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Proverbes 25

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Voici encore des Proverbes de Salomon, recueillis par les gens d’Ézéchias, roi de Juda.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les hommes d’Ezéchias ; ce sont sans doute les personnages du temps de ce roi, les plus distingués par leur sagesse et leur savoir, tels qu’Isaïe, Eliacin, Joahé, Sobna.

La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ; la gloire des rois, c’est de les examiner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La parole ; c’est-à-dire sa parole, qu’il est de sa gloire de nous cacher sous de voiles mystérieux, tandis qu’il est de la gloire des rois d’étudier cette même parole divine (investigare sermonem), et de rechercher à la bien connaître, pour en faire la règle de leur conduite.

Le ciel dans sa hauteur, la terre dans sa profondeur, et le cœur des rois sont impénétrables.

Ôte les scories de l’argent, et il en sortira un vase pour le fondeur.

Ôte le méchant de devant le roi, et son trône s’affermira dans la justice.

Ne prends pas des airs superbes devant le roi, et ne te mets pas à la place des grands ;

car il vaut mieux qu’on te dise : « Monte ici », que si l’on t’humilie devant le prince que tes yeux ont vu.

Ne pars pas trop vite en contestation, de peur qu’à la fin tu ne saches que faire.

Lorsque ton prochain t’aura outragé, défends ta cause contre ton prochain, mais ne révèle pas le secret d’un autre,

de peur que celui qui l’apprendra ne te couvre de honte, et que ton ignominie ne s’efface pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La faveur… répréhensible. Ce passage, qui manque dans l’hébreu, se trouve dans les Septante, mais avec quelques différences.

Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent, ainsi est une parole dite à propos.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des pommes d’or, etc. Ces pommes, fixées sur les colonnes du lit, ou suspendues, ou attachées au lit même, étaient un ornement aussi beau que précieux.

Comme un anneau d’or et un ornement d’or fin, ainsi est le sage qui reprend une oreille docile.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est un pendant d’oreille, etc. ; comparaison analogue à la précédente, et que l’on retrouve fréquemment dans les auteurs arabes.

Comme la fraîcheur de la neige au temps de la moisson, ainsi est le messager fidèle pour ceux qui l’envoient ; il réjouit l’âme de son maître.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La fraîcheur de la neige. A l’époque de la moisson, c’est-à-dire vers le mois de juin et de juillet, les chaleurs étant très grandes dans la Judée, les Hébreux se servaient de neige pour rafraîchir les boissons. Le Liban leur en fournissait en abondance. Le même usage existait chez les Grecs et les Latins.

Des nuages et du vent sans pluie, tel est l’homme qui se glorifie de présents mensongers.

Par la patience le juge se laisse persuader, et une langue douce peut briser des os. Autre forme de discrétion (xxv, 16, 17).

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 15, 1. ― La dureté ; hébraïsme, pour ce qu’il y a de plus dur.

Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, de peur que, rassasié, tu ne le vomisses.

Mets rarement le pied dans la maison de ton prochain, de peur que, fatigué de toi, il ne te haïsse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Eloigne, etc. ; ne fréquente pas trop la maison. ― De ton prochain ; suivant l’hébreu et les Septante, de ton ami.

Une massue, une épée et une flèche aiguë, tel est l’homme qui porte un faux témoignage contre son prochain.

Une dent cassée et un pied qui glisse, c’est la confiance qu’inspire un perfide au jour du malheur.

Oter son manteau un jour de froid, répandre du vinaigre sur du nitre, ainsi fait celui qui dit des chansons à un cœur affligé. Noble vengeance (xxv, 21, 22).

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il met du vinaigre dans, etc. ; littéralement : Du vinaigre dans, etc. ― A un cœur très mauvais (cordi pessimo) ; le terme hébreu signifie aussi malade, affligé ; et c’est dans ce sens que les Septante l’ont rendu. Quant à l’ensemble du verset, les uns l’expliquent ainsi : De même que le vinaigre mêlé avec le nitre dissout le sel et augmente sa force détersive, en ôtant davantage les taches du visage, etc., de même aussi le chant des cantiques dissipe le chagrin et la mélancolie d’un cœur triste ; les autres, au contraire, l’interprètent de cette manière : De même que le vinaigre, quand on le mêle avec le nitre, altère sa vertu d’enlever les taches, de même aussi le chant des cantiques, loin de calmer les douleurs d’un cœur affligé, ne fait que l’aigrir et l’augmenter. Les comparaisons précédentes, dont celle-ci paraît être une suite, donnent beaucoup de poids à cette dernière interprétation. ― Comme la teigne… cœur. Ce passage est dans les Septante, mais non pas dans l’hébreu. ― Dans le nitre. Le nitre servait de savon aux anciens. « On lave les vêtements, dit Aristote, avec de l’eau et du nitre. Mais si l’on verse du vinaigre sur le nitre, il se fond et est perdu. » Il exhale de plus une mauvaise odeur.

Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; s’il a soif, donne-lui de l’eau à boire ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 12, 20.

car tu amasses ainsi des charbons sur sa tête, et Yahweh te récompensera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car tu amasseras, etc. Voir, sur le sens de ce verset, cité par saint Paul, Romains, 12, 20.

Le vent du nord enfante la pluie, et la langue qui médit en secret, un visage irrité.

Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, que de rester avec une femme querelleuse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mieux vaut, etc. Voir Proverbes, 21, 9.

De l’eau fraîche pour une personne altérée, telle est une bonne nouvelle venant d’une terre lointaine.

Une fontaine troublée et une source corrompue, tel est le juste qui chancelle devant le méchant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une source ; littéralement veine (vena). Comparer à Proverbes, 5, 18.

Il n’est pas bon de manger beaucoup de miel ; ainsi celui qui veut sonder la majesté divine sera accablé par sa gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 3, 22. ― Comme manger, etc. Le miel est agréable au goût, mais celui qui en mange trop s’en trouve mal. Pareillement, il est très agréable de se livrer à l’étude des choses divines, mais il n’est pas permis à notre intelligence bornée de vouloir, par curiosité et par présomption, scruter la majesté du Très-Haut. Si nous avons la témérité de le faire, nous serons éblouis par l’éclat même de cette majesté, accablés du poids de sa gloire, et nous nous perdrons dans les profondeurs de ses secrets.

Une ville forcée qui n’a plus de murailles, tel est l’homme qui ne peut se contenir.