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Proverbes 24

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Ne porte pas envie aux hommes méchants, et ne désire pas d’être avec eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 23, 17.

Car leur cœur médite la violence, et leurs lèvres ne profèrent que le malheur. Avantages pratiques de la sagesse (xxiv, 3-7).

C’est par la sagesse qu’une maison s’élève, et par l’intelligence qu’elle s’affermit.

C’est par la science que l’intérieur se remplit, de tous les biens précieux et agréables.

Un homme sage est plein de force, et celui qui a de la science montre une grande puissance.

Car avec la prudence tu conduiras la guerre, et le salut est dans le grand nombre des conseillers.

La sagesse est trop haute pour l’insensé ; il n’ouvre pas la bouche à la porte de la ville. L’intrigant (xxiv, 8).

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A la porte de la ville ; au lieu des assemblées publiques ; c’est-à-dire que l’insensé sera réduit au silence dans toutes les délibérations, et qu’il sera même incapable de se défendre contre ses accusateurs, d’accuser ses ennemis, d’instruire ses juges de son bon droit, etc.

Celui qui pense à faire le mal s’appelle un artisan d’intrigues. L’insensé (xxiv, 9).

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sera appelé insensé ; c’est-à-dire sera insensé. Voir Proverbes, 21, 24.

Le dessein de l’insensé, c’est le péché, et le railleur est en abomination parmi les hommes. L’indolent (xxiv, 10).

Si tu te montres faible au jour de la détresse, ta force n’est que faiblesse. Porter secours aux malheureux opprimés (xxiv, 11, 12).

Délivre ceux qu’on traîne à la mort ; ceux qui vont en chancelant au massacre, sauve-les !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 81, 4.

Si tu dis : « Mais ! Nous ne le savions pas ! » Celui qui pèse les cœurs ne le voit-il pas ? Celui qui veille sur ton âme ne le connaît-il pas, et ne rendra-t-il pas à chacun selon ses œuvres ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le discerne lui-même ; sait parfaitement discerner si cette excuse alléguée : Les forces me manquent, est réellement fondée ou non.

Mon fils, mange du miel, car il est bon ; un rayon de miel est doux à ton palais.

Sache que la sagesse est la même chose pour ton âme ; si tu l’acquiers, il est un avenir, et ton espérance ne sera pas frustrée.

Ne tends pas, ô méchant, des embûches à la demeure du juste, et ne dévaste pas le lieu où il repose ;

car sept fois le juste tombe, et il se relève, mais les méchants sont précipités dans le malheur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tombera ; non dans le péché, comme plusieurs l’entendent ; mais dans le malheur, la disgrâce, les épreuves, les afflictions. C’est le sens le plus conforme au contexte.

Si ton ennemi tombe, ne te réjouis pas, et que ton cœur ne se réjouisse pas de sa ruine,

de peur que Yahweh ne le voie, que cela soit mauvais à ses yeux, et qu’il ne détourne de lui sa colère.

Ne t’irrite pas à cause des méchants, ne porte pas envie aux pervers,

car il n’y a point d’avenir pour celui qui fait le mal, et la lampe des méchants s’éteindra.

Mon fils, crains Yahweh et le roi ; ne te mêle pas avec les hommes remuants ;

car soudain surgira leur malheur, et qui connaît la ruine des uns et des autres ?

Ce qui suit vient encore des sages : Il n’est pas bon, dans les jugements, d’avoir égard aux personnes.

Celui qui dit aux méchants : « Tu es juste », les peuples le maudissent, les nations l’exècrent.

Mais ceux qui le corrigent sont applaudis, sur eux viennent la bénédiction et le bonheur.

Il baise sur les lèvres celui qui répond des paroles justes.

Règle ton travail au dehors, applique-le à ton champ, puis tu bâtiras ta maison.

Ne témoigne pas à la légère contre ton prochain : voudrais-tu tromper par tes lèvres ?

Ne dis pas : « Comme il m’a fait, je lui ferai ; je rendrai à cet homme selon ses œuvres. »

J’ai passé près du champ d’un paresseux, et près de la vigne d’un insensé.

Et voici,… les épines y croissaient partout, les ronces en couvraient la surface, et le mur de pierres était écroulé.

J’ai regardé, et j’ai appliqué mon cœur, j’ai considéré et j’ai tiré cette leçon :

« Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir,

et ta pauvreté viendra comme un rôdeur, et ton indigence comme un homme armé. »

Commentaire (versets 23 à 34) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 23 à 34 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ces versets, qui terminent la seconde partie, semblent être un supplément du premier recueil des Proverbes. Tu dormiras un peu, etc. Au chapitre 6, versets 10 et 11, l’auteur sacré met dans la bouche du paresseux des paroles semblables à celles qu’il lui adresse lui-même. ― Dis-je ; ces mots ne se trouvent ni dans le texte hébreu, ni dans les Septante.