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Proverbes 18
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Crédits
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Celui qui se tient à l’écart ne cherche qu’à contenter sa passion, il s’irrite contre tout sage conseil.
Ce n’est pas l’intelligence qui plaît à l’insensé, c’est la manifestation de ses pensées.
Quand vient le méchant, vient aussi le mépris, et avec la honte vient l’opprobre.
Les paroles de la bouche de l’homme sont des eaux profondes ; la source de la sagesse est un torrent qui déborde.
Il n’est pas bon d’avoir égard à la personne du méchant, pour faire tort au juste dans le jugement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans le jugement ; littéralement du jugement. ― Faire acception, etc. Il ne faut pas être partial envers le méchant, en faisant perdre son procès au juste.
Les lèvres de l’insensé se mêlent aux querelles et sa bouche provoque les outrages.
La bouche de l’insensé cause sa ruine, et ses lèvres sont un piège pour son âme.
Les paroles du rapporteur sont des morceaux friands, elles descendent jusqu’au fond des entrailles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La crainte… faim. Ce passage manque dans l’hébreu ; mais il se trouve dans les Septante, qui d’ailleurs, ne contiennent pas la partie précédente de ce verset 8.
Celui qui est lâche dans son travail est frère de celui qui va à la perdition.
Le nom de Yahweh est une tour forte ; le juste s’y réfugie et y est en sûreté.
La fortune du riche est sa ville forte ; dans sa pensée, c’est une muraille élevée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sa ville forte ; littéralement et par hébraïsme, la ville de sa force.
Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève, mais l’humilité précède la gloire.
Celui qui répond avant d’avoir écouté, c’est pour lui folie et confusion.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 11, 8.
L’esprit de l’homme le soutient dans la maladie mais l’esprit abattu, qui le relèvera ?
Un cœur intelligent acquiert la science, et l’oreille des sages cherche la science.
Le présent d’un homme lui élargit la voie, et l’introduit auprès des grands.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le présent, etc. Dans l’Orient, on ne paraît devant les rois et les princes qu’avec des présents ; c’est une marque de respect et de dépendance de la part de celui qui vient faire sa cour. Comparer à 1 Rois, 9, 7.
Le premier qui expose sa cause paraît juste ; vient la partie adverse, et on examine le différend.
Le sort fait cesser les contestations, et décide entre les puissants.
Un frère ennemi de son frère résiste plus qu’une ville forte, et leurs querelles sont comme les verrous d’un palais.
C’est du fruit de la bouche de l’homme que se nourrit son corps, du produit de ses lèvres qu’il se rassasie.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; suivant son choix, on mangera ses fruits.
Commentaire (versets 17 à 21) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 21 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Contre l’amour de la dispute et le mauvais usage de la langue. Au pouvoir ; littéralement et par hébraïsme, dans la main. Le sens de ce verset est que ceux qui aiment à beaucoup parler recevront pour fruits la vie ou la mort, suivant l’usage qu’ils auront fait de leur langue.
Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; c’est une faveur qu’il a reçue de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui qui chasse… impie. Ce passage, qui se trouve dans les Septante et dans l’arabe, manque dans l’hébreu, dans le chaldéen, dans divers manuscrits latins et dans plusieurs éditions latines, comme celles de Complute, de Sixte V, etc.
Le pauvre parle en suppliant, et le riche répond durement.
L’homme aux nombreux amis les a pour sa perte, mais il est tel ami plus attaché qu’un frère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 20, 5.