeta dans son jardin ; il poussa et il devint un arbre, et les oiseaux du ciel firent leur demeure dans ses rameaux. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 31 ; Marc, 4, 31. ― Un grain de sénevé. Voir Matthieu, note 13.31.

Il dit encore : « À quoi comparerai-je le royaume de Dieu ?

Il est semblable au levain qu’une femme prend et mêle dans trois mesures de farine, de façon à faire lever toute la pâte. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 33. ― Trois mesures de farine, trois sata, près de 39 litres.

Il allait donc par les villes et les villages, enseignant et s’avançant vers Jérusalem.

Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il qu’un petit nombre de sauvés ? » Il leur dit :

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 13. ― Ils désireront être sauvés, mais faute d’en prendre les moyens, ils ne le seront pas.

Une fois que le père de famille se sera levé et aura fermé la porte, si vous êtes dehors et que vous vous mettiez à frapper, en disant : Seigneur, ouvrez-nous ! Il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 25, 10.

Alors vous vous mettrez à dire : Nous avons mangé et bu devant vous, et vous avez enseigné dans nos places publiques.

Et il vous répondra : Je vous le dis, je ne sais d’où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’iniquités.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 23 ; Psaumes, 6, 9 ; Matthieu, 25, 41.

C’est alors qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous serez jetés dehors.

Il en viendra de l’Orient et de l’Occident, de l’Aquilon et du Midi ; et ils prendront place au banquet dans le royaume de Dieu.

Et tels sont les derniers, qui seront les premiers ; et tels sont les premiers, qui seront les derniers. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 19, 30 ; 20, 16 ; Marc, 10, 31.

Le même jour, quelques Pharisiens vinrent lui dire : « Retirez-vous et partez d’ici ; car Hérode veut vous faire mourir. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de la Pérée. Voir Matthieu, 14, 1.

Il leur répondit : « Allez et dites à ce renard : Je chasse les démons et guéris les malades aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’aurai fini.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

« Renard : cette hardiesse de langage à l’égard des rois et des grands était familière aux prophètes hébreux. » (CRAMPON, 1885)

Seulement il faut que je poursuive ma route aujourd’hui, et demain, et le jour suivant ; car il ne convient pas qu’un prophète meure hors de Jérusalem.

Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et lapide ceux qui sont envoyés vers elle ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 23, 37.

Voici que votre maison va vous être laissée. Je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jusqu’à ce qu’il, etc. Voir Matthieu, 23, 39.