Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Jean 7
Écouter
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Après cela, Jésus parcourut la Galilée, ne voulant pas aller en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.
Or, la fête des Juifs, celle des Tabernacles, était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Partez d’ici, et allez en Judée, afin que vos disciples aussi voient les œuvres que vous faites ;
car personne ne fait une chose en secret, lorsqu’il désire qu’elle paraisse. Si vous faites ces choses, montrez-vous au monde. »
Car ses frères mêmes ne croyaient pas en lui.
Jésus leur dit : « Mon temps n’est pas encore venu ; mais votre temps à vous est toujours prêt.
Le monde ne saurait vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui ce témoignage, que ses œuvres sont mauvaises.
Montez, vous, à cette fête ; pour moi, je n’y vais point, parce que mon temps n’est pas encore venu. »
Après avoir dit cela, il resta en Galilée.
Mais lorsque ses frères furent partis, lui-même monta aussi à la fête, non publiquement, mais en secret.
Les Juifs donc le cherchaient durant la fête, et disaient : « Où est-il ? »
Et il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. — Non, disaient les autres, il trompe le peuple. »
Cependant personne ne s’exprimait librement sur son compte, par crainte des Juifs.
On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au temple, et il se mit à enseigner.
Les Juifs étonnés disaient : « Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point fréquenté les écoles ? »
Jésus leur répondit : « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.
Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de moi-même.
Celui qui parle de soi-même, cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, est véridique, et il n’y a point en lui d’imposture.
Est-ce que Moïse ne vous a point donné la Loi ? Et nul de vous n’accomplit la loi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 24, 3.
Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule répondit : « Vous êtes possédé du démon ; qui est-ce qui cherche à vous faire mourir ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 5, 18.
Jésus leur dit : « J’ai fait une seule œuvre, et vous voilà tous hors de vous-mêmes ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jésus parle ici de la guérison qu’il avait opérée sur le paralytique de la piscine un jour de sabbat. Voir Jean, 5, verset 9 et suivants.
Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle vienne de Moïse, mais des Patriarches), et vous la pratiquez le jour du sabbat.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 12, 3 ; Genèse, 17, 10.
Que si, pour ne pas violer la loi de Moïse, on circoncit le jour du sabbat, comment vous indignez-vous contre moi, parce que, le jour du sabbat, j’ai guéri un homme dans tout son corps ?
Ne jugez point sur l’apparence, mais jugez selon la justice. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 1, 16.
Alors quelques habitants de Jérusalem dirent : « N’est-ce pas là celui qu’ils cherchent à faire mourir ?
Et le voilà qui parle publiquement sans qu’on lui dise rien. Est-ce que vraiment les chefs du peuple auraient reconnu qu’il est le Christ ?
Celui-ci, néanmoins, nous savons d’où il est ; mais quand le Christ viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, enseignant dans le temple, dit donc à haute voix : « Vous me connaissez et vous savez d’où je suis !… et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu : mais celui qui m’a envoyé est vrai : vous ne le connaissez point ;
moi, je le connais, parce que je suis de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
Ils cherchèrent donc à le saisir ; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
Mais beaucoup, parmi le peuple, crurent en lui, et ils disaient : « Quand le Christ viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci ? »
Les Pharisiens entendirent la foule murmurant ces choses au sujet de Jésus ; alors les Princes des prêtres et les Pharisiens envoyèrent des satellites pour l’arrêter.
Jésus dit : « Je suis encore avec vous un peu de temps, puis je m’en vais à celui qui m’a envoyé.
Vous me chercherez, et vous ne me trouverez point, et où je suis vous ne pouvez venir. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 13, 33.
Sur quoi les Juifs se dirent entre eux : « Où donc ira-t-il, que nous ne le trouverons point ? Ira-t-il vers ceux qui sont dispersés parmi les Gentils, et ira-t-il les instruire ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Chez les nations dispersées. Le texte porte littéralement : dans la dispersion des gentils, ce qui chez les Juifs signifiait les Israélites dispersés et vivants au milieu des païens. C’est le sens qu’a ici cette locution. Plus tard les Apôtres appliquaient cette dénomination aux chrétiens ou Juifs convertis dispersés au milieu des Gentils, voir Jacques, 1, 1 ; 1 Pierre, 1, 1.
Que signifie cette parole qu’il a dite : Vous me chercherez et vous ne me trouverez point, et où je suis, vous ne pouvez venir ? »
Le dernier jour de la fête, qui en est le jour le plus solennel, Jésus debout, dit à haute voix : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 23, 27. ― Le dernier jour de la fête des Tabernacles, un lévite allait puiser de l’eau à Siloé (voir sur cette fontaine Jean, 9, 7) dans une urne d’or et on versait cette eau, dans le temple, sur la victime du sacrifice, en mémoire du miracle de Moïse faisant jaillir l’eau du rocher au Sinaï. C’est sans doute à cet usage, à cette eau et à cette fontaine que fait allusion le Sauveur, quand il dit : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive.
Celui qui croit en moi, de son sein, comme dit l’Écriture, couleront des fleuves d’eau vive. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 44, 3 ; 58, 11 ; Joël, 2, 28 ; Actes des Apôtres, 2, 17.
Il disait cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
Parmi la foule, quelques-uns, qui avaient entendu ces paroles, disaient : « C’est vraiment le prophète. »
D’autres : « C’est le Christ. — Mais, disaient les autres, est-ce de la Galilée que doit venir le Christ ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la race de David, et du bourg de Bethléem, où était David, que le Christ doit venir ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Michée, 5, 2 ; Matthieu, 2, 6. ― Où était David ; c’est-à-dire où avait habité David.
C’est ainsi que le peuple était partagé à son sujet.
Quelques-uns voulaient l’arrêter ; mais personne ne mit la main sur lui.
Les satellites étant donc revenus vers les Pontifes et les Pharisiens, ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les archers. Le texte porte les serviteurs.
Les satellites répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. »
Les Pharisiens leur répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissés séduire ?
Y a-t-il quelqu’un parmi les Princes du peuple qui ait cru en lui ? Y en a-t-il parmi les Pharisiens ?
Mais cette populace qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’eux, celui qui était venu de nuit à Jésus, leur dit :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 3, 2. ― Nicodème. Voir plus haut, Jean, 3, 1.
« Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu’on l’ait d’abord entendu, et sans qu’on sache ce qu’il a fait ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 17, 8 ; 19, 15.
Ils lui répondirent : « Toi aussi, es-tu Galiléen ? Examine avec soin les Écritures, et tu verras qu’il ne sort point de prophète de la Galilée. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et tu verras ; littéralement et vois ; ce qui est un pur hébraïsme.
Et ils s’en retournèrent chacun dans sa maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 23, 34. ― La Scénopégie : c’est-à-dire la fête des Tabernacles. ― La fête des Tabernacles se célébrait tous les ans en mémoire du temps que les Hébreux, après avoir quitté l’Egypte, avaient vécu sous la tente dans le désert du Sinaï, voir Lévitique, 23, 40, et aussi pour remercier Dieu de la moisson et de la vendange, voir Deutéronome, 16, 13. Elle commençait le 15 du mois de Tischri (fin septembre) et durait sept jours. Pendant la semaine de la fête, les Juifs habitaient dans des tentes de feuillage, construites sur les toits plats des maisons ou dans les cours ou sur les places publiques, et c’est de là que venait le nom de Scénopégie.