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Sagesse 5

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 19 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
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Alors le juste sera debout en grande assurance, en face de ceux qui l’ont persécuté, et qui méprisaient ses labeurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Alors ; c’est-à-dire lors du jugement des impies, dont il est parlé au chapitre précédent.

À cette vue, ils seront agités d’une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.

Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : « Voilà donc celui qui était autrefois l’objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !

Insensés, nous regardions sa vie comme une folie, et sa fin comme un opprobre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Sagesse, 3, 2.

Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?

Nous avons donc erré, loin du chemin de la vérité ; la lumière de la justice n’a pas brillé sur nous, et sur nous ne s’est pas levé le soleil.

Nous nous sommes rassasiés dans la voie de l’iniquité et de la perdition, nous avons marché dans des déserts sans chemin, et nous n’avons pas connu la voie du Seigneur.

À quoi nous a servi l’orgueil, et que nous a rapporté la richesse avec la jactance ?

Toutes ces choses ont passé comme l’ombre, comme une rumeur qui s’enfuit ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 29, 15 ; Sagesse, 2, 5.

comme le navire qui fend l’onde agitée, sans qu’on puisse découvrir la trace de son passage, ni la marque de sa quille au milieu des flots ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 30, 19.

ou comme l’oiseau traversant les airs, sans qu’on relève aucun vestige de sa route ; mais il bat à coups de plumes l’air léger, d’un puissant élan il le déchire, s’y fait un chemin en agitant ses ailes ; puis, on n’y voit pas aucun indice de son passage ;

ou comme, lorsque la flèche a été lancée vers son but, l’air qu’elle a fendu revient aussitôt sur lui-même, et l’on ne sait plus par où elle a passé :

Ainsi nous-mêmes, nous sommes nés et nous avons cessé d’être, et nous n’avons à montrer aucune trace de vertu ; et dans notre iniquité, nous avons été retranchés. »

En effet, l’espoir de l’impie est comme le duvet que le vent emporte, comme le givre léger que disperse l’ouragan, comme la fumée qu’un souffle dissipe, comme le souvenir de l’hôte d’un jour qui s’évanouit.

Mais les justes vivent éternellement ; leur récompense est auprès du Seigneur, et le Tout-Puissant a souci d’eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 1, 4 ; Proverbes, 10, 28 ; 11, 7.

C’est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur le magnifique royaume et le splendide diadème ; car il les protégera de sa droite, de son bras, il les couvrira comme d’un bouclier.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les soins en leur faveur ; littéralement la pensée ou le soin d’eux (cogitalio illorum). Ici, comme en bien d’autres passages de l’Ecriture, le pronom possessif a le sens passif. Comparer à la fin des Observations préliminaires des Psaumes. Le grec porte la sollicitude, le soin ; ce qui confirme notre assertion par rapport au pronom possessif.

Il saisira son zèle comme armure, et il armera la création pour se venger de ses ennemis.

Il revêtira comme cuirasse la justice, et prendra pour casque un jugement sincère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 17, 40 ; Ephésiens, 6, 13.

Il prendra la sainteté comme un bouclier inexpugnable.

De son inexorable colère il fera un glaive aigu, et l’univers combattra avec lui contre les insensés.

Les traits de la foudre bien dirigés partiront, et, du sein des nuages, comme d’un arc bien tendu, voleront au but marqué.

Sa colère, comme une baliste, lancera une masse de grêle ; l’eau de la mer se soulèvera contre eux, et les fleuves se précipiteront avec furie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les foudres lancées ; littéralement les émissions des foudres. L’auteur, ainsi que les autres écrivains sacrés, envisage les foudres comme les flèches d’un arc. ― Elles seront décochées ; c’est-à-dire renvoyées, retirées ; car le latin exterminabuntur signifie proprement seront renvoyées, chassées de leur lieu. ― Des nuées. Le génitif latin nubium pourrait à la rigueur être considéré comme régime du mot arc (arcu) ; mais il nous a paru plus naturel de le faire dépendre du verbe. Il est vrai que dans cette hypothèse, il devait être à l’ablatif ; mais il est constant que pour les cas comme pour les genres, la Vulgate se conforme souvent, non pas au latin, mais à l’idiome du texte original. Ainsi le génitif est mis ici, comme dans le grec, pour l’ablatif que réclame la langue latine.

Le souffle de la puissance divine s’élèvera contre eux, et les dispersera comme un tourbillon : et ainsi l’iniquité fera de toute la terre un désert, et la malice renversera les trônes des puissants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Semblable à une baliste, comme porte le texte grec ; la Vulgate dit pierreuse. Or la baliste ou catapulte était une machine dont on se servait anciennement dans les sièges pour lancer des pierres. Le sens est donc que la colère de Dieu sera comme une baliste, qui fera tomber sur les impies une quantité de grêles aussi dures que des pierres.