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Proverbes 6

Écouter Proverbes en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Mon fils, si tu t’es rendu caution pour ton ami, si tu t’es engagé pour un étranger,

si tu es lié par les paroles de ta bouche, si tu es pris par les paroles de ta bouche,

fais donc ceci, mon ami : dégage-toi ! Puisque tu es tombé aux mains de ton prochain, va, prosterne-toi et presse-le vivement !

Ne donne ni sommeil à tes yeux, ni assoupissement à tes paupières ;

dégage-toi, comme la gazelle de la main du chasseur, comme l’oiseau de la main de l’oiseleur.

Commentaire (versets 1 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Il ne faut pas engager témérairement sa parole en se portant caution. De la main. Toutes les versions anciennes autres que la Vulgate traduisent : Des filets, au lieu de la main.

Va vers la fourmi ô paresseux ; considère ses voies et deviens sage.

Elle qui n’a ni chef, ni inspecteur de travaux, ni souverain,

elle amasse en été de quoi manger, elle recueille pendant la moisson sa nourriture.

Commentaire (versets 6 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 6 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ce que le Sage dit de la fourmi, voir Proverbes, 6, 6-8 et 30, 25, a donné lieu à des objections. D’après les Proverbes, les fourmis font des provisions au temps de la moisson. C’est ce qu’on a cru, en effet, partout jusqu’au siècle dernier, et ce que nous lisons dans les fables de La Fontaine ; mais, dit-on, en réalité, la fourmi est carnivore ; elle vit d’insectes et de pucerons, qu’elle élève pour les traire et se nourrir de leur lait ; en fait de matières non animales, elle n’aime que celles qui sont sucrées. Pendant l’hiver, en Occident, elle ne mange pas ; elle s’engourdit, et se réveille au même degré de température que les pucerons dont elle se nourrit. ― De tout cela, on ne peut rien conclure contre l’inspiration de l’auteur sacré. Salomon propose surtout, et à bon droit, les fourmis comme un modèle d’activité. « On a célébré avec raison, dit Latreille, la prévoyance de ces insectes et leur amour insatiable pour leur travail. » Quant à leur approvisionnements, un savant naturaliste anglais, sir John Lubbock, l’un des derniers qui aient étudié leurs mœurs, dit à leur sujet : « Nos fourmis anglaises ne font pas de provisions pour l’hiver ; leur genre de nourriture ne le permet pas ; mais quelques espèces des pays méridionaux font des amas de grain, quelquefois en quantité considérable. » Le Dr Lortet dit expressément que les fourmis de Syrie ramassent dans leurs greniers « une quantité de blé souvent très considérable. » ― Et il ajoute : « Des milliers de travailleurs sont activement occupés à chercher des grains de blés tombés sur le sol et à les rentrer dans leurs vastes greniers souterrains. Les greniers de ces fourmilières, très vastes, très profonds, forment plusieurs étages réunis par des galeries superposées les unes aux autres… Lorsque la moisson n’est pas abondante, les fellahs ont toujours la précaution d’aller reprendre à ces laborieux insectes les provisions qu’ils ont faites pour la saison d’hiver. »

Jusques à quand, ô paresseux, seras-tu couché, quand te lèveras-tu de ton sommeil ?

« Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains sur son lit. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 24, 33. ― Tu dormiras, etc. C’est une imitation des gestes d’un paresseux, ou une concession, en sorte que le sens soit : Dors donc, etc. ; ou bien enfin, c’est une prosopopée du paresseux qui dit, lorsqu’on l’éveille : Laissez-moi dormir encore un peu, etc. ― Ce tableau de la paresse du dormeur est complet dans sa brièveté : il y a une gradation bien marquée : au sommeil succède l’assoupissement ; puis, avant de se décider à se lever, le paresseux étire longtemps les bras.

Et ta pauvreté viendra comme un voyageur, et ta disette comme un homme en armes !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un coureur de chemins (viator), qui tombe inopinément sur les passants. Comparer à Proverbes, 24, 34. ― Un homme armé ; auquel on ne peut résister.

Un homme pervers, un homme inique, marche la perversité dans la bouche ;

il cligne les yeux, gratte du pied, fait des signes avec les doigts.

La perversité est dans son cœur, il médite le mal en tout temps, il suscite des querelles.

Aussi sa ruine viendra subitement ; il sera brisé tout d’un coup et sans remède.

Commentaire (versets 12 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 12 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Contre la fourberie.

Il y a six choses que hait Yahweh, il y en a sept qu’il a en horreur :

les yeux altiers, la langue menteuse, les mains qui font couler le sang innocent,

le cœur qui médite des projets coupables, les pieds empressés à courir au mal,

le faux témoin qui profère des mensonges, et celui qui sème la discorde entre frères.

Commentaire (versets 16 à 19) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 16 à 19 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les sept vices que Dieu déteste.

Mon fils, garde le précepte de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Conserve, mon fils. Commencement de la troisième subdivision de la première partie qui s’étend jusqu’au chapitre 9 inclusivement. Le discours du Sage croît graduellement en force et en grandeur, et il s’élève jusqu’à la plus haute poésie pour faire l’éloge de la sagesse incréée.

Lie-les constamment sur ton cœur, attache-les à ton cou.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lie-les ; allusion à ce que dit Moïse dans Deutéronome, 6, 6-8. Comparer à Proverbes, 7, 3.

Il te dirigera dans ta marche, il te gardera dans ton sommeil ; à ton réveil, il conversera avec toi.

Car le précepte est une lampe, et la loi une lumière, et les avertissements qui instruisent sont le chemin de la vie.

Ils te préserveront de la femme perverse, de la langue doucereuse de l’étrangère.

Ne convoite pas sa beauté dans ton cœur, et qu’elle ne te séduise pas par ses paupières.

Car pour la courtisane on se réduit à un morceau de pain, et la femme mariée prend au piège une vie précieuse.

Se peut-il qu’un homme mette du feu dans son sein, sans que ses vêtements s’enflamment ?

Ou bien un homme marchera-t-il sur des charbons ardents sans que ses pieds soient brûlés ?

Ainsi en est-il de celui qui va vers la femme de son prochain : quiconque la touche ne saurait rester impuni.

On ne méprise pas un voleur qui dérobe pour satisfaire sa faim, quand il n’a rien à manger :

surpris, il rend sept fois autant, il donne tout ce qu’il a dans sa maison.

Mais celui qui corrompt une femme est dépourvu de sens ; il se perd lui-même, celui qui agit de la sorte ;

il ne recueille que plaie et ignominie, et son opprobre ne s’effacera pas.

Car la jalousie excite la fureur de l’homme outragé ; il est sans pitié au jour de la vengeance ;

il n’a égard à aucune rançon ; il n’en veut pas, quand même tu multiplierais les présents.

Commentaire (versets 24 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 24 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Sur la chasteté. Après une exhortation générale à suivre ses avis paternels (versets 20 à 23), le Sage exhorte à fuir l’impureté (versets 24 à 35).