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Isaïe 26
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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En ce jour-là, on chantera ce cantique dans la terre de Juda : Nous avons une ville forte ! Il fait de son salut le mur et l’avant-mur,
Ouvrez les portes, laissez entrer la nation juste, qui garde la vérité.
Au cœur constant vous assurez la paix, la paix, parce qu’il se confie en vous.
Confiez-vous en Yahweh à jamais ; car Yahweh est le rocher des siècles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vous avez, etc. Le prophète s’adresse maintenant au peuple de Juda. ― Durant les siècles éternels ; dans tous les temps, et au milieu de tous les événements de la vie.
Il a humilié ceux qui habitaient les hauteurs ; il a abaissé la ville superbe, il l’a abaissée jusqu’à terre, et lui a fait toucher la poussière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La cité élevée, orgueilleuse, superbe, Babylone, suivant l’opinion commune. Quoiqu’il en soit, cette cité élevée représente le monde ennemi de Dieu.
Elle est foulée aux pieds, sous les pieds des humbles, les pas des malheureux.
Le sentier du juste est uni ; elle est droite la voie que vous aplanissez au juste.
Oui, sur le sentier de vos jugements, nous vous attendions, ô Yahweh ; votre nom et votre souvenir étaient le désir de nos âmes.
Mon âme vous a désiré pendant la nuit, et au dedans de moi mon esprit vous cherchait ; car, lorsque vos jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.
Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice ; dans le pays de la droiture, il agit en pervers, et il ne voit pas la majesté de Yahweh.
Yahweh, votre main est levée ; ils ne la voient point. Ils verront votre zèle pour votre peuple, et seront confus ; le feu fait pour vos adversaires les dévorera.
Yahweh, vous nous assurerez la paix, car toute notre œuvre, c’est vous qui l’avez faite pour nous.
Yahweh, notre Dieu, d’autres maîtres que vous ont dominé sur nous ; grâce à vous seul, nous pouvons célébrer votre nom.
Les morts, ne vivront plus, les ombres ne ressusciteront point. Vous les avez visités et exterminés, et vous avez anéanti d’eux tout souvenir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que les morts, etc. C’est une imprécation et en même temps une prédiction du malheur des Chaldéens, de ces maîtres étrangers (comparer au verset précédent), qui ont opprimé le peuple du Seigneur.
Vous avez accrû la nation, Yahweh, vous avez accrû la nation et manifesté votre gloire ; vous avez reculé les limites du pays.
Yahweh, dans la détresse ils vous ont recherché ; ils ont exhalé leur plainte quand vous les frappiez.
Comme une femme enceinte, prête à enfanter, se tord et crie dans ses douleurs, ainsi nous étions devant votre face, Yahweh.
Nous avons conçu dans la douleur et enfanté du vent ; nous n’avons pas donné le salut à la terre, et il n’est pas né d’habitants du monde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nous n’avons pas fait, etc. Les Juifs n’ont pas mérité, par de bonnes actions, que Dieu exterminât les habitants des pays voisins de la Judée. Il a conservé ces peuples pour éprouver et châtier Juda.
Vos morts vivront ; mes cadavres ressusciteront ; Réveillez-vous et chantez, vous qui êtes couchés dans la poussière car votre rosée, Seigneur, est une rosée de lumière, et la terre rendra au jour les trépassés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vos morts ; les morts du Seigneur, ceux qui ont été pris parmi le peuple du Seigneur, et, dans un sens plus général, ceux qui meurent dans le Seigneur. Comparer à Apocalypse, 14, 13. Cette prophétie et celle du verset 21 n’auront leur entier accomplissement qu’à la résurrection future, lorsque Jésus-Christ descendra des cieux pour juger tous les hommes. ― Une rosée de lumière, qui vivifie.
Va, mon peuple, entre dans tes chambres, et ferme tes portes sur toi ; cache-toi pour quelques instants ; jusqu’à ce que la colère ait passé.
Car voici que Yahweh sort de sa demeure, pour visiter l’iniquité des habitants de la terre, et la terre découvrira le sang qu’elle a bu, et ne cachera plus ses tués.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Michée, 1, 3.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Notre ville forte ; littéralement, et par hébraïsme, la ville de notre force. Sion représente ici l’Eglise dont Jésus-Christ est le mur et l’avant-mur, par la protection puissante dont il la couvre.