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Ézéchiel 40

LA vingt-cinquième année de notre captivité, au commencement de l’année, le dixième du premier mois, quatorze ans après la ruine de la ville de Jérusalem, ce jour-là même la main du Seigneur fut sur moi, et il me mena en esprit à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au commencement de l’année ; c’est-à-dire au premier mois de l’année sacrée, qui était le septième de l’année civile. Il commençait à la nouvelle lune de mars, selon les rabbins, mais c’était plus probablement à celle d’avril. ― La main du Seigneur. Voir Ezéchiel, 1, 3. ― Là ; dans la cité, à Jérusalem.

Il me mena en une vision divine au pays d’Israël, et il me mit sur une fort haute montagne, sur laquelle était comme le bâtiment d’une ville qui était tournée vers le midi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La plupart des Pères et des interprètes reconnaissent que cet édifice représente, sous des symboles mystérieux, l’Eglise de Jésus-Christ.

Il me fit entrer dans ce bâtiment ; et je rencontrai d’abord un homme dont le regard brillait comme de l’airain étincelant. Il tenait d’une main un cordeau de fin lin ; il portait dans l’autre une canne pour mesurer, et il se tenait devant la porte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un homme ; c’est-à-dire un ange sous la forme d’un homme. ― Canne (calamus) ; mesure de 6 coudées (voir verset 5). Or la coudée avait 24 doigts ou 20 pouces et demi environ.

Cet homme me parla, et me dit : Fils de l’homme, voyez bien de vos yeux, écoutez bien de vos oreilles, et gravez dans votre cœur et votre esprit tout ce que je vais vous montrer ; parce qu’on vous a amené ici pour vous le faire voir : et annoncez à la maison d’Israël tout ce que vous aurez vu.

En même temps je vis au dehors une muraille qui environnait la maison de tous côtés ; et cet homme tenant à la main une canne pour mesurer, qui avait six coudées et un palme de long, mesura la largeur de la muraille qui était d’une toise, et la hauteur qui était aussi d’une toise.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La maison ; c’est-à-dire le temple. ― D’un palme ; littéralement, avec un palme ; c’est le sens du latin (palmo), expliqué par l’hébreu. ― Il mesura, etc. ; littéralement, il mesura la largeur de l’édifice par une canne ; construction elliptique qui se reproduit dans plusieurs des versets suivants, quoique sous une forme différente. ― Pour la valeur des mesures données dans ce chapitre et les suivants, voir la note 21 à la fin du volume.

Il vint ensuite à la porte qui regardait vers l’orient, et il y monta par les degrés. Il mesura le seuil de la porte, qui avait une toise de largeur ; c’est-à-dire, que le seuil était large d’une toise.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La porte qui regardait, etc. Il y avait quatre grandes portes dans le temple : la porte orientale, celle qui regardait le septentrion ou l’aquilon, celle du midi et celle du côté de l’occident.

Il mesura aussi les chambres qui avaient une toise de long et une toise de large, et il y avait cinq coudées entre les chambres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les chambres servaient au logement des portiers et des gardes. Il y en avait trois de chaque côté du vestibule (voir verset 10) et elles étaient séparées les unes des autres par un mur épais de 5 coudées.

Le seuil de la porte près du vestibule au dedans de la porte avait une toise.

Il mesura le vestibule de la porte qui avait huit coudées, et le frontispice qui en avait deux. Le vestibule de la porte était au dedans.

La porte qui regardait vers l’orient avait trois chambres d’un côté et trois chambres d’un autre, et les trois chambres et les trois frontispices des deux côtés étaient d’une même mesure.

Il mesura la largeur du seuil de la porte qui était de dix coudées, et la longueur de la porte qui était de treize coudées.

Il y avait devant les chambres un rebord d’une coudée ; une coudée finissait ces rebords qui se répondaient ; et les chambres d’un côté et d’autre étaient de six coudées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un rebord (marginem) ; espèce de banquette qui s’étendait par le bas tout le long du portique. ― Une coudée finissait, etc. ; c’est-à-dire que la mesure du rebord était fixe et déterminée à une coudée en tous sens. Or ce rebord servait comme de base aux palmes qui étaient en guise de pilastres entre chaque chambre. Voir le verset 16.

Il mesura la porte depuis le toit d’une chambre jusqu’au toit de l’autre, qui était de la largeur de vingt-cinq coudées, et les portes des chambres étaient vis-à-vis l’une de l’autre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La porte ; c’est-à-dire l’espace compris entre une porte et l’autre.

Il fit ainsi à l’égard des frontispices qui étaient de soixante coudées, et il ajouta aux frontispices le vestibule de la porte qui régnait tout autour.

Devant la face de la porte qui s’étendait jusqu’à la face du vestibule de la porte intérieure, il y avait cinquante coudées ;

et des fenêtres de biais aux chambres et aux frontispices qui étaient au dedans de la porte tout autour d’un côté et d’autre. Il y avait aussi au dedans des vestibules des fenêtres tout autour, et devant les frontispices des palmes peintes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des palmes peintes ; mais en relief, sculptées ou ciselées, comme il est dit au verset 26. C’étaient des espèces de colonnes ou de pilastres qui ornaient le mur de séparation, situé entre chaque chambre du vestibule.

Il me mena aussi au parvis de dehors, où je vis des chambres ; et le parvis était pavé de pierre de tous côtés, et il y avait trente chambres autour du pavé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le parvis est appelé extérieur, par rapport au parvis des prêtres, nommé le parvis intérieur. ― Des chambres (gazophylacia) ; dans plusieurs desquelles on serrait les choses nécessaires au service du temple, par exemple le bois, le sel, le vin, l’huile, etc., pour les sacrifices, et où logeaient les prêtres durant le temps de leur service. ― Trente chambres ; dont quinze apparemment étaient à droite du vestibule et quinze à gauche.

Et le pavé au frontispice des portes était plus bas, selon la longueur des portes.

Et il mesura la largeur depuis la face de la porte d’en bas, jusqu’au frontispice du parvis intérieur par le dehors ; et il y avait cent coudées vers l’orient et vers l’aquilon.

Il mesura aussi la longueur et la largeur de la porte du parvis extérieur qui regardait vers l’aquilon ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du parvis extérieur ; celui des Israélites, qui étaient entre le parvis des Gentils et celui des prêtres. Comparer au verset 17.

et ses chambres, dont il y en avait trois d’un côté et trois d’un autre, et son frontispice et son vestibule selon la mesure de la première porte ; et il y avait cinquante coudées de long et vingt-cinq coudées de large.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La première porte ; la porte orientale. Voir le verset 6.

Ses fenêtres, son vestibule et sa sculpture étaient de la même mesure que celle de la porte qui regardait vers l’orient ; on y montait par sept degrés, et il y avait au devant un vestibule.

Et la porte du parvis intérieur était vis-à-vis de l’autre porte du côté de l’aquilon et du côté de l’orient ; et ayant mesuré l’espace d’une porte à l’autre, il y trouva cent coudées.

Il me mena aussi vers le midi, et je vis une porte qui regardait vers le midi : il en mesura le frontispice et le vestibule qui étaient de même mesure que les autres.

Et ses fenêtres avec les vestibules autour étaient comme les autres fenêtres : elles avaient cinquante coudées de long et vingt-cinq coudées de large.

On y montait par sept degrés. Le vestibule était devant la porte ; et il y avait au frontispice des palmes de sculpture, une d’un côté et l’autre de l’autre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des palmes ciselées. Comparer au verset 16.

Et la porte du parvis intérieur était du côté du midi ; et ayant mesuré l’espace d’une porte jusqu’à l’autre du côté du midi, il trouva cent coudées.

Il me fit entrer aussi dans le parvis intérieur à la porte du midi ; et il prit la mesure de la porte comme celle des autres.

Il prit aussi les mêmes mesures de la chambre, du frontispice, du vestibule, des fenêtres et du vestibule tout autour ; et il trouva cinquante coudées de long et vingt-cinq de large.

Le vestibule qui régnait tout autour avait vingt-cinq coudées de long et cinq de large.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De large cinq. D’après les versets 15, 21, 25, 29, 33, 36, parallèles à celui-ci, il faut lire cinquante.

Le vestibule allait au parvis extérieur ; et il y avait des palmes au frontispice, et huit degrés pour y monter.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et son vestibule, etc. ; on passait par ce vestibule pour aller d’un parvis à l’autre.

Puis il me fit entrer dans le parvis intérieur par le chemin qui regarde l’orient, et il mesura la porte selon les mesures dont nous avons déjà parlé.

Il en mesura la chambre, le frontispice et le vestibule, comme il est dit auparavant ; les fenêtres aussi et le vestibule tout autour, qui avaient cinquante coudées de long et vingt-cinq de large.

Et il en mesura le vestibule qui regardait le parvis extérieur, et il y avait des palmes de côté et d’autre qui étaient sculptées au frontispice, et on y montait par huit degrés.

Il me mena ensuite vers la porte qui regardait l’aquilon, et il en prit les mesures comme il avait fait à l’égard des précédentes.

Il en mesura la chambre, le frontispice, le vestibule et les fenêtres tout autour, qui avaient cinquante coudées de long et vingt-cinq de large.

Son vestibule regardait vers le parvis extérieur, et il y avait de côté et d’autre des palmes sculptées au frontispice, et on y montait par huit degrés.

Et en chaque chambre du trésor, il y avait une porte au frontispice de l’entrée. C’était là qu’ils lavaient l’holocauste.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’était là qu’on lavait les pieds et les intestins des animaux qui devaient être brûlés en holocaustes.

Au vestibule de la porte il y avait deux tables d’un côté, et deux tables de l’autre, afin d’y immoler les holocaustes et les victimes pour les péchés et pour les fautes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour le péché, etc. Comparer à Lévitique, 5, 15 ; 6, 17 ; 7, 1 ; Nombres, 18, 9.

Et au côté de dehors qui monte vers l’entrée de la porte qui regarde vers l’aquilon, il y avait deux tables ; et de l’autre côté devant le vestibule de la porte, il y en avait encore deux.

Quatre tables d’un côté, et quatre tables de l’autre, au côté de la porte, qui étaient en tout huit tables, sur lesquelles on immolait les sacrifices.

Les quatre tables pour l’holocauste étaient faites de pierres carrées qui avaient une coudée et demie de long, une coudée et demie de large et une coudée de hauteur ; et on mettait dessus les vases où l’on immolait l’holocauste et la victime.

Elles avaient un bord d’un palme qui se courbait en dedans tout autour, et on mettait sur les tables les chairs de l’oblation.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Leurs rebords ; c’est-à-dire les rebords qui s’élevant au-dessus de la surface des tables avaient pour but d’empêcher les instruments qu’on y mettait et les parties des victimes qu’on y préparait de tomber par terre. ― D’un palme ; de quatre doigts.

Au dehors de la porte intérieure étaient les chambres des chantres au parvis intérieur, qui était à côté de la porte qui regarde vers l’aquilon. Leur face était tournée vers le midi. Il y en avait une à côté de la porte orientale qui regardait vers l’aquilon.

Et cet homme me dit : Cette chambre qui regarde le midi sera pour les prêtres qui veillent à la garde du temple.

Et cette autre chambre qui regarde vers l’aquilon sera pour les prêtres qui veillent pour le ministère de l’autel. Ceux-ci sont les fils de Sadoc, qui sont ceux d’entre les enfants de Lévi qui s’approchent du Seigneur pour le servir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ceux-ci, etc. Les descendants de Sadoc, le grand-prêtre, étaient chargés d’offrir les sacrifices sur l’autel des holocaustes. Voir Ezéchiel, 43, 19 ; 44, 15 ; 48, 11.

Il mesura aussi le parvis, qui avait cent coudées de long, et cent coudées de large en carré ; et l’autel qui était devant la face du temple.

Il me fit entrer dans le vestibule du temple, et il en mesura l’entrée qui avait cinq coudées d’un côté, et cinq coudées de l’autre ; et la largeur de la porte qui avait trois coudées d’un côté, et trois coudées de l’autre.

Le vestibule avait vingt coudées de long, et onze de large ; et on y montait par huit degrés. Il y avait au front deux colonnes, une d’un côté, et l’autre d’un autre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Deux colonnes. On peut en voir la description dans 3 Rois, 7, verset 15 et suivants ; 2 Paralipomènes, 3, verset 15 et suivants.