Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Proverbes 9
Écouter Proverbes en entier
Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes.
Elle a immolé ses victimes, mêlé son vin, et dressé sa table.
Elle a envoyé ses servantes, elle appelle, au sommet des hauteurs de la ville :
« Que celui qui est simple entre ici ! » Elle dit à celui qui est dépourvu de sens :
« Venez, mangez de mon pain, et buvez du vin que j’ai mêlé ;
quittez l’ignorance, et vous vivrez, et marchez dans la voie de l’intelligence. »
Celui qui reprend le moqueur s’attire la raillerie, et celui qui réprimande le méchant s’attire l’outrage.
Ne reprends pas le moqueur, de peur qu’il ne te haïsse ; reprends le sage, et il t’aimera.
Donne au sage, et il deviendra plus sage ; instruis le juste, et il augmentera son savoir.
Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de Yahweh ; et l’intelligence, c’est la science du Saint.
Car par moi tes jours se multiplieront, par moi s’augmenteront les années de ta vie.
Si tu es sage, tu es sage à ton profit ; si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine.
La folie est une femme bruyante, stupide et ne sachant rien.
Elle s’est assise, à la porte de sa maison, sur un siège, dans les hauteurs de la ville,
pour inviter les passants qui vont droit leur chemin :
« Que celui qui est simple entre ici ! » Elle dit à celui qui est dépourvu de sens :
« Les eaux dérobées sont plus douces, et le pain du mystère est plus agréable ! »
Et il ne sait pas qu’il y a là des ombres, et que ses invités sont déjà dans les profondeurs du schéol.
Commentaire (versets 1 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Peinture de la vocation des hommes à la possession et à la jouissance de la vraie sagesse, sous la figure d’une invitation à un double banquet, celui de la sagesse, versets 1 à 12, et celui de la folie, versets 13 à 18. Il faut se rendre au premier et fuir le second. La folie est maintenant personnifiée pour être mise en opposition avec la Sagesse vivante. Là ; chez la femme insensée du verset 13 ; c’est-à-dire que la maison de cette femme est pour le jeune homme qui se laisse séduire un vrai sépulcre ; c’est le lieu où sont les anciens géants morts depuis des siècles. Job, en effet (voir Job, 26, 5), Isaïe (voir Isaïe, 14, 9) ; Ezéchiel (voir Ezéchiel, 32, vv. 21, 27, 29), nous dépeignent l’enfer comme un lieu ténébreux, où demeurent les anciens géants, et où ils gémissent sous les eaux. Comparer de plus à Proverbes, 2, 18-19 ; 5, 5. ― Le mot traduit par géants, en hébreu rephaïm, désigne proprement les âmes des morts, qui sont dans le scheôl et doit être distingué du mot semblable Rephaïm, qui est le nom d’une race de géants. Plus haut, voir Proverbes, 2, 18, saint Jérôme a traduit le mot Rephaïm par enfer, qui, d’ailleurs comme ici, rend l’expression hébraïque scheôl. ― Ce verset est la conclusion brève, mais forte de Salomon. Quel terrible banquet ! La maison de la Folie est comme un soupirail de l’enfer et ses convives se voient tout d’un coup plongés au milieu même de l’enfer, avec les habitants de l’abîme.