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Proverbes 2
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Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Mon fils, si tu reçois mes paroles, et si tu gardes avec toi mes préceptes,
rendant ton oreille attentive à la sagesse, et inclinant ton cœur vers l’intelligence ;
oui, si tu appelles la prudence, et si tu élèves ta voix vers l’intelligence,
si tu la cherches comme l’argent, et si tu la creuses comme pour découvrir un trésor ; —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si tu la recherches, etc. L’image de cette recherche diligente est empruntée au travail des mines, décrit longuement à Job, 28, 1-11.
alors tu comprendras la crainte de Yahweh, et tu trouveras la connaissance de Dieu.
Car Yahweh donne la sagesse, de sa bouche sortent la science et la prudence ;
il garde le bonheur pour les hommes droits, il est un bouclier pour ceux qui marchent dans la perfection,
il protège les sentiers de l’équité, il veille sur la voie de ses fidèles. —
Alors tu comprendras la justice, l’équité, la droiture et tous les sentiers du bien.
Lorsque la sagesse viendra dans ton cœur, et que la science fera les délices de ton âme,
la réflexion veillera sur toi, et l’intelligence te gardera,
pour te délivrer de la voie du mal, de l’homme qui tient des discours pervers,
de ceux qui abandonnent les droits sentiers, afin de marcher dans des chemins ténébreux,
qui se réjouissent de faire le mal, et mettent leur plaisir dans les pires perversités,
dont les sentiers sont tortueux et qui suivent des voies obliques ; —
pour te délivrer de la femme qui est à un autre, de l’étrangère qui use de paroles doucereuses,
qui abandonne le compagnon de sa jeunesse, et oublie l’alliance de son Dieu ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le guide de sa jeunesse ; littéralement de sa puberté ; c’est-à-dire celui qu’elle avait épousé étant à l’âge de puberté, étant encore vierge. Comparer à Jérémie, 3, 4.
car elle penche avec sa maison vers la mort, et sa route conduit aux enfers ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui a oublié l’alliance de son Dieu, la loi de Dieu qu’elle viole. ― Vers les enfers, en hébreu, vers les rephaïm ou habitants du scheôl. Voir Proverbes, 9, 18.
de tous ceux qui vont à elle, nul ne revient, aucun ne retrouve les sentiers de la vie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne reviendront pas au monde supérieur, à la vie tranquille, heureuse et pure.
Ainsi tu marcheras dans la voie des hommes de bien, et tu garderas les sentiers des justes.
Car les hommes droits habiteront la terre et les hommes intègres y demeureront ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les hommes qui sont droits ; selon l’hébreu, les intègres, les parfaits. ― Sur la terre (in terrâ) ; c’est-à-dire dans leur patrie, jouissant d’une sécurité et d’une prospérité durables, comme Moïse l’a promis à ceux qui observeraient les préceptes divins (voir Exode, 20, 12 ; Lévitique, 25, 18 ; 26, 15, etc.), et Jésus-Christ à ceux qui sont doux (voir Matthieu, 5, 4). Mais de cette première idée d’une félicité temporelle et d’une vie paisible dans le monde, l’Ecriture nous élève à une autre terre et à une autre vie, qui ne finira pas, à la terre des vivants, à la félicité éternelle, au ciel.
mais les méchants seront retranchés de la terre, et les infidèles en seront arrachés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 18, 17. ― La sagesse promet ici à ses sectateurs un des biens qui étaient le plus désirés des Hébreux, le bonheur de vivre et de mourir en paix dans sa patrie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si tu caches, etc. ; c’est-à-dire si tu les tiens renfermés dans ton cœur, comme on tient un trésor à l’abri de toute atteinte.