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Isaïe 64
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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comme un feu qui embrase le bois sec, comme un feu qui fait bouillonner l’eau, pour manifester votre nom à vos adversaires, de sorte que les nations tremblent devant vous,
en faisant des choses terribles, inattendues, — vous descendriez, les montagnes seraient ébranlées devant vous ! —
dont jamais on n’eût entendu parler ! Jamais on n’a entendu, nul œil n’a vu un Dieu autre que vous agir ainsi pour qui espère en lui.
Vous venez au-devant de qui pratique avec joie la justice, de qui, marchant dans vos voies, se souvient de vous. Voici que vous étiez courroucé, et nous étions coupables ; — il en est ainsi depuis longtemps : serions-nous sauvés ? —
Nous étions tous semblables à un homme impur, et toutes nos justices étaient pareilles à un vêtement souillé. Nous étions tous flétris comme la feuille, et nos iniquités nous emportaient comme le vent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans les péchés. On entend ainsi généralement, l’expression de la Vulgate, dans ces choses (in ipsis), traduction rigoureusement littérale du texte original. Cette interprétation paraît d’autant plus fondée, qu’elle se trouve précédée immédiatement de nous avons péché. ― Nous serons sauvés ; par un pur effet de votre bonté et de votre miséricorde.
Il n’y avait personne qui invoquât votre nom, qui se réveillât pour s’attacher à vous. Car vous nous aviez caché votre visage, et vous nous laissiez périr dans nos iniquités.
Et maintenant, ô Yahweh, vous êtes notre père ; nous sommes l’argile, et vous celui qui nous a formés ; nous sommes tous l’ouvrage de votre main.
Ne vous irritez pas à l’extrême, ô Yahweh, et ne vous souvenez pas à jamais de l’iniquité. Regardez donc : nous sommes tous votre peuple !
Vos villes saintes sont devenues un désert ; Sion est devenue un désert, Jérusalem une solitude.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 78, 8. ― Trop ou outre mesure ; c’est le sens du latin satis, expliqué par l’hébreu. ― La maison de notre sanctification. Voir Isaïe, 60, 13.
Notre maison sainte et glorieuse, où nos pères célébraient vos louanges, est devenue la proie des flammes, et tout ce qui nous était cher a été dévasté.
En face de ces maux, vous contiendrez-vous, ô Yahweh ? Vous tairez-vous et nous affligerez-vous à l’excès ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 2, 9.