Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Proverbes 27
Écouter Proverbes en entier
Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Ne te glorifie pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu’enfantera le jour suivant.
Qu’un autre te loue, et non ta bouche ; un étranger, et non tes lèvres.
La pierre est lourde et le sable est pesant : plus que l’un et l’autre pèse la colère de l’insensé.
La fureur est cruelle et la colère impétueuse ; mais qui pourra tenir devant la jalousie ?
Mieux vaut une réprimande ouverte qu’une amitié cachée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mieux vaut, etc. une correction que l’on reçoit est utile ; on peut en tirer quelque avantage, tandis qu’une amitié cachée et secrète ne sert de rien à celui qui en est l’objet.
Les blessures d’un ami sont inspirées par la fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs.
Celui qui est rassasié foule aux pieds le rayon de miel, mais à celui qui a faim tout ce qui est amer paraît doux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 6, 7.
Comme l’oiseau qui erre loin de son nid, ainsi l’homme qui erre loin de son lieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En quittant son lieu, c’est-à-dire sa patrie, sa demeure, un homme est comme un oiseau qui abandonne son nid, exposé à mille dangers et à mille traverses. Les anciens Hébreux étaient très attachés à leur patrie, et n’aimaient pas voyager ; ils y étaient retenus, d’abord par le motif de leur religion, dont l’exercice parfait était concentré dans la Palestine ; en second lieu, par le danger de l’idolâtrie, qui était répandue dans l’univers entier ; et enfin par la nature même de leur sol, qui était un des meilleurs du monde.
L’huile et les parfums réjouissent le cœur ; telle la douceur d’un ami dont le conseil vient du cœur.
N’abandonne pas ton ami et l’ami de ton père, et n’entre pas dans la maison de ton frère au jour de ta détresse ; mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la maison, etc. Tu trouveras plus de consolation auprès d’un ami sincère qu’auprès de ton propre frère. Comparer à Proverbes, 18, 24. ― Vaut mieux… moins. Ce passage, qui manque dans l’hébreu, se trouve dans les Septante.
Mon fils, deviens sage et réjouis mon cœur, afin que je puisse répondre à celui qui m’outrage.
L’homme prudent voit le mal et se cache ; les simples passent et en portent la peine.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’homme habile, etc. Voir Proverbes, 22, 3.
Prends son vêtement, car il a répondu pour autrui ; demande des gages à cause des étrangers.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prends-lui (aufer ei). Au lieu de ei, la Vulgate porte ab eo, un peu plus haut, voir Proverbes, 20, 16, où se lit la même sentence.
Bénir son prochain à haute voix et de grand matin est réputé comme une malédiction.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui qui, etc. C’est la peinture fidèle d’un faux ami, qui comble à contretemps de louanges outrées et excessives.
Une gouttière continue dans un jour de pluie et une femme querelleuse se ressemblent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des toits, etc. Voir l’explication de ce verset, Proverbes, 19, 13.
Celui qui la retient, retient le vent, et sa main saisit de l’huile.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui veut la retenir ; littéralement qui la retient (qui retinet eam). Le verbe retinet et les suivants, teneat, vocabit, sont ce qu’on appelle en termes de grammaire hébraïque des verbes de désir et d’effort ; c’est-à-dire des verbes qui, au lieu d’exprimer une action, n’expriment que le simple désir de la faire, ou que les efforts que l’on fait pour la réaliser. On trouve de ces verbes, non seulement dans l’Ancien testament, mais encore dans le Nouveau.
Le fer aiguise le fer ; ainsi un homme aiguise un autre homme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Face. Ce mot signifiant en hébreu colère et personne, les uns traduisent : L’homme excite la colère de son ami, et les autres : L’homme instruit la personne de son ami ; cette seconde traduction nous semble plus simple et plus naturelle. Quant au mot hébreu rêhé, rendu dans la Vulgate par ami, il se prend souvent pour compagnon, semblable.
Celui qui garde son figuier en mangera les fruits, et celui qui garde son maître sera honoré.
Comme dans l’eau le visage répond au visage, ainsi le cœur de l’homme répond à l’homme.
Le schéol et l’abîme ne sont jamais rassasiés, de même les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 14, 9. ― L’enfer et la perdition. Voir, pour ces deux mots, Proverbes, 15, 11.
Le creuset est pour l’argent, et le fourneau pour l’or ; que l’homme éprouve de même la louange qu’il reçoit !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 17, 3. ― Les louanges sont la pierre de touche des sentiments. Si l’homme qui les reçoit en conçoit de la vanité, de l’orgueil, de la présomption, elles prouvent que c’est un insensé ; si, au contraire, il les souffre avec peine et n’en devient pas plus fier, elles montrent sa sagesse. ― Le cœur… la science. Ce passage se lit dans les Septante, mais non dans l’hébreu.
Quand tu pilerais l’insensé dans un mortier, comme on broie le grain, avec le pilon, sa folie ne se séparerait pas de lui. Prévoyance (xxvii, 23-27).
Connais bien l’état de tes brebis, applique ton attention à ton troupeau ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Connais, etc. Une des qualités du bon pasteur, c’est de bien connaître ses brebis. Comparer à Jean, 10, 14. ― Bétail ; dans la Vulgate, pecus, mot dont le correspondant hébreu tsôn signifie le plus ordinairement le menu bétail, c’est-à-dire les brebis et les chèvres.
car la richesse ne dure pas toujours, ni une couronne d’âge en âge.
Mais quand l’herbe a paru, que la verdure s’est montrée, que le foin des montagnes est recueilli,
tu as des agneaux pour te vêtir, des boucs pour payer un champ ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Timothée, 6, 8.
tu as en abondance le lait des chèvres, pour ta nourriture et celle de ta maison, et pour l’entretien de tes servantes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A tes servantes (ancillis tuis), est au datif, comme second complément du verbe suffise (sufficiat) exprimé au commencement du verset. ― Le lait de chèvre est à peu près le seul et en tout cas le meilleur qu’on ait en Palestine en été.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 22, 18.