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Proverbes 30

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Paroles d’Agur, fils de Jaké ; sentence. Cet homme a dit : Je me suis fatigué pour connaître Dieu, pour connaître Dieu, et je suis à bout de forces.

Car je suis plus stupide que personne, et je n’ai pas l’intelligence d’un homme.

Je n’ai pas appris la sagesse, et je ne connais pas la science du Saint.

Qui monte au ciel et qui en descend ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a lié les eaux dans son vêtement ? Qui a affermi toutes les extrémités de la terre ? Quel est son nom et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ?

Toute parole de Dieu est éprouvée par le feu ; il est un bouclier pour ceux qui se réfugient auprès de lui.

N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur.

Je te demande deux choses, ne me les refuse pas avant que je meure :

Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère ; ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m’est nécessaire :

de peur que, rassasié, je ne te renie et ne dise : « Qui est Yahweh ? »; et que, devenu pauvre, je ne dérobe, et n’outrage le nom de mon Dieu.

Ne calomnie pas un serviteur auprès de son maître, de peur qu’il ne te maudisse et que tu n’en portes la peine.

Il est une race qui maudit son père, et qui ne bénit pas sa mère.

Il est une race qui est pure à ses propres yeux, et qui n’est pas lavée de sa souillure.

Il est une race — combien ses regards sont altiers, et ses paupières élevées !

Il est une race dont les dents sont des glaives, et les molaires des couteaux, pour dévorer les malheureux de dessus la terre, et les indigents parmi les hommes.

La sangsue a deux filles : Donne ! donne ! Trois choses sont insatiables, quatre ne disent jamais : Assez :

le schéol, le sein stérile, la terre qui n’est pas rassasiée d’eau et le feu qui ne dit jamais : Assez !

L’œil qui se moque d’un père, et qui dédaigne l’obéissance envers une mère, les corbeaux du torrent le perceront, et les petits de l’aigle le dévoreront.

Il y a trois choses qui me dépassent, et même quatre que je ne comprends pas :

la trace de l’aigle dans les cieux, la trace du serpent sur le rocher, la trace du navire au milieu de la mer, et la trace de l’homme chez la jeune fille.

Telle est la voie de la femme adultère : elle mange et, s’essuyant la bouche, elle dit : « Je n’ai pas fait de mal. »

Sous trois choses la terre tremble, et sous quatre, qu’elle ne peut supporter :

sous un esclave lorsqu’il vient à régner, et un insensé lorsqu’il est rassasié de pain,

sous une femme dédaignée lorsqu’elle se marie, et sous une servante lorsqu’elle hérite de sa maîtresse.

Il y a sur la terre quatre animaux bien petits, et qui sont cependant très sages :

Les fourmis, peuple sans force, préparent en été leur nourriture ;

les damans, peuple sans puissance, placent leur gîte dans les rochers ;

les sauterelles n’ont pas de roi, et elles sortent toutes par bandes ;

tu peux prendre le lézard avec la main, et il se trouve dans le palais des rois.

Il y en a trois qui ont une belle allure, et quatre qui ont une belle démarche :

le lion, le plus brave des animaux, ne reculant devant aucun adversaire ;

l’animal aux reins agiles, ou le bouc, et le roi, à qui personne ne résiste.

Si tu es assez fou pour te laisser emporter par l’orgueil, et si tu en as la pensée, mets la main sur ta bouche,

car la pression du lait produit du beurre, la pression du nez produit du sang, et la pression de la colère produit la querelle.

Commentaire (versets 1 à 33) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 33 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le livre des Proverbes se termine par trois appendices (chapitres 30 et 31), contenant les proverbes d’Agur, de Lamuel et l’éloge de la femme forte. Les paroles d’Agur sont une collection de sentences, en partie exprimées simplement, en partie enveloppées sous une forme énigmatique. D’après saint Jérôme et la plupart des commentateurs juifs et catholiques, Agur est un nom symbolique, signifiant collectionneur et pris par Salomon comme celui de Qohéleth ou Ecclésiaste, voir Ecclésiaste, 1, 1. D’après un grand nombre de critiques modernes, Agur était un sage hébreu, de Massa, qui avait pour élèves Ithiel et Ukal, à qui il s’adresse, voir Proverbes, 30, 1-6. Le texte du verset 1 du chapitre 30 est traduit par la Vulgate, en rendant les noms propres par des noms communs. L’hébreu porte : « Paroles d’Agur (celui qui assemble), fils de Yaqê (de celui qui répand les vérités) ; poème que cet homme (Agur) adressa à Ithiel et à Ukal. » Ce passage est, du reste, obscur et diversement interprété. Plusieurs prennent pour un nom de lieu le mot massâh, que saint Jérôme traduit par vision. Dans le reste du chapitre, versets 7 à 33, Agur parle à tout le monde en général. Du beurre (butyrum) ; c’est le mot de la Vulgate ; mais nous devons faire observer qu’il s’agit tout au plus de crème faite avec du lait de vache ; car le beurre proprement dit n’était employé chez les anciens Hébreux, de même encore aujourd’hui chez les Orientaux, que comme médicament. Ajoutons que le terme hébreu traduit par beurre signifie généralement du lait de vache, c’est-à-dire du lait moins gras que celui de brebis et de chèvre, et qu’ici il désigne du lait clairet, petit lait ; en sorte que le sens de ce verset, selon le texte original, est : La pression du lait épais fait sortir un lait clair ; c’est-à-dire en pressant un lait gras, épais, on n’en fait couler du lait clairet, du petit lait. On peut voir les preuves de cette interprétation dans notre Pentateuque avec une traduction française, etc., cf. la Genèse.