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Luc 22

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

La fête des Azymes, qu’on appelle la Pâque, approchait ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 2. ― La fête des azymes qu’on appelle Pâque. Voir Marc, 14, 1 et Matthieu, note 26.2.

et les Princes des prêtres et les Scribes cherchaient comment ils feraient mourir Jésus ; car ils craignaient le peuple.

Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, du nombre des Douze ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 14 ; Marc, 14, 10.

et celui-ci alla s’entendre avec les Princes des prêtres et les magistrats, sur la manière de le leur livrer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les magistrats du temple (voir verset 52) ; c’est-à-dire les officiers du temple, les lévites préposés à leurs frères qui faisaient la garde aux portes du temple.

Eux, pleins de joie, promirent de lui donner de l’argent.

Il s’engagea de son côté, et il cherchait une occasion favorable de leur livrer Jésus à l’insu de la foule.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En l’absence du peuple ; avant que le peuple s’assemblât pour la solennité, car comme le peuple le tenait pour un prophète (voir Matthieu, chapitre 21), on craignait qu’il ne se soulevât, si Jésus était arrêté pendant qu’il se trouvait réuni (voir Matthieu, 26, 5.)

Arriva le jour des Azymes, où l’on devait immoler la Pâque.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Immoler la pâque, l’agneau pascal. Voir Exode, 12, 26 et Marc, 14, 12.

Jésus envoya Pierre et Jean : « Allez, leur dit-il, nous préparer le repas pascal. »

Ils lui dirent : « Où voulez-vous que nous le préparions ? »

Il leur répondit : « En entrant dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera,

et vous direz au maître de cette maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ?

Et il vous montrera un grand cénacle meublé : préparez-y ce qu’il faut. »

Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.

Commentaire (versets 8 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 8 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Préparer la Pâque. Voir Matthieu, 26, 19.

L’heure étant venue, Jésus se mit à table, et les douze Apôtres avec lui ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 20 ; Marc, 14, 17.

et il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai désiré, etc. Cette répétition, comme nous l’avons déjà remarqué, a pour effet de donner de la force et de l’énergie au discours.

Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu’à la Pâque parfaite, célébrée dans le royaume de Dieu. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jésus veut dire par là qu’il ne mangera plus désormais de cette victime figurative, jusqu’à ce qu’elle ait eu son accomplissement dans le royaume de Dieu, où la victime qui va bientôt être immolée deviendra la pâque du peuple nouveau (voir 1 Corinthiens, 5, 7).

Et prenant une coupe, il rendit grâces et dit : « Prenez et partagez entre vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce calice est simplement la coupe que le maître du repas bénissait en cérémonie, dont il buvait, et qu’il passait ensuite à tous ceux qui étaient à table. Il faut donc bien le distinguer du calice contenant le sang du Sauveur, et dont il est question au verset 20.

Car, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »

Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 11, 24.

Il fit de même pour la coupe, après le souper, disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, lequel est versé pour vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il donna de la même manière le calice ; c’est-à-dire après l’avoir pris et avoir rendu grâces, comme il avait fait pour le pain. Voir Matthieu, 26, 26-29.

Cependant voici que la main de celui qui me trahit est avec moi à cette table.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 21 ; Marc, 14, 20 ; Jean, 13, 18. ― La main, etc. Voir Matthieu, 26, 23.

Quant au Fils de l’homme, il va selon ce qui a été décrété ; mais malheur à l’homme par qui il est trahi ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 40, 10.

Et les disciples se mirent à se demander les uns aux autres quel était celui d’entre eux qui devait faire cela.

Il s’éleva aussi parmi eux une dispute, pour savoir lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand.

Jésus leur dit : « Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui leur commandent sont appelés Bienfaiteurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 20, 25 ; Marc, 10, 42.

Pour vous, ne faites pas ainsi ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le dernier, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

Car quel est le plus grand, de celui qui est à table, ou de celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

Vous, vous êtes demeurés avec moi dans mes épreuves ;

et moi, je vous prépare un royaume, comme mon Père me l’a préparé,

afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d’Israël. »

Et le Seigneur dit : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;

mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. —

Seigneur, lui dit Pierre, je suis prêt à aller avec vous et en prison et à la mort. »

Jésus lui répondit : « Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd’hui, que tu n’aies nié trois fois de me connaître. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 34 ; Marc, 14, 30.

Il dit encore à ses disciples : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni chaussures, avez-vous manqué de quelque chose ? —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 10, 9.

De rien, » lui dirent-ils. Il ajouta : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même celui qui a un sac ; et que celui qui n’a point d’épée vende son manteau, et en achète une.

Car, je vous le dis, il faut encore que cette parole de l’Écriture s’accomplisse en moi : Il a été mis au rang des malfaiteurs. En effet, ce qui me concerne touche à sa fin. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 53, 12.

Ils lui dirent : « Seigneur, il y a ici deux épées. » Il leur répondit : « C’est assez. »

Étant sorti, il s’en alla, selon sa coutume, vers le mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 36 ; Marc, 14, 32 ; Jean, 18, 1. ― A la montagne des Oliviers. Voir Matthieu, notes 21.1 et 26.36.

Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : « Priez, afin de ne point tomber en tentation. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A son lieu accoutumé, au lieu où il avait coutume de se trouver avec ses disciples, et qui était appelé Gethsémani. Voir Matthieu, 26, 36 ; Marc, 14, 32 ; Jean, 18, 1-2. Quant aux mots son et accoutumé, ils ne sont que la traduction pure et simple de l’article déterminatif du grec, qui ne saurait avoir ici aucune autre signification.

Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’un jet de pierre ; et s’étant mis à genoux, il priait,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 39 ; Marc, 14, 35.

disant : « Père, si vous voulez, éloignez de moi ce calice ! Cependant que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui se fasse. »

Alors lui apparut du ciel un ange qui le fortifiait.

Et se trouvant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des gouttes de sang découlant jusqu’à terre.

Après avoir prié, il se leva et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse.

Et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin de ne point entrer en tentation. »

Comme il parlait encore, voici qu’une troupe de gens parut ; celui qu’on appelait Judas, l’un des Douze, marchait en tête. Il s’approcha de Jésus pour le baiser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 47 ; Marc, 14, 43 ; Jean, 18, 3.

Et Jésus lui dit : « Judas, tu livres le Fils de l’homme par un baiser ! »

Ceux qui étaient avec Jésus, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : « Seigneur, si nous frappions de l’épée ? »

Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre, et lui emporta l’oreille droite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et l’un d’eux, saint Pierre. ― Le serviteur du grand prêtre, Malchus.

Mais Jésus dit : « Restez-en là. » Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit.

Puis, s’adressant aux Princes des prêtres, aux officiers du temple et aux Anciens qui étaient venus pour le prendre, il leur dit : « Vous êtes venus comme après un brigand, avec des épées et des bâtons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et aux magistrats du temple. Voir verset 4. ― Princes des prêtres. Voir Matthieu, 2, 4. ― Anciens. Voir Matthieu, 16, 21.

J’étais tous les jours avec vous dans le temple, et vous n’avez mis pas la main sur moi. Mais voici votre heure et la puissance des ténèbres. »

S’étant saisis de lui, ils l’emmenèrent et le conduisirent dans la maison du grand prêtre ; Pierre suivait de loin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 57 ; Marc, 14, 53 ; Jean, 18, 24.

Ayant allumé du feu au milieu de la cour, ils s’assirent autour, et Pierre s’assit parmi eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 69 ; Marc, 14, 66 ; Jean, 18, 25. ― Un feu ayant été allumé. Voir Marc, note 14.54.

Une servante, qui le vit assis devant le feu, l’ayant regardé fixement, dit : « Cet homme était aussi avec lui. »

Mais Pierre renia Jésus, en disant : « Femme, je ne le connais point. »

Peu après, un autre l’ayant vu, dit : « Tu es aussi de ces gens-là. » Pierre répondit : « Mon ami, je n’en suis point. »

Une heure s’était écoulée, lorsqu’un autre se mit à dire avec assurance : « Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est de la Galilée. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 18, 26. ― Il est également appelé Galiléen d’après son langage et son accent. Voir Matthieu, 26, 73.

Pierre répondit : « Mon ami, je ne sais ce que tu veux dire. » Et aussitôt, comme il parlait encore, le coq chanta.

Et le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 34 ; Marc, 14, 30 ; Jean, 13, 38.

Et étant sorti de la maison, Pierre pleura amèrement.

Or, ceux qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et le déchiraient de coups. Voir, sur cette expression, Matthieu, 21, 35.

Ils lui bandèrent les yeux, et, le frappant au visage, ils l’interrogeaient, disant : « Devine qui t’a frappé. »

Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures.

Dès qu’il fit jour, les Anciens du peuple, les Princes des prêtres et les Scribes se réunirent, et amenèrent Jésus dans leur assemblée. Ils dirent : « Si tu es le Christ, dis-le-nous. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 1 ; Marc, 15, 1 ; Jean, 18, 28. ― Dans leur conseil, le sanhédrin. Voir Matthieu, 26, 59.

Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ;

et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas et ne me relâcherez pas.

Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. »

Alors ils dirent tous : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « Vous le dites, je le suis. »

Et ils dirent : « Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l’avons nous-mêmes entendu de sa bouche. »