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Sagesse 7

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Je suis moi-même un mortel, semblable à tous et descendant du premier qui fut formé de terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai été formé chair ; c’est-à-dire corps ; mon corps a été formé.

J’ai été formé quant à la chair dans le sein de ma mère, pendant dix mois prenant consistance dans le sang, par la semence de l’homme, durant le repos du sommeil.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 10, 10. ― Dans l’espace de dix mois. L’année chez les Hébreux se composait de mois de 29 et 30 jours. La naissance de l’enfant arrivait ordinairement vers le milieu du dixième mois, et l’on comptait le mois commencé, dans le calcul que nous avons ici, selon un usage assez commun en Orient. C’est ainsi qu’il est dit que Jésus-Christ resta trois jours dans le tombeau, quoiqu’il n’y ait été mis que le vendredi soir et qu’il soit ressuscité le dimanche matin.

Moi aussi, à ma naissance, j’ai respiré l’air commun à tous, je suis tombé sur la même terre, et, comme celui de tous, mon premier cri fut un gémissement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai reçu, etc. ; j’ai respiré l’air commun à tous les autres hommes.

J’ai été élevé dans des langes et avec des soins infinis.

Aucun roi n’a eu un autre commencement d’existence.

Il n’y a pour tous qu’une seule manière d’entrer dans la vie et d’en sortir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 1, 21 ; 1 Timothée, 6, 7.

C’est pourquoi j’ai prié, et la prudence m’a été donnée ; j’ai invoqué, et l’esprit de sagesse est venu en moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai désiré, etc. Comparer à 3 Rois, 3, 9-11.

Je l’ai préférée aux sceptres et aux couronnes, et j’ai estimé de nul prix les richesses auprès d’elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et je l’ai mise, etc. Comparer à Proverbes, 8, vv. 10-11, 15-16.

Je ne lui ai pas égalé les pierres les plus précieuses, car tout l’or du monde n’est auprès d’elle qu’un peu de sable, et l’argent, à côté d’elle, doit être estimé comme de la boue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 28, 15 ; Proverbes, 8, 11.

Je l’ai aimée plus que la santé et la beauté ; j’ai préféré la posséder plutôt que la lumière, car son flambeau ne s’éteint jamais.

Avec elle me sont venus tous les biens, et des richesses innombrables sont dans ses mains.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 3, 13 ; Matthieu, 6, 33. ― Richesses ; c’est le sens du grec, et même du latin de la Vulgate honestas, non seulement ici, mais dans tout le livre.

Et je me suis réjoui de tous ces biens, car la sagesse les amène avec elle ; j’ignorais pourtant qu’elle en était la mère.

Je l’ai apprise sans arrière-pensée, je la communique sans envie, et je ne cache point ses trésors.

Car elle est pour les hommes un trésor inépuisable ; ceux qui en usent ont part à l’amitié de Dieu, à qui les recommandent les dons acquis par l’instruction.

Que Dieu me donne d’en parler comme je le voudrais, et de concevoir des pensées dignes des dons que j’ai reçus ! Car c’est lui qui conduit la sagesse, et qui dirige les sages.

Nous sommes dans sa main, nous et nos discours, et toute la prudence et le savoir-faire.

C’est lui qui m’a donné la véritable science des êtres, pour me faire connaître la structure de l’univers et les propriétés des éléments,

le commencement, la fin et le milieu des temps, les retours périodiques du soleil, les vicissitudes des temps,

les cycles des années et la position des étoiles,

la nature des animaux et les instincts des bêtes, la puissance des esprits et les raisonnements des hommes, les différentes espèces des plantes et la vertu des racines.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les colères des bêtes. Le sens du grec est plus général, il exprime tous les instincts des animaux. ― Les différences des plantes, la science de la botanique. ― Les vertus des racines, la connaissance des remèdes.

Tout ce qui est caché et à découvert, je l’ai appris ;

car la sagesse, ouvrière de toutes choses, me l’a enseigné. En elle, en effet, il y a un esprit intelligent, saint, unique, multiple, immatériel, actif, pénétrant, sans souillure, infaillible, impassible, aimant le bien, sagace, ne connaissant pas d’obstacle, bienfaisant,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La sagesse dont il est question dans ce verset et les suivants est la Sagesse incréée, comme l’enseignent les théologiens, et comme le prouve la comparaison du langage de notre livre avec celui de l’Ecclésiastique, 24, verset 4 et suivants, et avec Hébreux, 1, 3.

bon pour les hommes, immuable, assuré, tranquille, tout-puissant, surveillant tout, pénétrant tous les esprits, les intelligents, les purs et les plus subtils.

Car la sagesse est plus agile que tout mouvement ; elle pénètre et s’introduit partout, à cause de sa pureté.

Elle est le souffle de la puissance de Dieu, une pure émanation de la gloire du Tout-puissant ; aussi rien de souillé ne peut tomber sur elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La vapeur ; comme une odeur qui s’exhale de la vertu divine.

Elle est le resplendissement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, et l’image de sa bonté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Hébreux, 1, 3.

Étant unique, elle peut tout ; restant la même, elle renouvelle tout ; se répandant, à travers les âges, dans les âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.

Dieu, en effet, n’aime que celui qui habite avec la sagesse.

Car elle est plus belle que le soleil, et que l’arrangement harmonieux des étoiles. Comparée à la lumière, elle l’emporte sur elle ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au-dessus de toute disposition des étoiles ; c’est-à-dire supérieure par sa beauté à la disposition déjà si belle des étoiles du firmament. La traduction : Elle est plus élevée que toutes les étoiles, est aussi peu conforme à la Vulgate qu’au texte grec.

car la lumière fait place à la nuit, mais le mal ne prévaut pas contre la sagesse.